‹ Les amours de Psyché et de Cupidon, avec le poëme d'AdonisChapitre 49 sur 53 · I^ E QUINQUINA · texte numérisé non relu

I^ E QUINQUINA

Tout ce qui l’eavironne est d’un triste présage ;

Sa moitié, des enfants, l’un l’appui de ses jouis,

Un autre entre les bras de ses chastes amours,

Une fille pleurante , et déjà destinée

Aux prochaines douceurs d’un heureux hjménée.

Alors , alors , il faut oubber ces plabirs. •

L’ame en soi se ramène , encor que nos désirs Renoncent à regret à des restes de vie.

Douce lumière , hélas ! me seras-tu ravie ?

Ame , où t’envoles-tu sans espoir de retour ?

Le malade, arrivé près de sou dernier jour Rappelle ces moments où personne ne songe Aux remords urop tardifs où cet instant nous fdonge. Sur ce qu’il a commis U tâche à repasser:

En vain ; car le transport à ce foible penser > - .

Fait bientôt succéder les folles rêveries ,

Le délire, et souvent le poison des furies.’ ' "

On tente l’émétique alors infructueux;

Puis l’art nous abandonne au remède des voeux. Pandore, que ta boîte en maux ctoit féconde !

Que tu sus tempérer les douceurs de ce monde !

A peine en sommes-nous devenus, habitants , Qu’entourés d’ennemis dès les premim instants , ■

Il nous faut par des pleurs ouvrir notre carrière.

On n’a pas le loisir de goûter la. lumière.

Misérables humains y combien possédez-vous.

Un présent si cher et si doux ?

Retranchez-en le .temps dont Morphée est le maître , Retranchez ces jours superflus .... . >

Où notre ame ignorant son être-.. > .. . . ••

Ne se sent pas encxire, ou.bien ne se sent plus:- Otez le temps des sbinsy celui des inaladks,' •'

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