LE JUGEMENT DES AMIS
„ — El) ! bien, fit Jacques lorsque je-rentrai, que dit il?
— 11 dit que dans un mois, avec du calme et des bons soins, tu seras guéri.
— Pas comme il le comprend, à coup sûr ; guéri de souffrir, à la bonne heure 1 Je connais mon mal; c'est celui dont est mort mon père : affaiblissement et amaigrissement progressifs, tristesse, rêvasserie, chaleur insupportable à la peau, et puis enfin la toux; je sais ce que c'est; tous les médecins du monde n'y pourront rien^
., Comme je faisais un signe, il continua :
— La mort ne m'effraye pas; au contraire, elle est men espérance et ma consolation. Que pourrais-je faire maintenant? De longues années de vie devant moi me rempliraient de crainte; trois, cinq, six mois me donnent, la
LES AMOtJRS DE JACQUES. 301
force et la résignation : c'est juste ce qu'il me faut de temps pour bien mourir. J'ai réfléchi, vois-tu, surtout depuis que je suis là dans mon lit; et en vérité la mort, quand on peut l'envisager raisonnablement, est en soi si peu de chose qu'il faut tâcher de mourir sans trop désoler ceux qui restent. Or, il restera après moi quelqu'un que j'ai brisé...
Je le regardai, et dans mes yeux il vit mon indécision.
— D'Eugénie bu de Caroline, tu ne sais qui je veux nommer, n'est-ce pas? C'est là le châtiment de ma passion ; c'est que pour qu'on croie à mon repentir, il faut que je le précise : eh bien, ce n'est pas de Caroline qu'il s'agit, c'est d'Eugénie. Quand je parle de repentir, entendons-nous bien : de l'avoir épousée quand mon cœur n'était point libre, de l'avoir, pendant notre mariage, traitée durement; de l'avoir fait souffrir, je me repens; mais de lui avoir préféré Caroline je ne me repens pas. Cecrexpliqué, tu voudras bien, de ma part, l'aller trouver; tu lui diras qu'avant de mourir je désirerais la voir. Surtout qu'elle sache que je ne reviens point à elle pour qu'elle me soigne. Enfin, arrange cela comme tu l'entendras. En réalité, ce que je -cherche, c'est faire quelque chose pour elle. Si je mourais sans nous être réconciliés, elle aurait peut-être la sainte bêtise de s'en accuser : au moins quand nous nous serons revus, je la quitterai sur un bon souvenir. Va, mon ami, amène-la.
Il n'y eut pas besoin de prières pour la décider ; il n'y eut pas même besoin d'explication.
Après ce qui s'était passé, leur première entrevue pouvait avoir quelque chose de pénible et d'embarrassé : Eugénie ne donna même pas le temps à Jacques de s'accuser : il luî tendait la main, elle se jeta dans ses bras.
— Quand tu seras guéri, tant que tu voudras, lui ditelle doucement ; jusque-là, je t'ep prie, pas un mot. [
. Pour le soigner plus librement, et aussi peut-être pour
le reconquérir tout à fait, elle eût voulu l'emmener chez elle. Aizè n'osa point y consentir : la saison se faisait rigoureuse, le temps était au froid; dans l'état où Jacques se trouvait, une imprudence pouvait le perdre.
Il fallut donc renoncer à ce projet; et elle s'établit auprès de son mari pour ne plus le quitter.
La chambre qu'occupait Jacques élait une vraie chambre d'hôtel, froide, nue, sale, avec de misérables meubles en plaqué qui avaient passé au moins douze ou quinze fois par la salle des ventes; Eugénie s'empressa de la transformer : sous un tapis vieux et reprisé, mais sans une tache, le carreau dérougi fut caché, les épais rideaux de calicot jauni furent remplacés par une mousseline blanche qui doucement tamisa la lumière sans la salir et l'attrister ; à tout elle donna un air d'ordre et de propreté. Rien aux yeux du malade ne parla de maladie.
