‹ Les amours des anges, et les mélodies irlandaisesChapitre 47 sur 48 · I O NOTES · texte numérisé non relu

I O NOTES

a rejeté cette fiction avec indignation. Saint Chrysostôme, dans sa vingt-deuxième homélie sur la Genèse, en démontre vivement l'absurdité (1) , et saint Cyrille considère une supposition telle que syyuç papiaç, « comme voisine de la folie (2). » Selon ces Pères (et leur opinion a été suivie par tous les théologiens, depuis saint Thomas jusqu'à Caryl et Lightfoot (3) ) , le terme de « fils de Dieu » doit être compris comme désignant les descendans de Seth par Enos, famille particulièrement favorisée du Ciel, parce que ce fut parmi elle que les hommes commencèrent , pour la première fois, « à invoquer le nom du Seigneur; » tandis qu'ils supposent que, « par les filles des hommes, »

(1) Un des argumens de Chrysoftome, c'est que, dans l'Ancien- Testament , les Anges ne sont nulle autre part appele's « fils de Dieu ; » mais son commentateur, Montfaucon, prouve qu'il s'est trompé, et que , dans le livre de Job, ils sont désigne's ainsi (ch. i, ver. 6), tant dans l'original hébreu que dans la Vulgate, quoique effectivement ce nom ne se trouve pas dans la version des Septante, la seule, dit-il , qu'ait lue saint Chrysostôme.

(2) Lib. 11, Glaphyrorum. — Philsestrius, dans son Enumération des he'résies, classe parmi elles cette Histoire des Anges, et dit qu'elle doit être rangée au nombre de ces fictions sur les Dieux et les Déesses , sorties de l'imagination des poètes païens. <( Sicuti et paganorum et poetarum , mendacia adserunt deos deasque transformatos nefanda , conjugia commisisse. » (De Hceres, édition de Basil, p. 101.)

(3) Lightfoot dit : « Les fils de Dieu ou les membres de l'Église, et la progéniture de Seth, se marièrent indifféremment et au hasard avec les filles des hommes ou la race de Caïn, etc. » Je trouve dans Pôle que, selon la version Samaritaine, la phrase peut être comprise comme signifiant « les fils des juges. » Tant le mot hébreu, Elohim, est susceptible de recevoir diverses interprétations.

on désignait la race corrompue de Caïn. La probabilité , cependant , est que les mots en question auraient dû se traduire par ceux-ci : « Les fils des nobles, ou les grands, » comme nous les voyons interprétés dans le Targum d' Ankelos (la plus ancienne et la plus fidèle de toutes les paraphrases chaldéennes), et comme il paraît, d'après Cyrille , que la version de Symmaque les rend aussi. Cette traduction du passage lève tous les doutes , et débarrasse l'Histoire Sacrée d'une extravagance qui peut plaire à l'imagination du poëte , mais qui ne peut s'accorder avec nos idées philosophiques et religieuses.

« Et qui, à chaque instant de la nuit et du jour , transmet- » tenta travers leurs innombrables légions, l'écho de sa pa- » rôle lumineuse. »

Saint Denis (de Cœlest. hierarch.') est d'avis que lorsque Isaïe représente les Séraphins comme se criant « les uns aux autres , » son intention est de décrire ces conrinunications de la pensée et de la volonté divine , qui passent continuellement des ordres supérieurs des anges aux ordres inférieurs, oix v.cù aurouç touç ■S'iorarouç Izpaoïu. oi ■S-îoAo-yot tpafftv s-cspov ttooç to-j èrspov v.sy.pcx.ysva.1, aatpaç pu toutw, '/.aâomep oip.ou, c?ïjÀouvtsç , oxt tcôv 3rzoloyr/.ùv yvwîrewv ot it paroi roiç fevrêpoiç pei:x$i$oa.Q'i.

Voir aussi , dans la paraphrase de Pachymère sur Saint Denis, chap. 2 . un passage assez frappant dans lequel il représente toutes les créatures vivantes comme étant , à un degré plus fort ou plus faible , « les échos de Dieu. »

NOTE 5, PAGE l6.

