‹ Les Amours de P. de Ronsard VandomoisChapitre 376 sur 446 · Cent fois je 1. e. e. t. 1. j · texte numérisé non relu

Cent fois je 1. e. e. t. 1. j

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Mais cet amadoûeur, qui me tient à la bride, Me voiant aprocher du lieu de mon secours, Maugré moi tout soudain fait vanoier mon cours, 8 Et d'où je vins mal sain, mal sain il me reguide.

Hà, poëte Romain, il te fut bien aisé, Quand d'une courtisane on se voit embrasé, H Donner quelque remède, afin qu'on s'en depestre :

Mais cettui la qui voit les yeus de mon Soleil, Qui n'a de chasteté, ni d'honneur son pareil, 14 Plus il est son esclave, et plus il le veut estre.

MURET J'ai cent fois épreuve.) Ovide a écrit les livres du remède d'amour, ausquels il enseigne beaucoup de moiens propres à ceus, qui sont entassés d'amour, et s'en veulent défaire. Le Poëte dit, qu'il les a tous essaies : mais que quand il est quasi prest à sortir de la prison d'Amour, Amour, qui le tient, comme par la bride, dissipe toutes ses entreprises, et le retire plus fort que devant. Parainsi donc il dit pour conclusion, que les remèdes d'Ovide sont aptes à ceus qui sont amoureus de quelque courtisane : mais du tout inutiles à ceus, qui ont mis leur cœur en bon et honeste lieu, comme il a fait. Amadotieur.) Abuseur. Amadouer est tenir quelcun sous vaine espérance. Les Latins disent, Inescare, les Italiens, Lusinghar. Vanoier.) Se perdre, devenir en rien. D'une courtisane.) Dune femme abandonnée. Mot Italien. BIBLIOGRAPHIE Amours. 1553, 91 ; — 1567. 1, i6 ; lo7l,-2, 111. — Pièces retranchées. 1617, 4 ; 1629, 460.

[234] VARIANTES : 1. Texte.

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