‹ Les Amours de Jean-Antoine de BaïfChapitre 13 sur 64 · Que delivré de tant d’ennuiz je meure · texte numérisé non relu

Que delivré de tant d’ennuiz je meure

Quel triste signe a ma nativité

” Me desastra de tant d’aversité,

11 D'un regard trouble influant sa puissance ?

Quelle Clothon, ma vie devidant,

Et quel Genie, a tel sort me guidant, 14 Soubz astre tel dresserent ma naissance ?

Variantes. — [IX] 8. songeant — 11. forte — 12. Ô dure, — durement tu dors

(di!

exn

Tousjours le cep, qui m’attache, Sans relache, Et sans pitié, n’estreindra ?

Et quoy? jamais donques cesse, À l’oppresse, Qui m’enserre, ne viendra ?

Tousjours ceste lente flame, Dedens l’ame, Avec moy je porteray?

10 Tousjours doncques de ma peine Inhumaine, Tristement je chanteray ?

Heureux vous, qui de voz vices Les supplices, 15 Recevez aux bas enfers, Heureux vous, si lon ameine Vostre peine Pres de mes ennuiz souffertz.

Innocent hé genne dure 20 Que j'endure!

Pour le moindre de mes maulx, O quantesfoys je desire Tout le pire De voz plus felons travaux!

Variantes. — [XI] 13. Vous heureux — 19. O cruelle — 22. Com-

bien de fois

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