Contrairement à ce que nous craignions, il montra un grand calme et une grande patience, ne se plaignant, ne Remportant jamais.
—La certitude de mourir a guéri mon cœur, me disaitil souvent; je n'aLjamais été plus tranquille. Je meurs à temps : plus tôt, j'aurais regretté la vie; plus tard,.... il eût été trop tard! On me plaindra peut-être, on m'eût condamné, car jamais je ne me serais relevé : ma conscience, ma volonté, mon intelligence, tout avait été englouti dans le naufrage. Il y a des hommes qui savent triompher de la passion ; moi je n'ai pas sii ou je n'ai pas pu dompter la mienne. Peut-être pouvais-je devenir mieux qu'un amoureux, peut-être y avait-il quelque chose là... — il se frappa le front; —mais ce quelque chose ne serait jamais sorti. Je ne regrette rien ; si j'ai eu de terribles souffrances, j'ai eu aussfd'ineffables joies , qui ont effacé toutes ces souffrances, et qui, à l'heure présente, les effacent encore.
C'était ainsi qu'il m'entretenait de sa passion, ma:s de
haut et comme s'il en était revenu, comme s'il la jugeait. Jamais il ne s'écartait de la résignation si pleine de douceur et de ^sérénité qu'il s'était imposée, acceptant, endurant tout; une seule fois il s'oublia; voici à quelle occasion.
Ordinairement, pendant la journée, Eugénie restait seuleprès de lui; le soir, trois ou quatre amis, Aize,Maret et quelques autres, nous venions lui tenir compagnie et le distraire un peu.
Un soir, en arrivant, je le trouvai fiévreux et animé; ses yeux brillaient, ses pommettes étaient rouges, il respirait vivement et difficilement.
— Il paraît que je suis plus malade que je ne croyais, fit-il dès qu'il m'aperçut, et je viens de recevoir une visite qui m'aurait enlevé ma dernière illusion si j'avais pu en conserver encore : Boudignot, l'excellent Boudignot. Quoique fort irrité contre moi, il n'a pu résister à la voix de la charité ; il est venu pieusement m'avertir que je n'avais plus longtemps à rester sur cette terre d'iniquité, que je devais songer à mon salut et me préparer une mort qui expiât mes scandales et mes crimes. Je l'ai prié de me laisser tranquille, mais il ne me lâchera point, il reviendra : tu voudras bien le mettre à la porte.
— Mon ami?...
—Je sais que ce que je demande est grave ; mais pendant que'j'ai encore toute ma raison, je veux que tu me promettes de faire respecter ma volonté quand je ne le V
pourrai plus moi-même' : or, cette volonté est de mourir librement. A tort ou à raison, je ne crois point. J'ai cherché la foi et ne l'ai point trouvée. Me convertir aujourd'hui serait une comédie ou une faiblesse : la comédie, je ne suis point d'humeur à la jouer; la faib|e$se, j'en ai assez commis sans cette dernière; ce n'est point à l'heure où je tâche ue redevenir un homme et de remonter un peu dans ma propre estime que je vais m'en rendre coupable. Si
Boudignot se représente, et il se représentera, tu lui signifieras qu'il ait à ne pas me harceler.
Pendant qu'il me parlait ainsi, Eugénie était présente ; quand il eut fini :
— Ce que Jacques ne veut pas, je l'aurais voulu, ditelle ; mais il a ses raisons que je ne peux pas juger : vous pouvez être certain, M. Frédéric, que je vous soutiendrai;
Comme Jacques le prévoyait bien, Boudignot se représenta.
— Eh quoi ! s'écria-t-il, ce malheureux insensé s'obstine dans l'impônitence finale !
— Absolument.
. — Il faut que je le voie ; assurément, s'il se savait aussi près de la mort qu'il l'est en réalité, il ne résisterait pas à lapeur de la damnation éternelle. Je vais l'entretenir quelques instants.
