‹ Les amours de ParisChapitre 35 sur 190 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

COEIR GLACE.

Nous continuons de suivre le Mémoire de monsieur Williams.

Le duc Jean était frappé au cœur. L'impudent avsu de madame de Maillepré le brisa. En quelques jours, il vieillit do vingt ans.

C'était une nature vaillante et vigoureuse de tout point, mais vulnérable à l'excès du cùté de l'amour, pâme qu'il y avait mis tout entiers ses espoirs de bonheur. \'is-à-vis de cetti! femme qui était son Dieu, sa force l'abandonnait. Williams Western et sa famille remarquèrent en lui un changement funeste. — Il se confina dans son appartement, sa bouche de\int muette.

Le petit James et Raoul de Maillepré entraient seuls dans sa cliambre.

Et James Weslern se souvient que bien souvent le duc Jean,, absorbé dans sa méditation désolée, nioui II -lit de larmes un portrait.

Le portrait de Berlhe.

Celle-ci, avec une aud-ire froide, avait pris le grand deuil le lendemain du jour où "son mari lui avait confirmé la nouvelle de la mort de monsieur le chevalier do Ryonne.

Ccltfi femme avait apporté avec elle la tristesse dans la maison Western. Elle ne sortait jamais de son apparlemenl, mais chacun ressentait vaguement l'influence de sa raideur glacée.

Plusieurs annés se passèrent. Raoul grandissait. C'était un noble enfant, qui eût fait la consolation de son père, si son père avait pu être consolé.

Le duc Jean n'enlrelenait aucune relation avec la France. Sa femme, de temps en temps, recevait des lettres de Paris. Elle les lisait, puis elle les brûlait.

Vers le commencement de l'année 1794, le duc Jean pria William V.'cstern de solliciter pour lui line entrevue avec r/.adame la duchesse.

Depuis quelque temps le duc élait inquiet. La fièvre avait ;succédé chez lui h l'apathie fatiguée de yon désespoir. —Il parlait beaucoup, et ses paroles, étrangement mêlées, semblaient annoncer quelque trouble mental.

William Western demanda reiitrevue à Berthe. Bcrthe refusa.

Berthe était alors une f<"mme de trente-cinq ans.

Ceux qui l'avaient vue à son arrivée en Amérique auraient à peine pu la reconnaître, bien que peu d'années se fussent écoulées depuis celle époque. Il semblait que la main de Dieu eût pesé sur elle. Ses traits n'avaient point changé; mais quelque chose d'immobile et de morne était pn elle. Sa beauté, qui restait parfaite, effrayait et glaçait. Elle paraissait être le fantôme d'elle-même.

La lamille Western redoutait les rares occasions où la bienséance obligeait à la voir. James Western, qui arrivait pourtant à être un jeune homme, frissonnait à son aspect. La petite Louise, en la voyant, devenait pAle et avait peur.

On ne savait point son secret ; mais quelque mystérieuse terreur s'épandait autour de ce spettre Iroid dont la poitrine n'enfermait point un cceur.

On dit que dans les diaphanes ténèbres des nuits polaires, quand l'aurore boréale blanchit le ciel, le voyageur attardé voit luir, parmi l'ombre grise, de longues formes muftles dont le venf soulève les voiles détachées. Elles glissent sur la neige, dont le rayonnant lapis couvre le sol. On voit s'agiter lentement les plis affaissés de leurs mantes, pâles comme des suaires. Elles passent.

Et le voyageur cesse de sentir son cœur. Ses pieds sont de plomb. La sueur se gèle sur ses tempes qui bruissent.

Il chancelle; il tombe sur la voie glacée. Il lermc les yeux sans avoir le temps de faire une prière, et dort son dernier sommeil.

Le lendemain on trouve le long de la route un cadavre durci.

La vue seule de ces filles livides 'de la mort a tué le pauvre voyageur...

Un poète du Nord eût comparé la duchesse à ces démons de la mythologie septentrionale.

