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Ma petite Cytherée, La seule image sacrée A moy devot idolatre, Assi toy sus mes genous :
5 Au jeu des baisers, folatre, Comme hier remetton nous.
Voy voy du temps la carriere Jamais ne tourner arriere :
Voy apres l’enfance, comme 10 La jeunesse ores nous tient :
Soudain lensuit l'age d’home, Apres la vieillesse vient.
Uson de cette verdure Cependant qu’elle nous dure :
15 Trop helas l'hiver est proche :
Employon ce beau printemps, Et gardon nous de reproche D’avoyr fait perte du temps.
Variantes. — [VIII] 11. De pres la suit — 12. Et puis
Sources. — | VIII] Jean Second, Bas. 16, éd. cit., L 7 vo. L'imitation commence au vers 19. Le lieu commun du début a sans doute été suggéré par la dernière strophe :
Sic aevi, mea lux, tempora floridi Carpamus simul, an jam miserabileis Curas aegra senectus
ê à Et morbos trahet, et necem.
ot
Ca donc cent baisers, mignarde :
J'en veux autant qu'Amour darde De traitz en mon cueur, Meline :
Autant qu’il y a de fleurs,
Sus {a bouche nectarine, De vermeillétes couleurs.
Autant que tes yeux me dardent, Quand friandz ilz me regardent, De mortz ensemble et de vies :
Autant que de soingz menuz Mes plaisances sont suivies Aux faux ebatz de Venus.
En me baisant, mignonnéte,
Di, di moy mainte sornéte :
Mainte blandice murmure En siflet souef bruyant :
Non sans la douce morsure,
Variantes. — | VIII] 34. D'un doux babil sifleté : Sources. — [VIII]
Latonae niveo sydere blandior,
Et stella Veneris pulchrior aurea, Da mi basia centum, Da tot basia, quot dedit
Vati multivolo Lesbia, quot tulit :
Quot blandae Veneres, quotque Cupidines Et labella pererrant, Et genas roseas tuas :
Quot vitas oculis, quotque neceis geris, Quot spes, quotque metus, quotque perennibus Mista gaudia curis,
Et suspiria amantium :
Da quam multa meo spicula pectori Insevit volueris dira manus Dei :
Et quam multa pharetra Conservavit in aurea :