LES AM OU AS MAUDITS
M*dt»E. Ecoutet-moi arec calme...
ma voeu Le puii-je. quand vous me parles ainsi T
iiIlIne. Alors, je rais me retirer...
manuel. Non. non, je voua écoute, je voua obéis, mais rester, restez !...
irfii'»». Soyez fort, mon amil résistez à l’entralnetnenl d'une pmion qui aéra co-ipable malgré voua; (l’engager paa nne de ce* lutter qui ahoutisaent toujours à des regret* amers!... Le sacrifice élève l ime et la purifie, maia vouloir être heureux au pria du remorda, c’est s* con. damner dôa celle rie A toutes les tortures de l’enfer I...
manokl. Hélène !... est-ce voua que j’entendi?!.
Héiè<tK. Ob ! croyez-le bien, je souffre en voua d-sanl ces choses ; je narrarhe pas la raison de mon cœur aana le faire douloureusement saigner!...
u mon.. Et je voua abandonnerais t
Htlhr, Moi aussi. j’avais rêvé un avenir impossible. moi aussi j’élm aveugle ; mais ma sainte mère m’a ouvert les jeux sur sou lit de mort, et c’est elle qui, en ce moment, vous conseille par ma bouche!...
manuel. Ah! que vous êtes cruelle!... [Il retombe oasis.)
nÉuftNK. Cette Hélène que vous aimiez n’appartient plus au monde, c’est une reelute, une exilée, une morte 1 ... sa vie est terminée, Manoêl, mais la vôtre ne l’est pas!.,, l'amour n rat pas tout pour un homme!.. Il y a la gloire, il va le génie, il y a la charité I vous avez un noble cœur et vous ferez de grandi» choses!. . Plu» l .rd, suit» m'oublierer... Eh bien ! non, Dieu n’exige pas cela... mais vous vous souviendrez de moi sans trouble! comme d’une amie qui vous était chère, rumine d'une sœur que vous auriez perdue ! J aurai ma part dans vos bonnes artions, comme vous aurez la vdtre dans me* prières, et nous resterons plus étroitement unis que nous ne le serions par le malheur et par le crime!...
manoel. Vous voulez donc aussi qua je meure?
■éLÉNR. Oh! non, il faut vivre, Maooèl... pour Obéira U volonté divine, pour accomplir .olrc lèche avec courage, pour reudre heureux ceux qui vou» entourent... soire père, d'abord.
manosl. Mon père...
urfiiNc. Vous avez été dur pour lui, vous avez été injuste... je le sais, le docteur m’eu a parlé avec lri*te» te... Tenez, je vous demande une preuve de votre amour, la seule, la dernière, vous ne me la refuserez pas!...
su ko kl. Ordonnez...
ii£léne. Inclinez-vous avee respect, Manoêl, et dites-lui •- Mon père, pardonnez-moi !...
uanoil, t’inclinant. Mon père, pardonnezmoi I
flokiani, bat, à monsieur de Vilbena. Vous
voyez...
«s. ne yilhrna, de même. C’est elle qui me le rend, c’est â elle qu'il obéit!
f.oiuani. Prrnrz garde, monsieur, la douceur peut lea séparer, la violence le» réunirait... (M. de Vilhena tend la matr» A Manoêl »
nÉttvc. Manoêl. jo vous rcmerde... je suis baureuse de pen-er nue vous de*ez avorr la conscience plus tranquille, c’est si bon d'aimer un père!... Maintenant, mon ami, je v.iit vous quitter .. eoroie un dernier mol. pourtant.. Avant «le me connaître et de voir votre repos fatalement troublé par moi, vous aimiez une femme... ne vous en défendez pas... vou» l’aimiez et vous ne pouviez faire un meilleur chois, rar je ne connais pas d'esprit plus élevé, de plus noble cœur I Ce n est pa* une rivale, c'est une amie, et son bonheur est mon vœu le plus cher! Puisse le sentiment que vous aviez pour r Ile reprendre tout son empire...
fa vit a. Hélène !...
MF.LfaiE. Oh!... pas encore, c'est impossible, je le sais... elle s'y opposerait la première. . mais plus tard, beaucoup plus lard... quand j'aurai
ditparu tout n fait... [Bat au docteur.) Ah t jt suis au bout de mes forces...
FI.ORIAKI, de mime. Parlons, mon enfant...
hAlAke. Adieu, Manoêl; ja retourne prés de ma mère... ne pleurez pas ainsi, vos larmes me font un mal horrible I MANOEL. Et quand vous reverrai-je?...
hélùse. Mais bientôt...
uanokl. Vous me le promettez?...
iir.i.fcvt. Ne cherchez pas a me retenir, ce serait inutile... Adieu, adieu ! ( Elle marche vert la porte, let dette moins étendues vert Manuel qui lui ouvrt Ut brat.l Manuel, il y a un autre monde où on se retrouve I...
Manou.. Ab! vous ne reviendrez pas!...
m. de tujikna. J'y compte!. .
manou. C'eat aiosi ! [A Hélène.) Restez!...
iifxèvt. C'est impossible!
uanokl. Restez, ou j'amcbeeet appareil et je tombe mort a cette place...
favita. Malheureux l
otfLÀKR, t élançant vert lui. Mais je ne peux pas le tuer, pourtant I