THE PIPE AND POT
Le théâtre royal de Covent Garden est situé dans Bow- Slreet et donne du cùté du nord dans Harle-Slreet. C'est un édifice vaste et médiocrement gracieux; son principal mérite est de n'avoir point été construit par les soins de l'inévitable cl terrible monsieur Nash, ce qui est un heureux et grand hasard.
Ce monsieur Nash, en effet, maçon infatigable, a rebâti la moitié de Londres. On le retrouve partout, partout on reconnaît son équcrre inflexible dans ces maisons rougeâtres, droites, guindées, comme des gentlemen que gênerait l'empois de leurs cravates. Monsieur Nash est le roi du plâtre, le dieu du lil à plomb. — Qu'il soit enterre dans un chAteau de caries!
Il est peut-être mort. — S'il est mort, qu'on jette en guise de fleurs des briques sur sa tombe, ef que Dieu soit instamment prié de ne lui point donner de remplaçant en ce bas univers!
Rien qu'il s it situé sur les confins du quartier fashionable, à égale dislance du Stiand, de Ilolborn et d'Oxford- Street, le théûtrede Covent-Ganlen, comme presque tous les théi'ilres de Londres, est assez mal fréquenté.
Les gens comme il faut {f/ie gentle people) vont au temple plus qu'au spertade, et, de fait, Saint-Paul vaut infiniment mieux que Drury Lane.
Quand le fashion n'a point d'o'cupalion meilleure, les loges de Iialian-opera-house s'emplissent. C'est la salle privilégiée, la seule enceinte admise. Uneexcursion à Drury Lane est une exception, une caravane, une débauche. — Un voyage à Prince's-Theatre passe les bornes de l'excenlricité la plus irîévergondéc. —Quant à Covent-Garden, on y joue les pièces de Sliakspeare. De bonne foi, qui voulez-vous qui aille entendre les rapsodies du vieux Will?
Fi d'inc! à Londres, maintenant, nous avons mieux que toutcda ! Shakspeareestbon tout au plus pour la canaille, *
' Ea français dans Je texte.
LES MYSTERES DE LONDRES
Nous sommes, — et cela est tellement incontestable que le plus débonnaire cokney boxerait bel et bien avec quiconque prétendrait le contraire, — nous sommes le peuple le plus civilisé de l'univers. A cause de cela, voyez la logique! nous trouvons pitoyable tout ce qui se fait chez nous et ne savons admirer que les talens exotiques.
' Ce qui ne nous empêche pas de nous vanter à tout propos de notre supériorité universelle.
Orgueil de paroles, orgueil grossier, vantard, maussade! Humilité d'actions, bumiliié involontaire, hélas! humilité forcée —Contraste ridicule!
Nous jouons le rùle de ce lord qui avait, jurait-il, le plus habile cuisinier, du monde entier et qui dînait tous les jours à la taverne.
Nos chanteurs sont Italiens ou Âllemandsou Français ; nos danseurs sont Français; nos artistes gravent des tableaux français ; nous applaudissons des tragédies françaises jouées par une actrice du Théâtre-Français. — Queliiue jour. Dieu me pardonue, nous traduirons Shakspeare en français afin de le pouvoir comprendre!
Et nous détestons les Français! Lorsque nous mettons un Français dans nos comédies ou drames indigènes, c'est toujours un malheureux, un faquin, un fanfaron couard, un fat loquace...
A cela, soit dit sans offenser nos compatriotes, on ne peut assigner (ju'une raison. Tout débiteur déteste plus ou moins son créancier. Londres emprunte il Paris.
Inde irœ.
Ce soir-là, le théâtre royal de Covent-Garden donnait une représentation allemande. St^s acteurs ordinaires se reposaient pour céder leur place ù une société d'artistes germaniques qui devaient chanter le Freyschulz de Cari Weber.
C'était une œuvre étrangère exécutée par des étrangers, La noblesse et le genlry ' pouvaient donc venir l'admirer sans trop se compromettre.