A la voir seulement, le pouls battait moins vite, et l'Ame se resserrait, froissée.

Mais le duc Jean l'aimait. Son adoration ne se faliguail point. Il la voyait toujours au travers de la magie de ses souvenirs de France.

Quand William Western lui rapporta la réponse négative de la duchesse, monsieur de Maillepré pleura. Ce cœur énergique était oppressé par l'amour, dompté, vaincu, terrassé. Il n'avait plus ni fierté ni courage.

Il pleura comme un enfant. — Puis il sortit de son appartement et vint frajiper à la porte de sa femme qu'il n'avait point osé aborder depuis plusieurs années.

On tardait à ouvrir. Le duc se mit à genoux en dehors du seuil.

Ce fut une scène honteuse et déchirante, dont le souvenir attriste encore profondément celui qui en fut le témoin.

James Western avait ouvert sa chambre au bruit des sanglots de Jean de Maillepré. Sa chambre était située dans le même corridor que l'appartement de Berthe. Il put tout voir et tout entendre.

Au bout de queli[ues minutes, la duchesse ouvrit ellemême sa porte et demeura debout immobile et raide.

— Madame!... madame! murmura le duc Jean d'une voix entrecoupée. — ayez pitié de moi !

La duchesse le couvrit d'un regard de mépris amer. Monsieur de .Maillepré n'osait point lever les yeux sur elle.

— Ayez pilié, dit-il; — je sojffre tropl... Berthe! oh! je vous le jure, je maudis ma main et mon épée !... Je me repens de l'avoir tué puisque vous l'aimiez...

('es paroles devaient lui briser l'âme et déchirer sa bouche au passage.

Berthe eut un sourire cruel.

— Je nt! savais pas ! re|,irit encore monsieur de Maillepré; — j'i'spérais... Mon Dieu ! que ne m'a-t-il tu(', madame, pour vous faire heureuse!...

James Western (•contait el avait le rouge au front. Parce qnp le spectacle do l'homme fort courbé p-ar la

passion, avili sous le fouet de l'amour, indigne et fait pudeur...

Mais cette femme ! cette femme ! Oh ! que James Western revit longtemps en rêve la ligne impassible de sus sourcils, le Ironceiïienl amer de ses lè>Tes pAles et son regard, — son regard impitoyable qui pesait sur le duc Jean comme un anèl de mort!...

Le duc Jean poursuivait sa navrante prière.

— Berthe ! oh ! Berthe ! disait-il, — si vous pouviez voir mes nuits baignées de larmes vous auriez compassion de moi... Voilà bien longtemps que dure mon châtiment, madame... Je suis à genoux; je vous prie, ayez pitié.

On entendit un bruit sec et strident : c'était madame do Maillepré qui riait pour la première et pour la dernière foii dans la maison de William Western.

Le duc se couvrit le visage de ses mains en gémissant.

Berthe avait cessé do rire. Elle tourna le dos pour s'éloigner...

Alors Jean de Maillepré, par un effort suprême, rampa sur ses genoux, étendant vers elle ses mains suppliantes. Il toucha la robe de soie de Berlhe.

Celle-ci s'arrêta, le regarda, — et le repoussa du pied.

Puis la porte se referma sur Jean de Maillepré qui se mourait...

James Western était bien jeune. 11 apprit ce jour-là jusqu'oii Dieu peut porter la souffrance d'un homme.

La nuit suivante on entendit des cris et des plaintes dans la chambrc«du duc Jean. On voulutentrer afin de le secourir. 11 s'était enfermé.

Le lendemain la cliambre était vide.

On trouva sur la table un billet contenant ces mots :

« William Western, mon ami, je vous laisse ma fennnc et mon lils. Respectez ma femme ; soyez le père de mon fils. »

Le dut Jean avait emporté ses armes.

' Quanil Raoul de Maillepré eut atteint l'âge d'un honmic, il aima d'amour la fdie de William Western.

