SCÈNE IX
Madame de LIGNOLLE, FAUBLAS en jeune paysan.
Faublas arrive enfin. « C’est vous ! lui » dit madame de Lignolle, et avec des » habits d'homme! mais vous avez perdu » la tête. Que pensera-t-on en vous voyant » ainsi? quelle imprudence! — Ton mari » n’est pas ici , et ma foi mon costume de » femme commençait b me gêner. — Mais » si M. de Lignolle revenait?... — Bah!
* il est si occupé de ses charades, qu'il » ne s’apercevrait seulement pas de mon » travestissement. » Cependant, madame de Lignolle a des remords : elle se sent coupable. Elle a tout oublié pour Faublas; et s’il la quittait un jour , elle en mour-
, rait... Les sermens du chevalier la rassurent. — » Vois, lui dit-il, ces deux noms » que je trace avec la pointe de mon cou-
• teau sur cet arbre; ils sont à jamais » unis comme nos cœurs , comme nos » existences. — Eh bien donc ! dit ma- » dame de Lignolle. en se jetant au cou > de Faublas, viennent tous les malheurs,
» je les braverai tous maintenant , car x aucun ne pourra m’atteindre. • Tous deux ont gagné l’entrée de la grotte. Au moment où ils s’asseoient, M. de Lignolle parait dans le jardin. Il est toujours occupé de ses charades; et tout en rêvant, en cherchant, il se dirige vers la grotte où il trouve d’ordinaire ses inspirations.
A l’aspect de sa femme et de Faublas eu
garçon, il recule fort étonné. Ceux-ci se sont levés b temps.
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