« Je vis , du haut de l'élément azuré , une des plus belles » fdles des hommes à demi-voilée dans le cristal transparent » d'un ruisseau- »

Ce passage est fondé sur l'autorité , ou plutôt sur l'imagination de quelques-uns des Pères qui supposent que les femmes de la terre furent apperçues pour la première fois, parles anges, dans cette situation. Saint Basile en a même fait sérieusement le motif d'une règle assez rigoureuse pour la toilette de ses belles pénitentes, ajoutant : i/.nvov yap zaxi iza.pot.yuuv ov^évov Y.xXkoç xai utouç Seov xpoç Yiiïovfiv ■j/ovj3âua,at, v.xi. wç àv5pco7rou; Sta. txvtyiv àizoSvw/.ovToiç ,3-vïjtouç à.no$eil;<xi.

« Esprit de cette belle étoile , habitant, etc. »

L'opinion de Kircher, de Riccioh, etc., ( et je crois que c'était, jusqu'à un certain point, celle d'Origène), est que les étoiles sont mues et dirigées par des intelligences ou des anges qui président à leurs destins. Entre autres passages de l'Écriture à l'appui de cette notion , ils citent ces mots du livre de Job : « Quand les étoiles du matin chantèrent ensemble. » — Sur quoi Kircher remarque : « Non de materialibus intelligitur. » ( Itin. 1 . Isagog. astronome Voyez aussi le très-prolixe commentaire de Caryl sur le même texte.

DES AMOURS DES ANGES. 2l3

« Les célestes gardiens qui veillent près du trône , etc. »

« Les gardiens (^watchers'), race du Ciel. » Livre d'Enoch. Dans Daniel aussi, les Anges sont appelés gardiens. — « Voici que tout-à-coup un ange gardien et un Saint descendirent du ciel. » chap. iv. v. i3.

« Alors ce breuvage enivrant de la terre, etc. »

Pour tout ce qui a rapport à la nature et aux attributions des anges, à l'époque de leur création, à l'étendue de leur science , et au pouvoir qu'ils possèdent , ou qu'ils peuvent prendre parfois de remplir les fonctions humaines, comme de manger, de boire, etc., etc., je renverrai ceux qui désireraient de plus amples informations sur ce sujet, aux ouvrages suivans : Traité sur la hiérarchie céleste , écrit sous le nom de Denis l'Aréopagiste , dans lequel, parmi beaucoup de choses lourdes et puériles,, on trouve quelques notions sublimes sur l'action ou l'influence de ces créatures spirituelles ; — Questions « decognitione angelorum, » de saint Thomas, dans lesquelles il examine fort au long plusieurs points obscurs , tels que de savoir « si les Anges s'éclairent mutuellement, s'ils. se parlent entre eux, etc., etc.»; — le Thésaurus de Cocceius , contenant plusieurs extraits des

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ouvrages de presque tous les théologiens qui ont traité ce sujet; — les neuvième, dixième et onzième chapitres, du sixième livre de « l'histoire des Juifs , » oùsontrapportées toutes les rêveries extraordinaires des Rabbins (1) sur les Anges et les Démons; — les Questions attribuées à saint Athanase ; — le Traité de Bonaventure , sur les ailes des Séraphins (2) ; et, en dernier lieu, le lourd in-folio de Suarez « de Angelis 3 » où le lecteur trouvera tout ce qui a jamais été imaginé ou raisonné sur un sujet que de tels écrivains ont seuls pu rendre aussi ennuyeux.

