SCÈNE VII
Lu HÉLÈNE.
M. de viihf.NA. Venez-vous insulter à ma douleur el repaître vos yeux de tout le mil que vous nous avez fait?... Venez-vous porter un dernier coup a la vie du fils el à l'honneur du père?...
HÉif M". Je ne mérite pas que vous me parliez ainsi .. Sauvez Mauutl, m'a dit le docteur, et
| pour le suivre, j'ai quitté le chevet de ma mère mouraule.
« , de yilhena. Mais vous ne pouvez rester
floriani. Hélène, votre maint...
favita. liéléuc, votre front!...
Hélène. Vous voyez bien, monsieur, que je ne suis pa* une lépreuse, puisque je trouve de 1*1- I coeurs pour nie jilainire et pour me prnlé ■ \ou» êtes père, monsieur... vous nr pouvez '“tf. méchant... et puis, pourquoi seriez- » ti i s m,,,, ennemi?... J'ai été la eau*e involontaire d- 1 r qui arrive... j'aurais voulu l'empêcher au .»• >% de tout mou sang .. Mais, ai vous me «r coupable, ch bien, je suis ici uuur répare .1. faute. 1 A Floriani.) Laissez -moi rn appros ln-r ue lui, je ne crains rien, ou ne maltraite pj» un»i femme qui tombe à genoux!... (A il. de Vil- Aena.! Voyez! je courbe la tête, je parle bas. j ai peur de vous offenser!... Vous êtes pour moi terrible et vénérable a la fois comme une image de Dieu! Je suis une fille pieuse» ri j'aime trop ma mère pour ne pas respecter en vous le caractère sacré du père de famille !. . Grâce, monsieur, grâce, au nom de vos plus chères espérances !...
I aisscz-iuoi accomplir ma tâche, celle que le de- ‘oir el | humanité m’imposent! Apres, dites-moi tout ce que vous voudrez, livrez-vous à tou» les >‘ni|iortcrneikts de la colère, chassez-moi avec ignominie et je m'en irai en vous bénissuui!..
non. je ne viens pas vous voler le cœur de votre enfant; je veux vous le rendre, au contraire. je veux lui prouver que notre amour cal impossible et lui dire un adieu éternel !...
floriani. à monsieur de ) Mena Allons, un bon mouvement!...
M. de yilhena. Ditcs-lui donc de se relever.
floriani. Hélène, voici Manoél I...
ULLÊNR. Evanoui! {ElU s'élance vers lui et t‘ar~ r.ie arec lusuation m regardant monsieur de I ilhena.)
floriani, à U. Je V ilhena. Je vous donne ma parole qu elle s’éloignera pour toujours des que Manoi‘1 sera hors de danger. { Il fan signe ù JJé- U-m d avancer prit de Manuel )
Hélène. Manoél... (JJ tressaille el ouvre Jet
yeux.)
MANOEL. Celte voix?... Hélène!... chère Hélène!, .jh! que vous êtes bonne d’être venue!...
ufci &NE, d part. Seigneur, donnez-moi le courage !...
manoél. Il ne faudra plus nous quitter maintenant !...
hèlène. Mon devoir m'appelle près de ma mire...
manorl. J'irai la sqjgner avec vous...
hfi.ène. Non... vous êtes trop faible encore... manoél. Vous refusez?...
Hélène. Il faut commencer par vous guérir, retrouver du calme, écouter docilement notre bon •'ocicur.
uanuel. M avcz-vous pardonné?...
HÉLÈNE. Quoi donc?...
manoél. Hais de ne voue avoir pat vengée, de n'avoir pas puni de mort votre calomniateur !
iiéiène. Manoél' cet homme a été tan» pitié, niais il n'a calomnié penonne!...
MANOEL. Vous n'en ave» que plus besoin d être protégée, pauvre femme! Je ne veux pas que l'insulte poisse arriver une seconde foi» jusqu'à vous, je ne veux pas que vous portiez seule les douleurs de le viel...
Hélène. Et moi, croyez-vous donc que je consente à le» partager avec vous?
hanokl. A deux, nous triompherons de la mauvaise destinée!
Hélène Jamais, quels que soient nos effort» !... manoél. Ah! vous ne m’aimez pat!
Ml lènk. C est parce que je vous aiiU'- que je relu**: de vous entraîner dans un obinie sans fond!..,
manoél. Ce que j’ai résolu, moi, je le fais I