‹ Les Amours de Jean-Antoine de BaïfChapitre 51 sur 64 · ta fresche 7. trompeuse — 9. Me ravit tous · texte numérisé non relu

ta fresche 7. trompeuse — 9. Me ravit tous

Sources. — | VIT] Marulle, Zprgr., lib. 1, éd. cit., a nn vo.

Ad Neaeram Sic me blanda tui, Neaera, ocelli, Sic candentia colla, sic patens frons Sic pares minio genae perurunt, Ex quo visa mihi, et simul cupita es, Ut ni me lachrymae rigent perennes,

Voyre et tant et tant je pleure 20 Depuis l'heure Que t’aymai premierement, Qu'en liqueur ma vie toute Goute a goute S'en fuiroyt entierement,

ot

N'etoyt, petite garcéte, Ta doucéte Charnure et ton œil friand :

N’etoyent {es joues vermeilles Et pareilles 30 N’etoyt ton atrait riant :

N'’etoyt la éraitresse grace De ta face Qui me ravit mes espritz, Qui m'ont d’une chaude flamme 35 L’œil et lame Le cueur la poitrine epris.

Variantes. — [VII} 25. safrette fillette, — 26. douillette — 28. ta fresche bouchctte, — 29. Ta languette, — 3r.trompeuse — 33. ravit tous ,

Sources. — | VII] Totus in tenues eam favillas.

Sic sursum lachrymae rigant perennes, Ex quo visa mihi et simul cupita es, Ut ni blandi tui, Neaera, ocelli, Ni candentia colla, ni patens frons, Ni pares minio genae perurant, Totus in riguos eam liquores.

O vitam miseram et cito caducam !

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