‹ Les Amours de Jean-Antoine de BaïfChapitre 49 sur 64 · Je veux m'om- 33. Et que ma · texte numérisé non relu

Je veux m'om- 33. Et que ma

Variantes. — [V]} 14. Combien fidelle tu fus. brager la teste — 32. rameaux bien-heureux Muse t’apreste 34. Un beau ditier

Ton nom est de miel garcéte, 5 De miel est ton doux maintien, De miel £ est > ta voix doucéte, 40 Et de miel {e regard tien :

Douce Meline ce n’est ? Que miel ce qui de toy naist.

De fin or est cette tresse, È Ou me fut le retz tendu, 45 Retz qui m'a de toy Maistresse L’heureux esclave rendu :

D'ivoyre bruni ce front En vouture juste rond.

Cette delicate joue 50 En son vermeil verdelet, Semble une rose qui noue ; Sur un blanc etan de lait.

à Desous deux arcz ebenins Sont mussez deux yeux benins( :

55 D'ou ce nez on voyt descendre Traitif en belle teneur, Sur qui n’auroyt que reprendre Non pas le dieu repreneur :

Variantes. — | V] 38. ton baiser mignard, — 39. miel est — 40. ton doux regard : — 43. Ce front d’yvoire bruny — 48. Rond en son relief uny. — 51. la — 52. Dessus la blancheur du lét. — 55. Plus

bas le nés va

Additions. — (a) Deux yeux dont amour alume Les fleches qu’il veut tirer, Quand d’une douce amertume Le cœur il vient martyrer, A qui se mel au hazard De soustentr leur regard,

La bouche fraische plus bas 60 Aux œilletz ne quitte pas.

La deux rancz de perles fines Sont egallez en longueur, D'ou les parolles divines Mollissent tout rude cueur :

65 D'ou le rire ici, tandis | Qu'il dure, ouvre un paradis.

Ta belle gorge polie = Est d’albastre rebondi, Et ta poitrine jolre 70 D'albastre en large arondi :

Deux pommes d’albastre blanc Au desus tiennent leur ranc.

Dou ces braz en long s’etandent Comme deux souples rameaux, 75 Qui vers le fin bout se fendent En cinq rameletz nouveaux, Qui encor sont finissans En cinq roses fleurissans.

Mais quoy ? le marbre tairay-je 80 De lun et de l’autre flanc, Dou ce mont de vive neige En rondeur s’eleve blanc ?

En tairay-je le sommét

Qui dehors de moy me mét(b?

Variantes. — | V] 63. benines — 65. Et le ris divin, — 67. refette — 69. grassette | Additions. — (b) Quand le voyant je repanse Le doux amoureux lien, Qui en heureuse alliance l'int lhomme-femme ancien, Lors que l’amante et l’amy N'aloit questant son demy.

LES AMOURS DE JEAN-ANTOINE DE BAÏF. LA ON à

85 Tairay-je encor la valée Ou Venus et ses troys seurs La fontaine ont recelée Du nectar de leurs douceurs, Nectar qui vrayment peut bien 90 l'aire un dieu d'un terrien ?

Tairay-je ces cuisses blanches Qui semblent faites au tour, Et de ces marbrines hanches Le bien arondi contour ?

95 Ces jarretz et ces genoux En tendreur grassetz et mous?

Ces deux colonnes graillétes Le soutien de tant de dons, Et ces greves rondelétes 100 Sus deux rondeletz talons?

Tairay-je ces piedz petis, Piedz argentins de Thetis ?

Qui font fleurir une prée De cent et cent mille fleurs, 105 Par la place diaprée De l'email de cent couleurs Eclatans de toutes partz D’ou marchante tu depars.

O beautez Ô graces saintes 110 € Que j'emprain en ce fouteau, Bien mieux vous estes empraintes Sur un bien autre tableau,

Variantes. — [V] 85. Mais tairay-je — 90. Mettre au ciel — 96. Douillets, grasselets — 109. graces... beautez — 110. dans — 111. Vous estes bien mieux — 112, Dans

Tableau, de mon ferme cueur, | Dont Amour fut le graveur.

115 Chanson, si par cest ombrage Quelque passant amoureux, Evitant du chaud la rage, S’adresse a ce tige heureux, Puisse il puisse il te lisant 120 Aller de nous biendisant.

Puaisse il encores y lire En ce versét ce mien vœu, Que je m'apreste d’ecrire, Pour temoin du gentil feu, 125 Qui brulle, en pareil emoy, Ma Meline avecque moy.

Baif, ayant de Meline Jouy sous cest arbre-cu, S'acrant de ces beautez l'hyrne 130 Luy grave en ce tige aussi Les bienfaitz reconoyssant Qu'il eut d'elle jouissant.

Variantes. — [V] 119. Avec plaisir — 120. De nous aille — 121. Et

s’il le peut te retienne, — 122. Au moins (s’il est tant pressé) — 123: De ce verset luy souvienne — 124. A la Deesse adressé, — 127. Voici l'ombre où — 128. J’eu le present de merey : — 129. A

Venus douce et benine — 130. Est sacré cest arbre-cy : — 131. Bucheurs, qui le blessera, — 132. La Deesse offensera.

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