LE MARQUIS DE B., LA MARQUISE
FAUBLAS. UN DOMESTIQUE, puis
ROSAMBERT.
Le domestique annonce M. Rosambcrt.
— «Allez le recevoir, » dit A son mari la marquise que cette visite met au supplice; mais Rosambcrt parait. Après les saluts d’usage, celui-ci observe malignement qu'il gène peut-être. — » Du tout ! » répond le marquis de B. — « Comment ces dames ont-elles passé la nuit ? » demande Rosambert. — « Parfaitement , * réplique le marquis. — « Ali ! ma petite pa- » rente s’ep est allée du bal sans moi !
» elles’cst esquivée fort adroitement. Elle » a une pétulance, une vivacité dans le » caractère! 11 est vrai que madame l’a » un peu aidée. . . » Le marquis l’interrompt: — « T’cs-tu amusé celle nuit ? — » Pas précisément , et cependant il m’est » arrivé la plus drôle d’aventure! Il faut » que je vous en fasse part. Écoutez : - — » C’est inutile, monsieur, dit la marquise.
» Je me sens indisposée. . . — Si madame » voulait se servir de ces sels- ? » répond Rosambcrt en présentant un flacon à la marquise: « ils sont souverains. — Merci, » monsieur, l'impertinent 1 — Je couli- » nue. . . » En ce moment on annonce le déjcùner : le marquis invite ces dames A passer dans la salle A manger; mais la marquise fait observer que sa jeune amie est forcée de s'en aller. Elle a un père très sévère, qui doit être inquiet déjà et qui se ficherait. Elle sonne etebarge Justine de reconduire la jeune personne. — « Allons , cher enfant , » dit en riant Rosambcrt A Fatiblas , « je sois peut-être » cause de votre départ ; mais vous ne » m’en voudrez pas 7 » Il offre sa main A la marquise qui n’ose la refuser. En passant auprès de Faubla.s, elle lui dit tout bas : « J’irai vous voir. » Pendant qu’elle s’éloigne avec Rosambcrt , le marquis les suit en faisant des signes d'adieu A la prétendue demoiselle: puis il lui montre sa poche : — « Vous avez ma lettre I . . . li- » sez-la, mon ange! adieu! .. . et il lu» envoie un baiser.
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