‹ Les Amours de Jean-Antoine de BaïfChapitre 52 sur 64 · VIN · texte numérisé non relu

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Ma petite Cytherée, La seule image sacrée A moy devot idolatre, Assi toy sus mes genous :

5 Au jeu des baisers, folatre, Comme hier remetton nous.

Voy voy du temps la carriere Jamais ne tourner arriere :

Voy apres l’enfance, comme 10 La jeunesse ores nous tient :

Soudain lensuit l'age d’home, Apres la vieillesse vient.

Uson de cette verdure Cependant qu’elle nous dure :

15 Trop helas l'hiver est proche :

Employon ce beau printemps, Et gardon nous de reproche D’avoyr fait perte du temps.

Variantes. — [VIII] 11. De pres la suit — 12. Et puis

Sources. — | VIII] Jean Second, Bas. 16, éd. cit., L 7 vo. L'imitation commence au vers 19. Le lieu commun du début a sans doute été suggéré par la dernière strophe :

Sic aevi, mea lux, tempora floridi Carpamus simul, an jam miserabileis Curas aegra senectus

ê à Et morbos trahet, et necem.

ot

Ca donc cent baisers, mignarde :

J'en veux autant qu'Amour darde De traitz en mon cueur, Meline :

Autant qu’il y a de fleurs,

Sus {a bouche nectarine, De vermeillétes couleurs.

Autant que tes yeux me dardent, Quand friandz ilz me regardent, De mortz ensemble et de vies :

Autant que de soingz menuz Mes plaisances sont suivies Aux faux ebatz de Venus.

En me baisant, mignonnéte,

Di, di moy mainte sornéte :

Mainte blandice murmure En siflet souef bruyant :

Non sans la douce morsure,

Variantes. — | VIII] 34. D'un doux babil sifleté : Sources. — [VIII]

Latonae niveo sydere blandior,

Et stella Veneris pulchrior aurea, Da mi basia centum, Da tot basia, quot dedit

Vati multivolo Lesbia, quot tulit :

Quot blandae Veneres, quotque Cupidines Et labella pererrant, Et genas roseas tuas :

Quot vitas oculis, quotque neceis geris, Quot spes, quotque metus, quotque perennibus Mista gaudia curis,

Et suspiria amantium :

Da quam multa meo spicula pectori Insevit volueris dira manus Dei :

Et quam multa pharetra Conservavit in aurea :

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