‹ Les amours de Faublas balletpantomime en trois actes et quatre tableaux de MM.... et LeonChapitre 8 sur 9 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

Les PRÉcÉDEns, le Marquis de B.

Quand les danses ont cessé, on entend tout-à-coup un grand bruit, des éclats de rire prolongés j et on voit arriver au milieu de la foute, qui se presse autour de lui , un masque habillé en fleuve, et portant au dos un écriteau sur lequel on lit ; M. le mardis de B. a une bosse au front.

Le marquis ( car c’est lui ) ne comprend rien à ce qni lui arrive. Tout le monde le reconnaît, on le tiraille en tous sens; il ne sait auquel entendre : il en perd la tète. Cependant la marquise , masquée , s’est glissée parmi la foule; elle a arraché l’écriteau. Le marquis, poursuivi par tous les masques, parvient enfin à leur échapper. Il se trouve nez à nez avec Kaublas :

« Eh ! c’est vous, ma toute belle! lui dit- • il. Vous ici? seule? qu'avez-vous fait de » Rosambert? — Il est par là... dans le » bal. — Et il vous lais.se ainsi ? c’est bien » imprudent! car enfin, avec d'aussi jolis » yeux , une tournure si gracieuse. . . il

» pourrait se trouver des gens... » Ici le marquis, tout-à-fait revenu à son Ion de galanterie habituel . commence une déclaration à laquelle Kaublas ne peut échapper. Il se jette à genoux; sa femme, qui l’observait , le surprend d.ans celte position. Elle est démasquée. — « Ma femme!

» s'écrie 1^ marquis de B., qui croit :è- » ver. — A merveille, monsieur!... Pen- » dant que vous me croyez ciulormie ,

» c’est ainsi que vous vous conduisez!...

a Je me doutais de pareils tours. Je vous » ai suivi. J’ai voulu vous surprendre.

'■ C’est bien!... — Oh!oh! dit le marquis,

• en css.ayant de sourire pour se donner

• de l'aplomb. — Celte petite demoiselle,

» continue madame de lî., que me dira- » t-ellc ? Eh! mais ! je la connais • c’est » la parente de M. llosamliert. Ki! mun- » sieur, n’avez-vous pas de honte de cher- » cher à séduire une jeune personne de » cet âge? C’est infâme! Remettez-vous,

« mon enfant. Je vous prends sous ma » garde , je réponds de vous. Voici mon » bras , partons. Ma voilure est en bas,

» C’est chez moi que je vous offre un » asyle. Chez moi, dit-elle, en se retour- » nant vers son mari ; entendez-vous , s moii.sieur? Nous verrons si , sous mes » yeux , vous oserez abuser de son inno- » cence. — Mais, madame .... dit le mar- » quis en les suivant... — Mais, monsieur,

X je vous défends de nous suivre. Restez « au bal , puisque vous y êtes si bien . . .

X — L'n mot... — Laissez-moi, je ne veux

» rien entendre » Elle sort avec

l’aublas.

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