CHANT PREMIER
Le{>eu qui s’en produit sort du lieu non gonûéy Comraç on voit l’air sortir d’un ballon mal enflë.
La valvule en la veine, au ballon la languette,
Geôlière peu soigneuse à fermer la prison ,
Laisse enfin échapper la matière inquiète :
Aussitôt les esprits agitent sans raison , • >
Deçà , delà , par tout où ie hasard les pousse, '
Notre corps qui frémit à leur moindre secousse;
Le malade ressemble alors à ces vaisseaux
Que des vents opposés et de contraires eaux
Ont pour but du débris que leurs fureurs méditant;
Les tninistres d’ÉoIe et le flot les agitent;
Maint coup, maint tourbillon les pousse à tous moments, Frêle et triste jouet de la vague et des vents. :
Emtel et pire état le frisson vient réduire.
Ceux qu’un chaud véhément menace de détruire.
Il n’est muscle ni membre en l’assemblage entier Qui ne semble être près du naufrage deipier.
De divers ennemis à l’envi nous traversent ,
Malheureuse carrière où ccs démons s’exercent
Si le mal continue , et que d’aucun repos La fièvre n’ait borné ses funestes complots , ■
Dans les fébricitants il n’est rien qui ne pèche :
Le palais se noircit , et la langue se sèche ;
On respire avec peine, et d’un fréquent efibrt:
Tout s’altère ; et bientôt la raison prend l’essor. ‘
Le médecin confus redouble les alarmes.
Une famille toute en larmes . . '
Consulte ses regarda : il a beau déguiser, - >
Aucun des assistants ne s’y laisse abuser.
Le malade lui même a l’œil sur Itor visage. . •