La duchesse, sa mère, vivait de plus en plus retirée, se livrant avec une sorte de régularité machinale aux pratiques de la religion catholique.

Elle feuilletait des livres de prières. — Mais Dieu entendil l'oraison de ceux qui ne se repQiilent point?

El le cojur que remplit la haine a-t-il le droit de parler au ciel?

La duchesse voyait son fils très rarement. Elle l'accueillail avec une indifférence froide. Elle ne l'aimait pas.

Raoul, au contraire, l'entourait d'idolâtres respects. I semblait qu'il eût hérité de la tendresse aveugle de son père. Rien ne le rebutait. Bien que, suivant l'ancienne loi française qui était sa règle, il fût le chef de la famille, sa soumission ne connaissait point de bornes.

Il demanda leconscntement de la duchesse pour offrir sa main à Louise Western. La duchesse répondit:

— Monsieur le marquis, la coutume n'est point que Maillepré donne son nom à la fille dj quelque petit procureur... Mais si c'est votre envie, faites : cela m'importe peu.

Raoul voulut lui dire que Western était noble et que ses cousins étaient inscrits au pcerage d'Angleterre.

La duchesse le congédia d'un geste fatigué...

William Western avait accompli scrupuleusement les volontés de son malheureux ami. Il avait comble de respect madame la duchesse de Mail|e[iré. 11 avait servi do fière à R:!Oul.

William Western mit la main de Raoul dans la main do sa fille Louise qui l'aimait.

Louise était belle et bonne. —C'était une de ces noiile:-. vierges de l'Union en ([ui l'élément ^aristocratique de la veille Angleterre brille retrempé par une nature toute neuve et par celle vigueur saine des peuples adolescens.

Raoul avait grande liate. — Mais, avaut do l'appeler sa femme, il nvait un din'oirà remplir.

Depuis sept ans déjà le dur Je;in u'avait point reparu.

Etait-il mort?

On uvait pu recueillir rà et là quelques renseignemens vagues et coutratlictoires, dont la discordance épaississait les doutes loin do lesédaircir.

Raoul partit.— James Western, en ce temps, luttait contre une gva\i' et cruelle maladie.

5ans cela, James Western ci\t accompagné Kauul, car il avait gardé aiidivc Jean un religieux souvenir.

Raoïd resta six mois absent. Quand il revint, la familU; ANi'stcru dut perdre toute espéranc;Mle revoir le duc Jean. — .Madame la duchesse, qui avait reçu l'annonce du départ de sou fils sans manifester la moindre émotion, accueillit son retour avec une froideur pareille.

Pourtant son fils avait visité les nations du nord et do Touest. 11 avait vu les grands lacs et traversé ces vastes prairies d'où, bien souvent, on ne revient pas. Mais madame la duchesse n'aimait point son lils.

Elle eut seulement un vague somùre en apprenant qu'il revenait seul.

Après le mariage, elle dit à Louise Western :

— Madame ma bru, de rien que vous étiez, vous voilà devenue aussi haute que pas une, excepté la reine. Relevez la tôte, nia mie, et sachez la porter fièrement comme il convient à une Maillepré

Raoul, marquis de Maillepré, eut de Louise Western quatre enfans : Berthe, Gastofl, Charlotte et Sainte.

Bien que la sortie d^ France du chef de la famille eût - pour cause un fait qui l'excluait naturellement de la liste des émigrés, le nom de Maillepré fut porté sur cette liste. A cette époque, on n'y regardait point do très près, et il faudrait êlre un petit esprit pour faire querelle do si peu à des citoyens laborieux qui avaient tant de têtes à couper...

Le duc Jean était parti pour soutenir la cause de la liberté ; mais il était duc. Et d'ailleurs qu'avait de commun la liberté avec ces hommes au bras sanglant qui léchaieht la guillotine!...

