III (I
/ois l'exercice honneste de la chasse (sire) enflammer tout généreux désir, En estrenes je veulx pour toy ce vœu choisir Qu'autre chasse par toy cest au nouveau se face.
QUAND je v< Sans fin
Tant d'ennemis ouverts et couverts qui [d]'audace V[e]ndent tes beaux champs, osans bien se saisir De tes forts, puissent tous sur terre en fin gésir En rendant les abois en mainte et mainte place
Rusés chercher de jour, leur reposée ilz vont Pour nuysance la nuict tousjours sur piedz ils sont Fay bien juger le temps, fay leur nuict bien deffaire.
(i) Ce sonnet a été publié déjà par Marty-Laveaux dans les notes de son édition (Voy. t. II, p. 379).
Brisant souvent, fay les rembuscher, détourner, Lancer, suyvre, esmeuter, bien courre et maumener Pour maint Tropliée en fin de leurs Massacres faire.
SONT vains espouvantans que l'Aleman se meuve L'Ostrelin et l'Anglois de leur corps tant de foys Le reistre et lansquenet, couvrent noz champs François Que leur tort^ par leur mort, et leur honte s'apreuve.
Puis il fault qu'argent, ligue et conduicte s'y treuve Tous ces trois n'y sont plus, l'Admirai qui ses loix. Vivant, donnoit à tout mourant, rompit ces trois ; L'Anglois de sa folie au havre f[a]it espreuve.
Leur Royne est tant en trouble, autres dangiers craindra L'esté t'est favorable, et tout secours viendra Foible de gens, encor qu'en grande flotte il vienne.
L'ost du Prince d'Orange a mal faict en tout lieu Telle secte est par tout tousjours battue : et Dieu Armé contre elle, vint ta victoire et la sienne.