(1) Le passage suivant peut donner une idée de ce bizarre ouvrage : « Les Anges ne savent point la langue chaldaïque; c'est pourquoi ils ne portent point à Dieu les oraisons de ceux qui prient dans cette langue. Ils se trompent souvent; ils ont des erreurs dangereuses; car l'Ange de la mort , qui est chargé de faire mourir un homme, en prend quelquefois un autre, ce qui cause

de grands désordres Ils sont chargés de chanter devant Dieu

le cantique : « Saint, saint est le Dieu des armées ; mais ils ne remplissent cet office qu'une fois le jour, dans une semaine, dans un mois , dans un an , dans un siècle ou dans l'éternité. L'Ange , qui luttait contre Jacob , le pressa de le laisser aller, lorsque l'Aurore parut, parce que c'était son lourde chanter le cantique ce jourlà , ce qu'il n'avait encore jamais fait. »

(2) Je n'ai pu consulter cet ouvrage ( qui, malgré son titre, est probablement aussi ennuyeux que tous les autres), l'ayant vainement cherché dans la Bibliothèque royale à Paris, quoique je fusse aidé par le zèle et la complaisance de MM. Langlès et Van- Pradt, dont l'administration libérale de ce très-libéral établissement, leur donne tant de titres à la vive et sincère reconnaissance du monde littéraire , non-seulement pour l'effet immédiat d'une telle conduite, mais aussi pour l'exemple utile qu'elle donne.

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« Alors la coupe fatale épancha pour la première fois sa » liqueur sur mes lèvres. »

Quelques-unes des circonstances de cette partie du poëme m'ont été suggérées par la Légende orientale des deux anges , Harut et Marut , racontée par Mariti , qui dit que l'auteur du Taalim fonde là-dessus l'origine de la prohibition du vin chez les Mahométans. Le Bahardanush rapporte l'histoire différemment.

« Pourquoi les anges malheureux partagent-ils avec les » hommes le fatal privilège de voir? » -

Tertullien imagine que les paroles de saint Paul , « la femme doit avoir un voile sur la tête (i), à cause des anges , » se rapportent évidemment aux funestes effets que la beauté des femmes produisit autrefois sur ces êtres spirituels. Voyez l'étrange passage de ce Père ( de Virgin. Velandis) , commençant ainsi : « Si enim propter angelos , » etc., où son éditeur, Pamelius, essaie de sauver sa moralité aux dépens de sa latinité, en substituant le mot excussat à excusât. De tels exemples d'indécorum ne sont , cependant , que trop communs chez

(i) Première Épître aux Corinthiens, xi. ( Traduction du docteur Macknight, p. 10.)

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les Pères de l'Eglise. Je n'ai besoin pour appuyer cette assertion , que de renvoyer le lecteur à quelques passages du Traité du même écrivain , intitulé « De anima ; » aux second et troisième livres du Pédagogue de Clément d'Alexandrie , et aux exemples que La Mothe le Vayer a tirés de saint Chrysostôme , dans son Hexaméron Rustique, journée seconde.

« Depuis le jour où Lucifer entraîna dans sa chute le tiers m des étoiles brillantes , etc. »

« Et sa queue entraîna le tiers des étoiles du Ciel , et les jeta sur la terre. » Révélât, xn, 4> — « Docent sancti ( dit Suarez ) supremum angelum traxisse secum tertiam partem stellarum. » Lib. 7. Cap. 7.

« Rien de si radieux ne s'était élevé, revêtu de la beauté » terrestre, pour réparer dans les Cieux cette perte de lumière » et de gloire . »

L'idée des Pères de l'Eglise était que les vides que cette chute avait faits parmi les difFérens ordres des anges , devaient être remplis par la race humaine. Une autre opinion , soutenue par l'autorité du pape , c'est que ce ne fut que le dixième ordre de la hiérarchie céleste qui tomba , et que par conséquent , les promotions qui parfois ont lieu de la terre au Ciel , ne sont destinées qu'à compléter ce seul grade : ou , comme l'explique

Salonius (Dial. in Eccl.) — « Decem suntordines angelorum , sed unus ceoidit per superbiam , et idcirco boni angeli semper laborant , ut de hominibus numerus adimpleatur , et proveniat ad perfectum numerum, id est, denarium. » Selon quelques théologiens, les vierges seules étaient admises « ad collegium angelorum ; » mais l'auteur du (1) « SpeculumPeregrinarumQuœstionum» leur dispute ce privilège exclusif : — « Hoc non videtur verum , quià multi , non virgines , ut Petrus et Magdalena, multis etiam virginibus eminentiores sunt. » Decad. 2, Gap. 10.

