‹ Les amours de MarieChapitre 9 sur 21 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

Quiconque voudra suivre Amour ainsi que moi,

Celui se délibère en pénible tristesse

Vivre comme je vis : il plût à la déesse

Qui tient Cypre en ses mains d'ordonner telle loi.

Après avoir souffert les maux que je reçoi, Il mourra de langueur, et sa lière maîtresse, Le voyant trépassé, sautera de liesse Sur le tombeau du mort, se moquant de sa foi.

Allez donc, Amoureux, faire service aux dames! Offrez-leur pour présent et vos corps et vos âmes Et vous en recevrez un salaire bien doux !

Je crois que Dieu les fît à fin de nuire à l'homme; Il les fit, Pardaillan, pour notre malheur, comme Les tigres, les lions, les serpents et les loups.

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