— Il ne veut ni t'entendre ni te voir.
— C'esTt épouvantable ! Songe donc, mon ami, un homme qui, il y a quelques mois à peine... Quel exemple! Véritablement, il est possédé du démon. Laisse-moi lui dessiller les yeux.
— Sa volonté est formelle.
— Grand Dieu ! il se perd et tu te perds toi-même ; y as-tu réfléchi? Rappelle-toi la parole du Maître : « Malheur à celui par qui le scandale arrive. •
Il partit désespéré, mais non décourgé, car, le lendemain, il fil une nouvelle tentative aussi malheu- .reuse, quoiqu'il se fût fait accompaguer par le père Labutte.
Quelques jours après, il revint encore, et, comme je n'étais point là, il pénétra jusqu'auprès de Jacques ; il lui fallut se rendre à l'évidence : la conversion du pécheur était impossible.
i Cependant, chaque jour le mal continuait progressive-
ment sa marche; l'affaiblisse ment était de plus fin plus grand ; les sueurs étaient abondantes ; les réponses commençaient à être incohérentes; enfin, la somnolence vint se joindre à tous ces symptômes alarmants et nous enlever tout espoir.
, Eugénie redoubla de soins ; ni le jour, ni la nuit, elle ne le quitta plus. Autant que possible, nous tâchions de l'assister et de l'aider ; mais tout le poids de la fatigue et de l'inquiétude n'en retombait pas moins presque uniquement sur elle : au reste, elle ne s'en plaignait pas ; de dévouement et de courage elle était parfaite.
Un soir que j'étais venu me mettre à sa disposition, nous restions auprès du feu inquiets et silencieux. La journée pour Jacques avait été mauvaise; il avait été trèsfaible, très-abattu, et, depuis quelques heures, immobile sur le dos, position qu'il gardait constamment, il respirait avec peine en sifflant; de temps en temps il avait des soubresauts.
Tout à coup on sonne : la femme de service, qui se tenait dans l'entrée, va ouvrir, nous entendons une voix claire, une voix de femme qui prononçait le nom de Jacques.
A ce bruit, Jacques, qui paraissait endormi et qui ne pouvait plus se soulever sans des plaintes et des gémissements; se dresse comme s'il eût été atteint d'une décharge électrique.
— Caroline I fait-il.
Nous aussi, nous nous étions levés : Eugénie était d'une pâleur livide.
Elle regarda son mari, et dans ses yeux elle vit une si déchirante expression de prière que, se tournant vers moi:
— Faites entrer madame Chaisemartin, dit-elle. Je restai un moment indécis.
— Ne voyez-vous pas qu'il n'ose nous le demander?
Et me faisant un signe en me montrant rentrée, elle passa dans la chambre voisine.
J'allai chercher Caroline, et l'ayant amenée près de Jacques qui, sur son lit, haletait péniblement, les yeux brillants, les lèvres frémissantes, je rejoignis Eugénie.
Je la trouvai affaissée sur une chaise, la tête cachée entre ses mains.
— Ah ! fît-elle avec un sanglot étouffé, jusqu'à la mort elle le poursuit!... elle me l'enlève encore !
Il y avait à peine cinq minutes que Caroline était auprès de Jacques, lorsque nous entendîmes un grand-cri, un cri poussé par elle. '
Vivement nous entrâmes : sur le lit, Jacques était renversé les yeux tixes, la bouche entr'ouverte. Caroline, comme pour chercher à comprendre, nous regardait, regardait le lit, regardait Jacques. .
D'un bond, Eugénie courut à son mari ; elle voulut le soulever ; la tête s'en alla à la renverse ; les membres s'affaissèrent.
L'horrible vérité la frappa; et se redressant, d'une main tenant la main du mort, de l'autre, par un geste plein d'autorité, à Caroline elle montra la porte.
Il y eut un moment de terrible silence ; ces deux femmes se regardaient : Eugénie frémissante, irrésistible de force, Caroline confuse, à moite folle.
