APRÈS LA BATAILLE
La Nuit descendit et enveloppa les vainqueurs; l’éclair fit entrevoir la colline éloignée, où ceux qui perdirent ce jour terrible, s’assemblèrent , épuisés et en petit nombre, mais encore intrépides ! L’espoir du guerrier , l’ardeur du patriote , à jamais obscurci, à jamais traversé ! Ah ! qui racontera ce qu’éprouvent les héros, quand tout est perdu, hors la vie et l’honneur !
La triste et dernière heure du r£ve de la Liberté , et de la lutte de la Valeur, s’écoula lentement, tandis que , silencieux, ils veillèrent, jusqu’à ce que le premier rayon du matin brilla, et leur prêta sa lumière pour mourir ! ' *
II' est un monde où les âmes sont libres , où les tyrans ne corrompent pas les dons de la Nature : si la Mort n’est que l’entrée de ce monde brillant , oh ! qui voudrait vivre esclave en celui-ci ?