Il est certain que le duc Jean, généreux et libéral qu'il était , eût reculé avec horreur devant le meurtre de Louis XVI.

Raoul de Maillepré avait d'autres idées que son père. Il était opposé non seulement aux hommes de la révolution, mais à son principe.

Il accueillit donc avec joie la nouvelle des événemens de 1815. Sans la grossesse de sa femme, (]ui allait mettiv au monde Sainte, la plus jeune de ses lilles. il serait parti dès cette époque pour la France.

Sou voyage, du reste, ne lut que retardé. Vers la fin de 1819, les Maillepré quittèrent l'Amérique. Le marquis Raoul emportait tous ses papiers de famille, dont partie avait été en là possession du duc et partie dans le portefeuille do la duchesse. Raoul laissait seulement le double des actes qui lui avaient été. nécessaires pour contracter mariage et qui établissaient son état civil.

Raoul de Maillepré eniporlait en outre la dôtde sa femme qui formait une somme d'argent très considéralije parci' que la maison de \\'illiam Western avait prospéré.

Louise embrassa en pleurant sou vieux père, sa mère et James, son frère. L'exil des Maillepré finissait où commençait l'exil de la pauMre Louise.

Pendant plus d'un au. les AN'est'Tn ne reçurent aucune nou\'elle.

Leur inquiétude fut grande, car les deux fàudlles n'en faisaient qu'une seule depuis bren longt(!mps, et malgré l'influence répulsive de madame la duchesse, les enfans de Maillepré étaient foute la joie do la maison Western.

James surtout lut bien triste.

James fit depuis aux: Maillepré un mal peut-être irréparable. Sa nature distraite et facile à entraîner l'égara une foi^ jusqu'au fond d'un précipice...

.Mais sa vie est à Maillepré. — Il pourrait dire qu'une grande partie de sa vie fut donnée à Maillepré...

Six mois environ après le départ du marquis Raoul, des pionniers de l'Ouest apportèrent des indications qui se rattachaient vaguement au duc Jean. Oa parlait d'un blanc de grande taille qui avait vécu seul pendant plusieurs années sur les bords de la Moliawk et qui était fou.

(^et homme, après avoir erré dans les défrichemens, vivait depuis longtemps chez les C.herokées.

James Western ne balançait jamais ([uand il s'agissait de prendre une vaillante résolution. C'était alors un homme dans la force de l'âge, brave et capable do supporter les plus longues fatigues. Malheureusement, son esprit lent et curieux mettait trop souvent sa pensée hors de sa route.

Il prit une carabine et monta à cheval.

H trouva aisément, en dirigeant sa course vers le nordouest, les premières traces du duc Jean, q\ii avait réellement mené la vie d'un sauvage le long des rives de la Mohawk.

On se souvenait de lui : on l'appelait le fou.

De là, il avait passé sur le territoire des nations iroquoises pour s'arrêter aux rives du lac Erié.

Il vivait de chasse. 11 n'approchait jamais un homme.

James Western, à force de s'informer, apprit qu'il avait tourné vers le nord après un court séjour dans les environs du lac.

Western suivit ces traces nouvelles. Les llurons avaient vu le visage pâle visité par le Grand-Esprit (le fou). Il n'avait fait que passer parmi eux, se dirigeant vers l'Ohio.

Western tourna la tôte de son cheval vers l'Ohio, tra- \'ersa les montagnes et arriva aux confins do la Géorgie, sur le territoire des Cherokées.

Là, il trouva quelques vieillards assis sur les cendres d'un grand village incendié.

Les vieillards lui dirent que les colons de la Géorgie et duTenessée avaient vaincu leiy peuple et qu'ils étaient restés seuls pour mourir sur les os de leurs pères.

Us dirent encore (jue les jeunes guerriers do la tribu s'étaient enfuis avec quelques chefs, emmenant les femmes et lej enfans, et cherchant une autre patrie ver.-, le nord.

