I^ E QUINQUINA
Tout ce qui l’eavironne est d’un triste présage ;
Sa moitié, des enfants, l’un l’appui de ses jouis,
Un autre entre les bras de ses chastes amours,
Une fille pleurante , et déjà destinée
Aux prochaines douceurs d’un heureux hjménée.
Alors , alors , il faut oubber ces plabirs. •
L’ame en soi se ramène , encor que nos désirs Renoncent à regret à des restes de vie.
Douce lumière , hélas ! me seras-tu ravie ?
Ame , où t’envoles-tu sans espoir de retour ?
Le malade, arrivé près de sou dernier jour Rappelle ces moments où personne ne songe Aux remords urop tardifs où cet instant nous fdonge. Sur ce qu’il a commis U tâche à repasser:
En vain ; car le transport à ce foible penser > - .
Fait bientôt succéder les folles rêveries ,
Le délire, et souvent le poison des furies.’ ' "
On tente l’émétique alors infructueux;
Puis l’art nous abandonne au remède des voeux. Pandore, que ta boîte en maux ctoit féconde !
Que tu sus tempérer les douceurs de ce monde !
A peine en sommes-nous devenus, habitants , Qu’entourés d’ennemis dès les premim instants , ■
Il nous faut par des pleurs ouvrir notre carrière.
On n’a pas le loisir de goûter la. lumière.
Misérables humains y combien possédez-vous.
Un présent si cher et si doux ?
Retranchez-en le .temps dont Morphée est le maître , Retranchez ces jours superflus .... . >
Où notre ame ignorant son être-.. > .. . . ••
Ne se sent pas encxire, ou.bien ne se sent plus:- Otez le temps des sbinsy celui des inaladks,' •'