SCÈNE VIL
FAUBLAS, la MARQUISE, JUSTINE.
— « Vous ici, dit la marquise. — Cela
* vous étonne madame ? je le conçois ; » mais je ne suis pas sorti. — Et où étiex-
* vous? — Là, madame., là., derrière ce » canapé. Vous ne vous en doutiez point, » n’est-ce pas ? Perfide ! C’est ainsi que » vous m’aimez! que vous pensez à moi!
» Je pars. . je ne veux rien entendre. — » Justine ! fermez la petite porte, et pre- » nez-en la clef. » Justine obéit et sort par le fond. — « Vous m’écoulerez , mon- » sieur . continue madame de B.: si j’ai » paru vous oublier, c’est que le marquis » tenait un médaillon que je voulais » avoir. Le voici. Il renferme un por- » trait de femme. Qu’elle est-elle?— Une « jeune personne que j’aime , que je dois x épouser , c’est vrai , madame. — \ous !
» vous l’aimez!, mon Dieu! que je suis
* malheureuse!* El!e pleure abondamment.
Faublas est touché de son désespoir ; il revient à elle ; il veut la consoler. Madame de B. pardonne, mais elle refuse de rendre le portrait. Justine répara» alors , précédant à peine madame de Lignolle qui entre vivement. La marquise n’a que le temps d’essuyer ses yeux : Faublas essaye de paraître calme.