NOTE I I , PAGE 5o.

«C'était Rubi. »

J'aurais pu choisir peut-être un nom plus poétique ; mais j'ai voulu par celui-ci (comme par celui de Zaraph dans la seconde histoire ) définir la classe particulière d'Esprits à laquelle l'ange appartenait. L'auteur du livre d'Enoch qui estime à deux cents, le nombre des anges qui descendirent sur le mont Hermon , dans l'intention de faire l'amour aux femmes de la terre, donne les noms de leurs principaux chefs. — Samyaza , Urakabaramiel , Akibiel, Tamiel, etc., etc.

Dans le culte hérétique qu'on rendait aux anges, pendant les premiers siècles du Christianisme , une des cérémonies les plus importantes était, à ce qu'il semble , de les nommer: car cette pratique est expressément défendue

(f) /*'. Bartholoniœiis Sibylla.

par le 35e canon du Concile de Laodicée , èvoastÇe» rovç àyyûovç. Josephe mentionne aussi , parmi les rits religieux des Esséniens, leur serment de conserver les noms des anges : GWztipviGStv roc twv àyyskàv ôvo^ara. Bell. Jud. lib. il. cap. 8. Voyez sur ce sujet Van-Dale , de Origine et Progress. idolatr. , cap. g.

NOTE 12, PAGE 5û.

« Ces brillantes créatures nommées Esprits de Science. »

Le mot chérubin signifie science ou savoir, — tô j-joœtixov aÙTwv v.ai Ssoiztiv.ov, suivant l'expression de saint Denis.

De-là vient qu'Ëzéchiel , pour exprimer la multiplicité de leurs connaissances, les représente comme « pleins d'yeux. »

NOTE l5j PAGE 52.

« A erabla , dans les bosquets nouvellement créés d'Eden, » les puissances angéliques pour contempler, etc. »

Saint Augustin, parlant sur la Genèse , semble presque admettre que les anges eurent quelque part ( aliquod ministerium ) à la création d'Adam et d'Eve.

NOTE l4> PAGE 38.

« J'avais vu naître la première femme, Eve, dans ce pa- •>-> radis splendide , etc. »

La question de savoir si Eve a été créée dans le Pa-

DES AMOURS DES ANGES. 2ig

radis, ou en dehors , a été l'objet de beaucoup de doutes et de controverses parmi les théologiens. A l'égard d'Adam , tous s'accordent à dire qu'il a été créé tors du Paradis. Un commentateur a pris de-là occasion de demander avec beaucoup de cbaleur « pourquoi la femme, qui est la plus ignoble créature des deux, a-t-elle été créée dans le Paradis? (1) » D'autres, au contraire , regardent cette distinction comme un juste hommage rendu à la beauté supérieure et à la pureté de la femme ; quelques-uns poussent le zèle jusqu'à penser que si le lieu de sa création n'était pas déjà le Paradis , il le devint , en son honneur, aussitôt après cet événement. Josephe est un de ceux qui croient qu'Eve fut formée en dehors du Paradis. Tertullien, parmi les Pères, est du même avis; et, parmi les théologiens, Rupert, qui, pour lui rendre justice, ne manque jamais l'occasion de montrer ses préventions contre le beau sexe. Pererius , cependant, (et son opinion est regardée comme la plus orthodoxe) pense qu'il est beaucoup plus conforme à l'ordre de la narration de Moïse, ainsi qu'aux sentimens de Basile et des autres Pères, de conclure qu'Eve fut créée dans le Paradis.

