‹ Les Amours de P. de Ronsard VandomoisChapitre 109 sur 446 · Nourai-je point, a. qu'U. à b · texte numérisé non relu

Nourai-je point, a. qu'U. à b

108 1. LIVRE DES AAinUBS [lV

Verray-je point, que ces astres jumeaux, En ma faveur, encore par les eaux il Montrent leur flame à ma Carène lasse?

Verray-je point tant de vents s'accorder, Et calmement mon navire aborder, 1 i Comme il souloit, au havre de sa grâce ?

MURET

Verray-je point.) Ce Sonet tend au mesme argument que le précèdent, quant à l'absence de sa dame : mais il le diversifie d'une passion plus grande, accompaignée de la comparaison de soy à Ulysse, de sa dame à Leucothée, de qui nous dirons la fable. Edenter.) Oster la dent au soucy. Naïade.) Il appelle Cassandre Naiade, la comparant à Leucothée, Nymphe de mer, dite autrement Inon, fdle de Cadme : laquelle par Junon poussée en fureur, parce qu'elle tenoit la main aux honneurs divins, qu'on donnoit à Bacchus, tenant entre ses bras un sien petit fils, qui avoit nom Melicerte, s'eslança de la pointe d'une roche en la mer : et là tous deux furent, à la requeste de leur a3-eule Venus, receuz par Neptune entre les Dieux marins, le nom de Melicerte changé en Palemon, et celuy d'Inon en Leucothée. Ovide au quatriesme des Métamorphoses. Geste Déesse, comme une tormente eut surpris Ulysse, au partir de risle de Calypson, dans le vaisseau qu'il avoit luy-mesme charpenté de sa main, s'apparut à luy : et luy donnant un couvre-chef, l'advertit, qu'il s'en cou-

[LV] VARIANTES : I. Texte.

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