MÉLODIE XX
N’oublions pas le champ de bataille où périrent les plus fidèles et les derniers des braves.
Ils tombèrent tous ! la brillante espérance que nous avions chérie , disparut avec eux, et s’éteignit dans leur tombeau !
Oh ! si nous pouvions arracher à la Mort ces cœurs palpitans, pour livrer encore une fois à la face du ciel, le combat de la Liberté !
Si la chaîne que la Tyrannie riva autour de nous, pouvait alors se briser un instant 5 oh! ni l’Homme, ni les Cieux ne la refermeraient !
Mais l’heure est passée! Quoique le nom de notre ï vainqueur puisse vivre dans l’Histoire, maudite soit la marche du conquérant qui foule aux pieds des I cœurs nobles et libres!
Oh ! bien plus cher que les trophées de tous ceux qui se sont élevés à la gloire sur les ruines de la Liberté, est la tombe, ou la prison, illustrée du nom d’un patriote !