Et quand Western les interrogea touchant le duc Jean, ils furent bien longtemps avant de comprendre ; — mais enfin l'un des vieillards dit :

— Oguah est un grand chef.

Et les autres répétèrent en secouant leurs tètes rases où se dressait une touffe de cheveux blancs. ^- Oguah est un grand chef.

Western descendit d ■ cheval et s'assit au nnlii'U d'eux. Le premier parmi les vieillards reprit :

— Je suis Oulareli , fils d'Uncas... Mon surnom est la Hache-Tranchante... Ceux qui disent que Oguah est le fils d'un visage-pâle sont des menteurs.

— Je suis Amiz, fils de Doou, dit un autre vieillard ; — mon surnom est le Vautour... Oguah est un Saga more!... Sa tète tourne au vent du Grand-Esprit... Le sang de Oguah est rouge...

Les autres vieillards parlèrent. Western comprit à travers l'emphase mystique do leur langage que le duc Jean, sous le nom d'Oguah, était le chef de la tribu émigrée.

Il remonta à cheval. — Les vieillards demeurèrent accroupis sur les cendres do leur village, attendant la mort auprès des os de leurs pères...

La piste d'une tribu sauvage n'est point facile à suivre. La ruse, qui est la principale préoccupation de l'honime à l'état de nature, multiplie les précautions sur leur passage". Ce- ne sont que feintes, retours, traces effact'us : le cerf n'est rien auprès d'une peau-rouge, qui en remontrerait môme à maîire renard.

Ce qui n'empêche point de très honuêles pliilosophes de passer leur vie à faire de fastidieuses élégies sur la franchise et les autres vertus des sauvages. Ces bonnes gens, qui ont toujours la larme à l'œil, refuseraient un sou à uu pauvre qui passe ; mais ils s'attendrissent à l'endroit des cannibales. Que saint Jean-Jacques leur soit en aide I...

Western d'ailleurs, n'était point l'homme qu'il f;illait

PAUL FÉVAL

pour une entreprise de ce jrenre. Élevé dans les affaires et entouré depuis son enfance d'une nlmosphèrc de projets industriels, il fut arrtMé bien souvent sur sa route par le spectacle de la civilisation affairée aux prises avec l'inerte résistance de la nature. — Ces défricheniens gigantesques de l'ouest, ces luttes extraordinaires du colon hardi contre la puissante virginité du sol, tout cela le saisissait, le détournait.

Ces choses étaient pour lui comme l'os qu'une main étourdie jetterait le long de la vois d'un limier vagabond....

Plus lard, et dans une circonstance plus grave, il devait s'arrêter encore on chemin, — tarder de quelques heures, — el en garder un remords éteinel.

11 marcha longtemps vers l'ouest et traversa le Mississipi dans la saison de l'eau. — L'immense prairie s'étendait devant lui. Sa route était au nord ; car il était probable que les Cherokées avaient cherché un refuge du côti; des grands lacs qui avoiinent h-s Canadas. Western allait fans perdre courage. Il s'égarait bien souvent ; bien souvent il avait h défendre sa vie contre les cavaliers Sioux ou Pawnies, mais d'autres fois il trouvait quelque tribu hospitalière qui le remettait sur la voie perdue.

Une nuit, il s'eiagagea dans une prairie brûlée, vaste plaine rasée par l'incendie, et d'où le vent soulevait des nuages tourbillonnans de cendre. Xa centre de la plaine, lly avait, jetés çà et 15 au hasard, des objets blancs auxquels 1?. Inné voilée ne prêtait que des formes indécises.

James Western s'approcha.

Celait un champ de bataille où gisaient, épars, des os- Fcmcns d'hommes et de chevaux.

Un vieillard, — un de ces personnages étranges dont l'énergique pinceau de Cooper aime à tracer les physionomies, moitié sauvages , moitié civilisées, ^ cuisait tran- «l'-iillemeut sou souper dans un trou...

Ce sont là les auberges de la Prairie.

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