Devant les yeux d'Eugénie elle dut baisser les siens, et sans qu'il y eût un seul mot d'échangé, tremblante, éperdue, elle sortit.
Eugénie voulut elle-même garder le mort. Elle-même, elle le veilla; elle-même, elle l'ensevelit. Il fallut presque lui faire violence pour l'arracher d'auprès du cercueil ; surtout il le fallut pour l'empêcher de suivre le convoi.
— Laissez-moi, disait-elle, je serai forte, j'irai jusqu'au bout... ne m'en séparez pas encore.
Suivant l'expresse volonté de Jacques, on ne devait point
aller à l'église ; de la maison mortuaire, nous partîmes donc directement pour le cimetière.
Sans être nombreuse, l'assistance était convenable ; quelques camarades étaient venus, Àize, Maret, Chaisemarlin, et même Boudignot.
— Comment! toi? lui dis-je en le voyant.
— Mon Dieu, oui, je n'ai pas voulu laisser partir ce malheureux sans une prière; cependant je t'avoue que cela me gêne bien : je me marie dans trois jours, et tu sais, les préparatifs, les visites, ma cour à faire.
Soit hasard, soit intention, nous nous trouvâmes réunis dans la même voiture, Boudignot, Maret, Chaisemarlin et moi.
D'abord il y eut un moment de silence ; puis l'un de nous parla du froid qui était intense; la conversation changea et s'abattit sur Jacques.
— Mourir à trente-deux ans , c'est bien malheureux!
— ' C'est heureux, au contraire : que fût-il devenu?
— Messieurs, interrompit Boudignot, c'est un véritable scandale, une calamité pour la religion. La mort de ce pauvre Jacques, que j'aimais de tout mon cœur, est, comme sa vie, blâmable en tous points : cette mort n'a été qu'un acte d'orgueil, cette vie qu'une longue suite de fautes. Voyez où l'absence de principes certains peut conduire ; vous avez tous connu cette belle intelligence, voyez à quoi elle a servi : à la confusion, à la honte, au désordre, au néant.
— Est-ce que tu vas prêcher longtemps, vénérable sacristain? interrompit Chaisemartin, qui n'avait rien perdu de son insolence. Tu aimais ce cher Jacques, dis-tu ; si nous te laissions continuer, avec tes paroles béates et confites, tu le ferais plus noir qu'une de ces soutanes que tu adores à genoux. Il ne m'est pas permis, à moi, de dire que je l'aimais ; plus que personne j'ai contribué à ses
malheurs; mais pour lui j'avais de la sympathie. Nonseulement je ne blâme ni sa vie ni sa mort, mais je les admire. Il a fait, ce garçon que tu voudrais nous représenter comme un fou, ce que pas un de nous n'aurait eu la force de faire. Dans ce temps d'ambition, de sécheresse, d'égoïsme, il n'a écouté ^ue son cœur... et il en est mort. Je trouve ça très-beau, moi, et je lui porte envie; sentiment,^- soit dit salis vous offenser,— que je ne ressens à l'égard d'aucun de vous, pas même à ton égard, heureux et pieux Boudignot. Que n'a-t-il rencontré une autre femme I
— Oui, interrompis-je à mon tour. Voyez ce qu'il a été, livré à lui-même, et voyez aussi ce qu'il a été sous l'influence de...
— Allons, n'aie pas peur, s'écria Chaisemartin, achève.
— De Caroline. Jacques était malheureusement un cœur né pour n'aimer qu'une fois, et qui, dans sa première passion, avait tout placé : toutes ses forces, toutes ses facultés. Du jour où il a aimé Caroline, il n'a plus été maître de lui, et si, comme juré, j'avais à le juger, je dirais que de ce jour-là il n'a plus agi avec discernement : si vous voulez le condamner, condamnez la fidélité, condamnez la passion.
