‹ Les Amours de P. de Ronsard VandomoisChapitre 223 sur 446 · Sans rien sentir le corps n'est plus q. c · texte numérisé non relu

Sans rien sentir le corps n'est plus q. c

[CXXXVI] Ce ne sont qu'haims, qu'amorces et qu'apas De son bel œil qui m'allèche en sa nasse, Soit quelle rie, ou soit quelle compassé 4 Au son du luth le nombre de ses pas.

Une minuit tant de flambeaux n"a pas, Ny tant de sable en Eurype ne passe, Que de beautez embellissent sa grâce, 8 Pour qui j'endure un millier de trespas.

Mais le torment qui moissonne ma vie, Est si plaisant, que je n"ay point envie 11 De mesloigner de sa douce langueur :

Ains face Amour, que mort encores j'aye L'aigre douceur de l'amoureuse playe, i 4 Que vif je garde au rocher de mon cœur.

MURET

Ce ne sont qu'hainis.) Il dit, quoy que sa dame face, qu'il se sent perpétuellement attiré par la beauté de son œil. Dit d'avantage que les infinies beautez d'icelle luy font souffrir un torment égal à mille morts : mais que ce torment luv est si doux, qu'il désire en avoir le sentiment encor après sa mort. Tant de flambeaux.) D'estoiles. En Eurype.) Eurype est un destroit de mer, entre Aulide et l'isle Eubœe, flottant et reflottant ordinairement par sept fois en

vingt et quatre heures.

BIBLIOGRAPHIE

Amours. 1552, 57; 1553, 151; 1567. I, 66 b ; 1571,-2, 1578, 160; 1587,

[CXXXVI VARIANTES. Toxle.

y. M. le t. q. dessèche ma v. 1587. 1604.

M. De m'e. de si d. 1. 1587. 1604.

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