‹ Les amours de Faublas balletpantomime en trois actes et quatre tableaux de MM.... et Leon (volume 2)Chapitre 19 sur 33 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

La marquise de B. , FAUBLAS , madame de LIGNOLLE.

« Eh! bonjour, ma toute belle! » dit madame de Lignolle à la marquise en entrant. Elle reconnaît la petite demoiselle qu'elle a vu au bal. — « Comme x vous avez toutes deux l’air triste ! que x vous est-il donc arrivé ? — Je me suis

* trouvée indisposée.— Vous vous serrea » peut-être trop. .. . En effet!... c’est

* cela qui vous rend malade. . Moi , je » ne pourrais supporter d’être ainsi à la x gêne: je suis toujours à mon aise..

« tenez!» dit-elle à Faublas en lui faisant

U» AMODIA DI VitUAS.

toucher la taille de sa robe. » Voyez! » la marquise a un mouvement d’humeur. —

» Voua ne savez pas ce qui vient de m’ar- » river? continue madame de Lignolle.

» Mon mari s’est avisé de vouloir con- » doire,et tout-à-l’heure, il nous a à peu- » prés versés sous vos croisées. Vous per- » mettez que je rarrange un peu ma > toilette? "Madame de Lignolle se place devant une glace, rajustant sa coiffure , s'impatientant, ôtant son mantelet, défesant ses agraffes. — • Prenez garde! » lui dit la marquise. — Trois femmes! il n’y » a pas d’inconvénient. — C’est que., cette

* petite demoiselle est fort dévoie et.. — » Vraiment? Rassurez-vous, ma mignon- » ne. » La marquise est au supplice, car madame de Lignolle accable Faublas d’amitiés. Elle ne sait comment l’empêcher ; elle se place entre eux. On entend du bruit. — » Grand Dieu! mon père!. * s'écrie Faublas , qui a remonté le théâtre. — « Nous sommes perdus, » dit la marquise avec le plus grand effroi. —

* Comment? Pourquoi donc? » demande madame de Lignolle étonnée. — « Ah!

* c’est que mon père est d’une excessive

* sévérité, répond vivement Faublas.. il » ne sait pas que j’ai été au bal; il est » capable de me battre s’il me trouve » ici.. — Pas possible? quelle horreur ! » Il faut vous sauver. — Par où ? La pe- » tite porte est fermée ! Justine a empor- » té la clef. — Comment faire? cachez- » vous... Derrière ce canapé .. . — Là?.

» non ! je ne m’y mets plus . — Eh 1 bien!

« ici... dans cette armoire... Vite!»

Faublas s’y jette à la hâte : seulement son entrée précipitée a fait tomber tous les flacons qui y sont renfermés. Ils se brisent avec fracas. Madame de 6., est dans la plus grande agitation; madame de Lignolle enchantée du tour qu’on va jouer au père, quand tout le monde entre.

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