NOTE l5, PAGE 38- « Témoin aussi de son erreur. »

L'étendue comparative de la faute d'Eve , la proportion qu'elle a avec celle d'Adam , sont d'autres points

(0 « Cur denique Evam , quœ Atlamo ignobilior erat, forma vit lira Paradisum? »

qui ont exercé le fatigant génie des commentateurs ; et ils semblent généralement convenir (toujours à l'exception de Rupert ) que, comme Eve n'était pas encore créée quand la défense fut faite, et que, par conséquent, elle n'avait pu l'entendre , ( conclusion qui se trouve confirmée d'une manière remarquable par le récit inexact qu'elle en fait au serpent) (1), sa part du crime de désobéissance est beaucoup plus légère que celle d'Adam (2). A l'appui de cette croyance, Pererius remarque que c'est à Adam seul que Dieu adresse ses reproches pour avoir mangé du fruit défendu, parce que l'ordre n'avait été donné originairement qu'au seul Adam. Un autre commentateur, Hugues de Saint- Victor, pousse la galanterie au point de regarder ces paroles : « Je mettrai une inimitié entre toi et la femme , » comme une preuve que le beau sexe fut, dès ce moment, enrôlé au service du ciel , devant être l'obstacle et le principal ennemi contre lequel l'Esprit du mal aurait à lutter dans ses excursions sur ce monde : « Si deinceps Eva inimica Diabolo, ergo fuit grata et arnica Deo. »

(1) Rupertconsidère ces variantes comme faites avec intention et prévarication; il y voit le premier exemple d'une fausse interprétation volontaire des paroles de Dieu , faite dans le but de seconder la corruption et les mauvais penchans de la nature humaine. (Voyez De Trinitat., lib. m, cap. 5.)

(2) Caietanus prononce que l'offense d'Eve est : « minimum peccatum. »

TMOTE l6 j PAGE 3g.

« La nommer , le croirez-vous?.... sa vie , sa chère vie ! »

Chavah (ou Eva , comme dans ia version latine) a la même signification que le mot grec Zoe.

Epipliane , entre autres , n'est pas peu surpris de voir Adam donner ce nom à Eve , aussitôt après ce terrible arrêt de mort : Tu es poussière , etc. , etc. (i). Quelques commentateurs pensent que ce nom est un sarcasme prononcé par Adam dans la première amertume de son cœur : dans le même esprit d'ironie (dit Pererius) que celui des Grecs en nommant leurs furies Euménides , ou Douces (2). Mais l'évêque de Châlons rejette cette supposition : « Explodendi sanè qui id nominis ab Adamo per ironiam inditum uxori suae putant ; atque quod mortis causa esset, amaro joco vitam appellasse (3). »

Avec le même spleen contre les femmes , quelques-uns de ces « distillateurs des Saintes Lettres » ( comme les nomme Bayle ), en traduisant le texte, « je lui ferai une compagne assortie à lui, » rendent ainsi ces trois derniers mots, « contre ou contraire à lui, » (interprétation à laquelle il paraît que l'original peut se prêter) , et les représente comme une prophétie des contradictions et des

(1) VLou (isriz ro ànov(rc(t , yv\ si xxi si; yyv àKstewy, (aitol tjji/ Trapzfizaiv. Kxi yv Ôcevfiaia-Tov art (âstol t^v Ttzpeefioseriv txutvjv ryv (j.sy:4tyv £%%&> £7r&ivv^ixv- (Hœres., 78, § 18- T. 1. édit. Paris. 1622.)

(2) Lib. vi, p. 234-

(3) PontusTyard (de Recta nominum ImpositinneJ p. 14 )

perplexités que les femmes font éprouver auxhommes dans le cours de la vie.

Il est assez étrange que ces deux exemples de la malignité des commentateurs aient échappé aux recherches de Bayle , dans son curieux article sur Eve. Il aurait trouvé un autre sujet de discussion également à son goût, dans la ridicule dissertation de Gataker sur la connaissance qu'avait Eve de -zi-^vr, vffwçtm , et sur la notion d'Epiphane, qu'elle lui fut enseignée dans une révélation particulière du ciel. — Miscellan. lib. 1 1-, cap. 3p;,pag. 200.

