‹ Les amours d'un poète; documents inédits sur Victor HugoChapitre 82 sur 131 · I. Tous ces passages sont inédits · texte numérisé non relu

I. Tous ces passages sont inédits

formidable de la mer qui monte. Un râle affreux se déchirait sur les galets qui roulaient éperdus sous la blanche salive de l'Océan. Chaque flot jetait à son tour sous nos pieds son cri désespéré. Un rugissement sourd et profond emplissait au loin toute la mer., comme si Ion eût entendu bondir et hurler une foule de monstres cachés dans Vombre de f Océan et soulever les vagues avec leurs dos énormes.

ha mer continuait de monter furieusement vers la falaise. Du côté opposé du ciel la lune dans son plein ^ calme et sinistre., montait aussi en silence et la regardait fixement.

C'était un de ces jours de chaleur 7?iorne et accablante ou le ciel bleu au zénith est gris à r horizon., oii la mer plombée et calme a cet éclat particulier d'un toit d'ardoise au soleil.

Deux vers isoles, qui renferment une belle imaoe, sont perdus dans ces notes de prose :

Le fleuve se j-ecowbe à nos pieds dans la plaine Comme un grand fer forgé pour un cheval géant^ .

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