Dès cinq heures et demie, il y avait foule aux alentours du théâtre. Les public-houses voisins, en s'illuminant, laissaient voir leur intérieur rempli dechaïamls, et les policemen cornnençaient à montrer leurs chapeaux à demi-calottes de cuir £t leurs sceptres de plomb.
A Londres, quand les policemen se montrent, c'est que les voleurs ne sont pas loin. On serait tenté de croire que ces derniers les poursuivent. A coup sur, du moins, ce ne sont pas les policemen qui poursuivent les voleurs.
Au nord du théâtre, dans Ilarte-Street, s'ouvre «ne rue courte et large qui mène dans Long-Acre. Tout le long des trottoirs de celte rue, dans Long-Acre et dans Harte-Sireet, des groupes nombreux slationnaienl.s'iîbritantdeleur mieux contre les flots de lumière qu'épandaient aux alentours les jets multipliés du gaz.
D'un groupe à l'autre allaient et venaient des jeunes femmes merveilleusement parées, lesquelles, après deux ou trois tours de trottoir, allaient se reposer dans quelque publichouse, s'asseyant sans façon sur les genoux d'un habitué.
Dans la rue, ces malheureuses créatures semblaient mériter la qualiticaiion que nous venons de leur donner ; elles avaient toutes Vair ùe jeun, s femmes, mais lorsque, dans les tavernes, on pouvait les considérer de prés, on reconnaissait que beaucoup d'entre elles n'avaient point franchi les limites de l'enfance. Il y avait là des courti>anPS de treize ans, de quatorze ans, mêlées aux vétérans femelles de l'infamie.
Il se rencontrait parmi elles de ravissantes lljles, des visages d'ange, des traits fins, des yeux pudiques. Quelquesunes rougissaient encore pour tout de bon. Mais il y avait de petits démons de quatorze ans qui en eussent remontré aux prostituées émériles du continent ; il y en avait qui eussent distancé en fait de roueries les /ore//« parisiennes, les lorettes, ces sirènes que nous a fait connaître, de ce côté du détroit, le crayon spiriiuel du peintre français Gavarui.
* La nobUne, proprement dite, en Angleterre, ne se compose que des lords et de leur famille. Le gentry vient après et comprend depuis le baronnet jusqu'au simple esquire. — Après le genU7 Tient U public.
En descendant Bow-Streef, et tournant Russell-Lane, à droite du ihéàlre, un trouvait une autre population, ressemblant à la première comme les petits marchands peuvent ressembler à des négocians bien assis. Los grou|)Cs de Brydges-Sireet é aient composés de gens au costiimehjlérodite et besogneux ; les courtisanes, qui allliiaii nt là en quantité plus grande, s'il est possible, que dans Long-.^i re et Harie-Slrect,ctaientvC'l nos d'oripeaux biillans et sans valeur. C'étaient aossi, pour la plupart, des fnfans, mais des enfans suriT.enés, fourbus par la précocité du vice, et qui avaient évidemment cfcompié trop lût la puissance de mal fairo que Dieu laisse à l'homme. L:>, les cabarets étaient plus sombres, les becs de gaz plus rares, l'aligncmeiit dts maisons moins parfait.
Quiconque avait intérêt à se cacher pouvait le faire, — c« qui est précieux aux abords d'un théâtre pour une certaine industrie.
Enfin, au devant même du théâtre, dans une petite nM<i qui mène tortueusement à Drury-Lane, et que ses habitués chérissent sous le nom de BeloreLane (allée de devam), bien que ce ne soit jioint son étiquette ollicielle, ua troisième système de rôdears élablissaitson quaiier-général.— Ceux-U étaient en haillons, et l'a'lée compléleiiient obscure où ils s'abriiaient était en merveilleux rapport avec leur sale et misérable apparence.
Quelques pauvres lilles dont la toilette ne iurait point trop avec ce boueux cloaque et la pileuse assemblée qui s'y cachait, s'égaraient parfois jusque dans Dtfi rc-Lane, en rasant de près et la tête basse les troltoiis de I5ow-Slrcet. Elles trouvaient la encore des cabarets, car les cabarets ne n.anquent nulle part aux environs des théâtres de Lcnîlres, mais quelles cavernes, bon Dieu !
