En c. f. en-noude et e
XLl] I. LIVRE DES AMOURS 81
Je l'accompare à l'escumiere fille Qui or' pignant les siens brunement Ions, Or les frizant en mille crespillons, 8 Nageoit à bord dedans une coquille.
De femme humaine encore ne sont pas
Son ris, son front, ses gestes, ne ses pas,
H Ne de ses yeux l'une et l'autre estincelle.
Rocs, eaux, ne bois, ne logent point en eux Nymphe, qui ait si foUastres cheveux, 14 Ny l'œil si beau, ny la bouche si belle. BIBLIOGRAPHIE Amours. lSo2, 24; 1S53, 48; 1567. 1, 28; 1371,-2, G6 ; 1578, 65; 1587, 1592, 45; 1604, 1610, 1629, 47.
MURET Quand au matin.) Quand il voit sa dame s'habillant au matin, il la compare k Venus, lors quelle sortoit de la mer : et ce, par ce que tout ce qui est en elle, est divin, et ne tient rien d'humanité. D'un riche or crespe.) De ses cheveux. A l'escumiere fille). A Venus. Hésiode raconte en la Théogonie, que Saturne fils du Ciel et de la Terre, par la suasion de sa mère, coupa les genitoires à son père, et les getta dans la mer : et que de l'escume qui sortit d'iceux, meslée avec l'eau de la mer. Venus fut engendrée : d'où est qu'on l'appelle àopooixt), c'est à dire escumiere : car àçpôç signifie l'escume. Elle est
[XLI] VARIANTES : 1. Texte.