‹ Les Amours de P. de Ronsard VandomoisChapitre 382 sur 446 · En V. p., j'a. d. le b · texte numérisé non relu

En V. p., j'a. d. le b

MURET

0 de Nepenthe.) Il loue une chambrette, en laquelle, celle mesme pour laquelle sont faits les deux Sonets precedens, et d'autres encor semés en ce livre, après quelque assés longue passion, lui fit si bon recueil, qu'il s'en tenoit pour contant. Nepenthe.) Nepenthe est apellé en Homère un breuvage aiant telle vertu, que quiconques en buvoit, pour ce jour là ne pouvoit sentir en son esprit aucune fâcherie. Les vers d'Homère sont tels. [Oc/., IV, 220- 226]

A'jTÎy.' ap v.q slviv paXî oap;j.a'/.îv, à'vôsv k'-iv3V,

Nï)Z£v9£ç t' ayoXov ts, /.ay.ûv é'7:rXY;6sv àxav-wv.

"Oç TÔ xaTaSpôÇsisv, ài:î;v xprjTïJpi \).<.■^tiT^,

Oîiy. av èçTQiAÉpio? f^ P«Xsi y-axà Say.pu i:ap£iwv,

OjS' s'i'oî xaTaTEÔvatTj [i.i^Tï)p te iraTi^p te,

OjS' eï oî TrpizipoiSsv àSEXçESv 15 çiXsv uïsv

XaXy.w SiQïôwEv, ô S'îçÔaXixoîfftv ôpwTs.

Nepenthe est dit de vy;, qui signifie privation, et xévÔoç, douleur. Me /on/ escorte.) Me guident, ylieus (fu petit dieu.) Parce que des flots de la mer naquit Venus, qui est mère à Cupidon. Ores ancré.) Imitation d'Horace, [Od. I, V, 13-16]

Me tabula sacer Voliva paries indicat uvida Suspendisse potenti Vestimenta maris deo.

Aus dieus marins.) Selon la coutume des anciens, lesquels echapés de tourmente, pendoient leurs habillemens au rivage, en l'honneur des dieus marins.

[239] VARIANTES: i. Commentaire Supprimé en 1378. lo87. 1592.

Stanses] supplément 397

Entre les sonnets numérotés ici GXXXV et CXXXVI se place en 1587, 1592,

Texte de 1587.

STANSES Quand au temple nous serons Agenouillez, nous ferons 3 Les dévots selon là guise

De ceux qui pour louer Dieu Humbles se courbent au lieu 6 Le plus secret de l'Eglise.

Mais quand au lict nous serons Entrelassez, nous ferons 9 Les lascifs selon les guises Des Amans, qui librement Pratiquent folastrement 12 Dans les draps cent mignardises.

Pourquoy donque quand je veux Ou mordre tes beaux cheveux, 15 Ou baiser ta bouche aimée, Ou toucher à ton beau sein, Contrefais-tu la nonnain 18 Dedans un cloistre enfermée ?

Pour qui gardes-tu tes yeux Et ton sein délicieux, 21 Ton front, ta lèvre jumelle ? En veux-tu baiser Pluton Là bas après que Charon 24 T'aura mise en sa nacelle ?

[Stanses] VARIANTES : 1. Texte.

ODE A SA MAisTRESSE. 1555. — ODE XXIX [Livre V] 1578. 16. Ou tâtonner t. b. s. 1555.

19. Pourquoi g. -tu t. 3'. 1555 [Corrections : pour qui] 21. Ta joiie, et ta bouche belle 1555. 1578.

398 I. LIVRE Dcs A. MO LUS i^Staiises

Apres ton dernier trespas Gresle tu n'auras là bas 27 Qu'une bouchette blesmie :

Et quand mort je te verrois Aux Ombres je n'avou'rois 30 Que jadis tu fus m'amie.

Ton test n'aura plus de peau, Ny ton visage si beau 33 N'aura veines ny artères :

Tu n'auras plus que les dents Telles qu'on les voit dedans 36 Les testes des cinieteres.

Donque tandis que tu vis.

Change, Maistresse, d'avis,

39 Et ne m'espargne ta bouche :

Incontinent tu mourras, Lors tu te repentiras

42 De m'avoir esté farouche.

Ah je meurs ! ah baise moy !

Ah, Maistresse, approche toy !

40 Tu fuis comme un Fan qui tremble : Au-moins souffre que ma main S'esbate un peu dans ton sein,

48 Ou plus bas, si bon te semble. MURET [?] Cette chanson n'appartient en rien à Cassandre.

BIBLIOGRAPHIE Meslanges. loo5, 33. Odes. 1571,-3, 484; 1378, 433. Amours. 1387, 133; 1392, 135; 1604, 1610, 1629, 140.

[Stanses] VARIANTES : I. Teste.

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