Un de ces public houses, situé à égale distance de lîvW- Street et de Drury-Lane, conservait une sorte d'apparence et semblait regretter des jours meilleurs. A l'exicrit^ur, un débris d'enseigne pendait encore ù une verge de 1er rouillé ; à l'intérieur, le comptoir supportait une douzaine de verics dont six au moins n'éiaient que fêlés, et si le parloir n'avait plus de draperies, il possédait en revanche une leî'.lure complète de toiles d'araignées. Quant au laj), c'ctait un mofcau de décombres provenant de la chuie d'un plafond ; — nul n'entrait jamais dans le tap.
Cette taverne, la plus belle de l'allée, se nommait : T/ie Pipe and Pût.
En ce moment, c'est à-dire une demi heure environ avant l'ouverture du théâtre, elle n'était occupée que par deux ou trois chaUndsi triste mine, buvant et fumant dans le (urloir.
De temps à autre, quelqu'une de ces pauvres filles dont nous avons parlé entrait, moniraità la lueur douteuse d'un quinqaet enfumé son visage d'enfant, Ub.é, llT'lri, vieilli, et ressortait pour accomplir sur les trottoirs voisins sa faction d'infamie.
Puis, à mesure que l'iieure du spectacle avançait, d'autres chalands arrivaient et prenaient un verre de gin dans le comptoir.
— Entrez, Mich, mon beau-frère, dit au dehors une petite voix aigre et cassée ; — entrez le premier. Je suis un homme, que diable ! et je sais la politesse. ^
Presque aussitôt deux couples trav'ersèrcnt le comptoir et entrèrent dans le parloir.
Celait quelque chose de curieux que ces deux couples. Le premier était composé d'une petite fille pouvant avoir treize ans, laquelle donnait le bras à un fort garçon d'une quarantaine d'années. Cette petite tille résumait en elle tout ce que nous avons dit touchant ces prostituées en bas âge qui sont la honte la plus hideuse de LORdres. Elle était frêle, maigre et d'une extrême pâleur que dissimulait mal une csucbe épaisse de rouge grossièrement appliquée. Sa taille, arrêtée avant terme dans sa croissance par des excès de tout genre, avait en petit les caractères d'une taille de femme faite. Sa figure, fatiguée, laissait deviner une beauté souillée en sa fleur, mais si bien souillée et dénaturée qu'il n'en restait plus que des traces a peine saisissables. Ses yeux, bordés par une paupière échauffée, avaient de ces regards hardis
PAUL féval;
qui ne oonnurfnt jamais la pudeur ; sa boudie s'ouvrait coiivnlsiveiiiem |iOur laisser passer les rauques éclats dune voix brisée et hjletanle.
Elle avait nom I.oo-laPoitrinaire
Son cavalier, cjui se nommait Mich, n'avait riftJ de particulier dans sa tournure ni dans son visage. C'était tout simplement un vaphond de Londres, au grand corps développé par le bœufVt l'aie, aux cheveux roux, à la face enluminée. Le remarquable n'était point en lui, mais dans le contraste fr.ippant qui existait entre lui et sa compagne. Loo, en ciTct, quoi qu'elle pût faire, pendait littéralement ù son bras, auquel ss petite main se cramponnait de son mieux.
Le second couple était le coiitrepied exact de celui-ci. Tl se composait d'une £;raiide femmeà l'air dur, insolent, maussade, et d'un tout iielit i;arçon.
La grande femme était véiue comme les porteuses à la mer, c'fst-s-dire qu'elle avait un chapeau féminin, une redingote masculine et des bottes par-dessous ses jupons Toutes les diverses parties de cet éirange unifor.ne étaient dans un état de délabrement convenable, et le chapeau surtout portait de nombreuses traces de coups de vent, — qui étaient peut-être des coups de poing. Elle se nommait Madpe, avaii passé la quarantaine et fumait dans une pipe courte à vaste fourneau.
