‹ Les amours de Victor BonsenneChapitre 32 sur 39 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Le théâtre représente un parc magnifique avec un château et des jets d'eau.

Le prince de Monténégro raconte à son confident, que nous appellerons Ferdinandolo, qu'il est dans le plus terrible embarras. Ferdinandolo lui demande pourquoi. Alors le prince commence l'exposition, et il lui dit :

— Tu sais depuis bien longtemps que ma sœur, la duchesse de Santa-Croce, a eu un enfant que tu as dû faire disparaître. (Trouble de Ferdinandolo.) Tu l'as fait disparaître 7

— Oui, seigneur.

— Tu mens, misérable.

— Je vous le jure, seigneur... (Le prince lève son poignard.)

— Tu mens, Ferdinandolo... Avoue la vérité, vil traître. Ferdinandolo, à genoux, avoue qu'il a confié Carista, cette

fille précieuse, à une femme qui venait de perdre sa fille, et qui l'a prise pour la remplacer.

Le prince. — Tu mourras si tu ne sers plus fidèlement ma vengeance !

Ferdinandolo épouvanté promet; mais il dissimule, car il a le projet de sauver la jeune tille.

Le prince s'éloigne après avoir dit à Ferdinandolo :

— Attends mes ordres et tremble !

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