« O idole de mes rêves! qui que tu sois, mortel, ange, ou » demi-dieu! »

Dans un article sur les Pères de l'Église, qui parut, il y a quelques années, dans la Revue d'Edimbourg ( n° 4-j ), et auquel j'ai emprunté quelque chose pour ces notes (ayant sur lui le droit de « quiddam notum propriumque » que Lucrèce donne à la vache sur le veau), on trouve la remarque suivante : « La croyance d'un commerce entre les anges et les femmes , fondée sur une fausse version du texte de la Genèse , est une de ces idées extravagantes de saint Justin et des autres Pères, qui démontre combien ils étaient encore peu affranchis des grossières superstitions de la mythologie païenne, et qui prouve, qu'à beaucoup d'égards, leur Ciel n'était que l'Olympe sous un autre nom. Cependant on peut difficilement leur en vouloir de cette erreur, lorsque l'on se rappelle que nous devons peut-être à leurs anges amoureux, le monde fan-

tastique des Sylphes et des gnomes, et que nous ne posséderions probablement pas aujourd'hui le plus délicieux poëme de Pope , si la version des Septante eût rendu fidèlement le texte de la Genèse.

Le passage suivant du comte de Gabalis , choisi entre plusieurs autres, est un de ceux qui confirment cette remarque : — « Ces enfans du ciel, s'étant fait aimer des filles des hommes , engendrèrent des géans ; et les mauvais cabalistes Josephe et Philon (comme tous les Juifs sont ignorans), et après eux tous les auteurs que j'ai nommés tout à l'heure, ont dit que c'était des anges, et n'ont pas su que c'était les Sylphes et les autres peuples des élémens, qui, sous le nom d'enfans d'Éloim, sont distingués des enfans des hommes. » Voyez Entretien Second.

NOTE l8, PAGE 5o.

« Tant elle était fière de l'amour de son chérubin ! »

« Nihil plus desiderari potuerint quœ angelos possidebant, — magno scilicet nupserant. » Tertullien, de HabituMulieb., cap. 2.

NOTE ig, PAGE 5l.

« Alors, pour la première fois, les diamans, semblables à » des yeux qui brillent au milieu des ténèbres, furent sur- » pris dans leur retraite obscure , etc. »

«Quelques gnomes, désireux de devenir immortels , avaient voulu gagner les bonnes grâces de nos filles, et

leur avaient apporté des pierreries dont ils sont gardiens naturels : et ses auteurs ont cru , s'appuyant sur le livre d'Enoch mal entendu, que c'étaient des pièges que les anges amoureux », etc. etc. — Comte de Gabalis.

Tertullien attribue tous les principaux ornemens qui composent la parure des femmes, tels que les colliers, les bracelets, le rouge, la poudre noire pour les cils, aux recherches que firent ces anges déchus , dans les retraites les plus cachées de la nature , et aux découvertes qu'ils étaient à même de faire , grâce à leur divinité, de tout ce qui pouvait orner la beauté de leurs favorites terrestres. Le passage est si remarquable que je le citerai en entier : — « Nam et illi qui ea constituerant , damnati in pœnam mortis deputantur : illi scilicet angeli , qui ad filias hominum de cœlo ruerunt , ut haec quoque ignominia faeminœ accédât. Nam cùm et materias quasdam bene occultas, et artes plerasque non benè revelatas , seculo multô magis imperito prodidissent ( siquidem et metallorum opéra nudaverant , et herbarum ingénia traduxerant , et incàntationum vires provulgaverant , et oranera curiositatem usque ad stellarum interpretationem designaverant (propriè et quasi peculiariter faeminis instrumentum istud muliebris gloriae contulerunt : lumina lapillorum quibus monilia variantur , et circulos ex auro quibus bracbia arctantur ; et medicamenta ex fuco , quibus lanœ colorantur, et illum ipsum nigrum pulverem quo oculorum exordia producuntur. » De Habitu Mulieb. Cap. 2. — Voyez aussi « De Cultu Faem., » cap. 10.