Son cavalier n'était autre que le petit Snail, frère de Loo-la-Poitrinaire.
Bien que ce quadrille ne fiit pas, à tout prendre, des plus brillans, son entrée fit révolution dans le personnel de " La Pipe et le Pot. » La tavcrniére, Peg Wilcli, horrible vieille comme il en croit dans les boues de Londres et non pas ailleurs, appela son aide Assy, et se précipita vers la case que les nouveaux arrivans venaient de choisir.
— Bonjour, sorcière Peg, dit Snail d'un ton de gentleman; bonjour, Assy-la Rousse ; saluez ma femme Madge et ma sœur Loo, pardieu! saluez mon beau frère l\li(h... Et du gin I et de l'aie ! et de tout ce qu'il y a dans votre sale bouge, damnées... C'est moi qui paiel
— Bien, mon petit monsieur Snail, répondit Peg en sa- \aaRt à la ronde.
— Je ne suis pas pclit 1 s'écria Snail avec colère et en frappant la table boiteuse de son faible poing; — je suis plus grand que ma îœur Lco, qui est la femme de Mich... et Mich a linq pieds six pouces... — Du gin, fiancée du bourreau !
Peg Witch salua de nouveau, sourit et s'en alla chercher à boire.
L'ordinaire, les reines de taverne ne dérogent point ainsi et restent inamovibles derrière le comptoir; mais l'étiquette était chose inconnue à /rt Pi/e p/ /e Po/, et Peg Witch n'était pas une femme comme il faut dans le genre de mistréss ISumett des Jrmes de la Couronve, pour faire ainsi des façons avec ses pratiijues.
— As-tu soif, Loo ? demanda Snail *.
— J'ai toujours soif, répondit Loo;— donne-moi du tabac, Mich... Du diable ti j'en ai un'grain dans n)a boite I...
— Vois-tu, Mich, reprit Snail, je veux te f.iire un sort p;:isquetues l'amant de ma sœur, — à qui je liens lieu de père, le nitre élaiilun pauvre diable d'honnête hsmme.
— Ne parle pas du père, Snail ! dit Loo dont le front se couvrit d'un nuage; —c'est un brave homme... Donne-moi du tabac, Mich.
— Bien, Loo, bien !... Le père est ce qu'il est. . Mais peur ce qui regarde Midi, j'ai une plaie dans ma mamlie... Ma jolie îMadge, voici le gin : un verre à la sanié de votre homme!
Madge 6la sa pipe de sa bouche.
— Mon homme?... répéta-t-elle d'un air étonné.
— Quelle belle voix elle a,ceite peiiteMadge ! s'écria Snail en caressant le mctilon barbu de la porteuse à la mer ; — on
* Commençant ici une série de scènes populmres, nous croyons devoir faire olKcrTcr que le tutoiement est eliose loiil-à-fi:i inusitée îi L^'iidres, même parnà le peuple. Si ildiic, en Iradui ;inl, nous sommes conduiis il emptoyer celte formvile, t'eit pour nous conformer au génie de la langue française.
dirait le basson des Ilorfc-gnards... C'est moi qui suis ton homme, ma gentille... Que diable 1 n'est-ce pas vrai cela?
— C'est jiii.te! dit .Mndge, qui remit sa pipe à sa louihe.
— Et quel emploi veux-tu donc me donner, petit Snail 1 demanda Mich.
— Je te brise les reins si tu m'appelles petit Snail, beaBfrére... C'e.a entendu... Je veux te donner un emploi... Saistu aboyer, Mich ?
— Aboyer ?
— Oui... Moi je sais miauler... Ecoute.
Snail mit lout-h-coup sa tête sous la table, et l'on entendit un miaulement aigu, prolongé, tout plein d'atroces cadences chromatiques.
La grande Madge se leva, tant l'illusion fut complète; Micli regarda sous la table d'î la meilleure loi du monde, ce qui donna l'occasion à Loo de vider le verre de son amant d'un seul trait.
