‹ Les Amours de Jean-Antoine de BaïfChapitre 55 sur 64 · XII · texte numérisé non relu

XII

Tousjours ne me donne pas Des baisers de moyte bouche, Ny toujours entre mes bras Comme mourant ne te couche :

Variantes. — [XII] 17. ton dous atrait — 18. D'avec moy l’a dis-

trait. — 19. Et n’eust esté — 20. Qu'en baisant je humé, — 21. Qui me soutient sans — 22. Lon eust veu consumé — 23. En ce dernier moment — 24. Ma vie et mon tourment.

Sources. — [XII]

Ille dies misero mihi crede supremus amanti Luxisset, rapui cum tibi suaviolum.

Sources. — [XIII] Jean second, Bas. 9, éd. cit., L 4 vo.

Non semper udum da mihi basium, Nec juncta blandis sibila risibus, Nec semper in meum recumbe Implicitum moribunda collum.

ct

Souvent estre trop Joyeux Rend le plaisir ennuyeux, Le trop de miel a coutume De tourner en amertume.

Lors que je t'en demandray 10 Tout en un bloc troys foys quatre, Quand plus je m’y attendray, Dix tu me doys en rabatre, Et ne m'en bailler que deux Qui ne soyent longz ne moyteux :

15 Telz que la seur chasseresse Donne au frere qui la presse.

Et de moy fuy-ten a-tant Te derobant de ma face, Et cour, d’un pié nôuetant, 20 Bien loing de moy par la place :

Va hors de mes yeux chercher Un coignet ou te cacher : Metz toy pour seure cachéte

Derriere quelque couchéte.

Variantes. — [XIII] 5. l'aise — 15. fille à son pere — 16. Ou la seur donne à son frere. — 18. Derobe toy — 20. Fuy trotignant

Sources. — [XIII]

Mensura rebus est sua dulcibus.

Ut quodque menteis suavius afficit, Fastidium sic triste. secum Limite proximiore ducit.

Quum te rogabo ter tria basia, Tu deme septem, nec nisi da duo, Utrumque nec longum nec udum, Qualia teligero Diana

Dat casta fratri, qualia dat patri Experta nullos natä Cupidines :

Mox e meis lasciva ocellis Curre procul natitante planta,

Adong sans toy demeurant Je m'ennuyray, ma petite Puis, deça dela courant, J'iray d'une allure vite

. Par tous coignetz te chercher

Ou tu te pourroys cacher :

En fin darrier’ la couchéte

Je trouveray ta cachéte.

Tout soudain la je viendray,

Et jettant ma forte destre

Sur ma proye, te tiendray

Resté le vainqueur et maistre.

L’epervier non autrement Tient sa proye fierement,

Quand l’humble colombe prise

En ses serres il maitrise.

Mais alors me supliant, O pauvréte surmontée,

Et mon cou vainqueur liant

Etroit de ta main dontée,

Variantes. — [XIII] 25. Je m’ennuyray — 26. Sans toy, ma douce

esperance :

— 28. Feray toute diligence —

ae

Et derriere —

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