— Eh bien! moi, reprit Maret qui n'avait encore rien dit, j'avoue que dans tout ceci mes sympathies sont pour Caroline. Jacques a beaucoup crié, s'est bruyamment plaint, a fait partout un élégant étalage de sa douleur; Caroline n'a jamais rien dit. Ne la jugez point d'après des impressions reçues, jugez-la d'après des faits. Si quelqu'un a subi une fatale influence, c'est elle. Qui lui a fait abandonner Caen, où elle était heureuse, et cela sans avoir ni asile, ni position, ni rien à lui offrir? Qui lui a inspiré des idées de fortune? Pendant trois années, elle a été pour Jacques une Providence : elle l'a nourri pendant qu'il faisait de belles phrases sur la sainteté de l'amour.
LÉS AMOURS Dfc JACQUES. 309
Est-ce à Vous, Chaiseinartin, de condamner sa trahison, si trahison il y a? Est-ce à vous,— il se tourna vers moi, — de la condamner pour ces dernières années? En avezvous le droit? Savez-vous ce qu'elle a souffert? savez-vous ce qu'était Jacques? quelle était sa jalousie, son exigence dans les choses de l'amour, sa puérilité dans celles de la vie? Savez-vous enfin lequel s'est dévoué à l'autre? Vous n'avez vu, vous n'avez écouté que Jacques ; vous ne l'avez pas entendue, elle; vous n'avez pas reçu ses douloureuses confidences.
— Oh! oh! interrompit Chaisemartin, je crois que le témoin Maret a mangé chez la prévenue, si toutefois il n'a pas fait mieux.
Maret allait répondre; mais on était arrivé au cimetière; il fallut descendre de voiture.
A pied nous suivîmes le char. Nous avancions lentement. Dans les allées, la neige était épaisse et molle. Arrivé jusqu'au haut du cimetière, le corbillard s'arrêta; on prit le cercueil à bras et nous nous engageâmes dans un petit sentier non frayé : la fosse était au bout.
— Quel numéro? demanda un homme galonné.
— Deux cent cinquante, répondit une voix.
— C'est bien, allez!
Et l'on voulut descendre le cercueil; mais pendai^la nuit il avait fortement gelé, la terre s'était gonflée, la fosse était trop étroite. Un fossoyeur y descendit et se mit à piocher à grands coups.
Nous étions rangés autour, tête nue, les pieds dans la neige. La terre était tellemept dure que le travail n'avançait guère. Les autres fossoyeurs, comme s'ils eussent été seuls, causaient : « Ça va bien, six en deux heures. — La saison y est. » Pour nous, nous grelottions, au milieu de ce vaste cimetière couvert d'un drap blanc sur lequel se détachaient les tiges roussies des lauriers et des cyprès.
— Vas-tu dire quelque chose? me demanda Chaisemartin.
— J'ai la gorge trop malade : c'est à peine si je peux parler.
— Nous ne pouvons pourtant pas l'enterrer comme un chien ; moi, je ne dois pas me permettre le plus petit discours sur cette tombe ; si nous laissons faire Boudignot, il va prêcher pendant trois heures.
— Parlons-en à Maret.
Maret se résigna. Ce fut lui qui, pour nous tous, adressa à notre camarade, à notre ami, nos derniers adieux.
Pendant ce temps les fossoyeurs avaient rempli la fosse. Comme nous avions fait quelques pas pour nous éloigner :
— Regarde là-bas, me dit Chaisemartin, en m'indiquant une touffe de thuya.
C'était Caroline, qui, à genoux dans la neige, à demi cachée derrière une grille, pleurait.
En même temps, du côté opposé, arrivait une autre femme en noir et voilée.
Elle marcha à la tombe de Jacques et s'agenouilla.
Curieux, je m'avançai vers elle : c'était Eugénie.
Elle sanglotait lamentablement, et dans les blocs de terre elle lâchait d'enfoncer une petite croix en bois noii sur laquelle, écrit en lettres blanches, on lisait :