Ce ne fut pas tout, Peg'Witch et Assy-la-Rousse s'élancèrent dans le et mptoir, armées de manches de balais, pour chasser le prétendu matou qai poussait des cris si lamentables.
Le triomphe de Snail était complet.
— Du gin ! sorcière Peg ! dit-il, garde tes manches à balais pour le sabbat... ma sœur Loo étrangle de soif et ma jolie Madge a le gosier sec comme... allons! comme n'importe quoi... Du gin !
— Donne-moi du tabac, Mich ! dit Loo dont la tête était déjà lourde d'ivresse.
— Tu vois si je sais miauler, beau-frère 1 s'écria Snail. Sais-tu aboyer, toi ?
— Ce n'est pas un métier, cela, répondit le grand garçon en haussant les épaules.
— Oh! ce n'est pas un métier !... combien gagnes-tu, Mich, à décharger les allèges sur le port ?
— Trois shellings, pardieu ! c'est connu
— Trois shellings... bien!... Et combien gagnes-tu dans ton métier de filou?
— Parle bas, petit drôle...
— Je ne suis pas petit, de par lo diable ! épais coquin que tu es... Combien gagnes-tu ?...
— C'est selon .. pas grand'chose.
— A boire, Mieh ! dit Loo; — et du tabac.
— Pas grand'cho?e, reprit Snail qui mit la main dans soj gousset et en retira les guinées de Edward and C°; — e\ bien ! moi, voilà ce que je gagne, beau-frère, sans compt r les aubaines.
— A miauler?... dit Mich dontles gros yeux exprimaient une stupéfaction complète.
— A miauler, mon beau-frère, ft miauler comme un matou au mois de mars... Tiens, ma jolie Madge, je te donne une guinée .. prends!
Madge en prit deux sans dire merci.
— Et moi ? demanda Loo.
— Toi, je te donne à boire... eh bien ! Mich?
— Je voudrais savoir aboyer, Snail.
— Il faut apprendre... Vois-tu, Mich, au lieu de battre la pauvre Loo quand elle ne t'apporte pas le soir une couronne, tu lui donnerais un bowl de grog bien chaud, pour sa poitrine qui la tue, pauvre fille !
Il y avait une nuance île sensibilité vraie dans ces paroles du petit Snail, qui reprit bitMôi d'un air fanfaron r
— Quand tu sauras aboyer, beaii-lrère, n^a protection te vaudra l'emploi deSaunie l'Ecossais ; — tu connais Saunie, le premier amant de Lco.' — qui est mort aujourd'hui.*, par accident.
— Mort 1 répéta Loo d'une voix ranque ; — il n'y a plus de gin!
— Du gin, sorcière PegI ma sœur Loo a soif, et il faut humecter sa pauvre poitrine... Est-ce entendu, Mith?
— C'est eiiienilu... Je remplacerai Saunie.
On apporta du gin. Le quadrille but, fuma et but encore durant un (|uart d heure environ. Au bout de ce temps, il se lit un mouvemen' dans la rue.
— L'ouverture ! dit Snail en se levant; —viens-tu, Mich?
LES MYSTÈRES bs LONDRES.'
— Allons, Lool cria Mich ;— debout, paresseuse! debout et travaillons I
Loo ouvrit ses yeux morts, puis les referma et mit sa (ête sur la table.
— J'ai du feu l:"i dedans! murmura-t-elie en montrant sa poitrine maigre et liaWlante.
— Pauvre Loo! dit Snail avec attendrissement. — Je te paie sa soirée deux shellings, Mich... Laisse-la ici!... Sorcière Peg, donnez du gin à la jolie Madge et .'i Loo tant qu'elles vous en demanderont... et que le diable vous confonde, sorcière Peg !
Snail sortit précipitamment avec l^lich et enfila au pas de course Before-Lane. Les deux beaux- frères se trouvèrent bientôt devant la façade de Covent-Garden dont les portes s'ouvraient à ce moment.