« Qui ajoute une nouvelle force à Y aimant de ses char- » mes (1). »

La même image, appliquée aux attraits de la femme, se trouve dans un singulier passage de saint Basile , dont voici la conclusion : «AiaT>jv ivoutrav -/ara tou àppevoç aÙTriç fvuiy.riv $vvK<rSreix.v > wç Giânpoç, fwp.i , nopptùâsv ix.ct.yvzx iç , to'jto îrpoç laurov fïetyfxvém. (De Verâ Virginitat., T. Ier , p. 727.)

Cependant, il est juste d'ajouter que Hermant, biographe de saint Basile , a déclaré qu'il regardait ce traité très-profane, comme apocryphe ou altéré.

NOTE 2 I j PAGE 52 , « Oh! ne la regarde pas ainsi, mon amour, etc. »

Je sens bien que ces charmantes paroles de lord Albemarle perdent beaucoup de leur grâce et de leur sentiment, en passant par toute autre bouche que celle d'un amant mortel.

(1) Je n'ai pu rendre autrement le texte dont voici la traduction littérale : <c Ni cette parure, rare et pleine de goût qui rend le puissant aimant, enchâssé dans les formes de la femme, plus puissant encore. »

note 22, page 54 ( à la note).

Saint Clément d'Alexandrie est un de ceux qui supposent que la connaissance de ces sublimes doctrines était venue de quelques révélations des anges. (Stromat. lib. V , p. 48.) Saint Cassien et d'autres, font sortir de la. même source toutes les sciences impies, telles que la magie, l'alchimie , etc. « Ce fut des anges tombés (ditZozime) que nous vint toute cette misérable science qui n'est d'aucune utilité pour l'ame. » -rravra ra novvipa. xou pj&v wye).ouvTa t/,v Tpu^viv. ( Apud Phocium.)

a Cette faible lueur ^'échappant des signes du Zodià- » que, etc. »

« La lumière zodiacale n'est autre chose que l'atmosphère du soleil. » ( Lalande. )

NOTE 24 j PAGE 75.

« Telle quelle est gravée sur les tablettes qui furent jadis » sauvées du déluge par Chain. »

Les colonnes de Seth sont ordinairement regardées comme les dépositaires de la science anté- diluvienne; mais on n'y trouva que des secrets astronomiques. J'ai donc préféré ici les tablettes de Cham , comme renfermant des informations plus variées. Jablonski en parle

ainsi , d'après Cassien : « Quantum enim antiqua? traditiones ferunt Cham filius Noae , qui superstitionibus ac profanis fuerit artibus institutus , sciens nullum se posse superbis memorialem librum in arcam inferre , in quam erat ingressurus , sacrilegas artes ac profana commenta durissimis , insculpsit lapidibus. »

NOTE 25, PAGE j5.

« Celle de ce jeune Ange y était ainsi tracée. »

Pachymère > dans sa parapbrase du livre de Divinia Nominibus , de saint Denis , dit , en parlant de l'incarnation du Christ, que c'était de tout temps un mystère ineffable , inconnu même au premier et au plus vieil ange. » Il justifie cette dernière assertion par l'autorité de saint Jean dans l'Apocalypse.

« Cercles de lumière qui, s'éloignant du centre éternel , » transmettent ses rayons de tous côtés. »

Voyez dans le treizième chapitre de saint Denis , ses notions sur la manière dont le rayon de Dieu se communique, d'abord aux intelligences qui sont près de lui^ puis à celles qui s'en éloignent, perdant graduellement de son éclat, à mesure qu'il traverse un milieu plus dense : ■nporrSotXkowyy. $s vxiç ny.^vrepa.iç u^atç, àp.vSpozepov £%at ttjv <?Ea<?OTExnv Eîrtyavgtav.

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