‹ Les amours d'un poète (volume 2)Chapitre 35 sur 74 · Inéd · texte numérisé non relu

Inéd

LES AMOURS d'un POÈTE ig3

sort rue du Paradis. Oh! cette rue est bien nommée, ma Juliette ! Le ciel est pour nous dans cette rue, dans cette maison, dans cette chambre, dans ce lit. C est une vie nouvelle que nous commençons. Commençons-la avec notre ancien amour. Quil ny ait rien de changé qu autour de nous. Quen nous tout soit comme par le passé, tendre, bon, sympathique, dévoué et amoureux ! Je veux toujours la même vie avec toi, seulement avec moins de pleurs dans tes yeux et plus de sourires sur ta bouche. Cette bouche, je la baise. Sais-tu à quoi est bon le baiser? A essuyer les larmes et à faire naître le sourire. Souris-moi1.

Ce carnet contient, avant même qu'on arrive aux pages non abordées et blanches, deux intervalles de silence : l'un du 9 au 19 juillet, l'autre du 19 juillet au 9 août. Ces deux silences n'ont pas la même cause : le premier est dû à un accident survenu à Victor Hugo; le second marque le point culminant des scènes tragiques qui trouvèrent à Brest leur dénouement.

Je ne saurais dire le genre d'accident dont

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