‹ Les Amours de Jean-Antoine de BaïfChapitre 30 sur 64 · XXX · texte numérisé non relu

XXX

Ces yeux ces yeux, doux larrons de mon ame, Mont eblouy de leur belle splendeur, Astres fataux qui de malheur ou d’heur 4 Me vont comblant au plaisir de madame.

Au cueur d'hiver un printemps lair embame Ou qué tournez ils fichent leur ardeur, Et quelque part qu'ilz baissent leur grandeur

8 Fleurit un pré mieux odorant que bame.

Variantes. — [XXIX] 6. mon — 9. de moy-mesme à moy — 10. Ne reste rien qui ne soit en émoy. — 11. fouille — 12. De traits agus — [XXX | 1. Ces doux trompeurs, ces — 6. ces soleils espandent

Les chastes feuz de ces freres jumeaux Me retirant du naufrage des eaux 11 Par leur clarté de sauveté m'asseurent En leur saint feu mon vivre est allumé, Mon vivre, las, qui sera consumé,

14 Quand leur destin arrestera qu'ilz meurent.

Page 1