SCÈNE IV
VALENTIN, teul, puis PATIT
Valantin. F.t pour avoir coupé en deux, avec sa cognée, la serpent qui était un mâchant génie, le vieux bûcheron, protégé pari* fée violette, vé* col plus heureux qu'un roi!. .Voilà, ma petite Marie .comment finit le conte... C'est le douxièmo que je tire de moo répertoire, et j'ai cru que ce ne serait pas le dernier, car la petite diablesse ne voulait pas s'endormir ce soir. Mais enfin, la voilé partie jusqu'au jour... Dors bien, chère mignonne, et que le bon Dieu veille sur toi! .. Décidément, je suis destiné a faire tous les métiers. A Malte. H y a sept ans , j'étais garde-malade; aujourd hui, à Marseille, me voila bonne d'enfant I je tourne I* bouillie , j invente do conta, je chante do do, (enfant, d6... Kb birfl! c'est charmant I... Ah! j'ai frémi, j'ai cru qu'elle se réveillait encore, j'en suis a unie pour la peur... Petit ange, va ! qu'elle est donc rose ( qu'elle est donc gentille Avec tout ça, madame Hélène ne revientgüère vite, et voie» l’beuie de moo ihéàue... line voiiore... c'est elle... mais oon, la pauvre dame n’eat pas a«jei riche pour faire celte dépense lé. Pourtant on s'arrête bien à U oorle.. Mou Dieu, s’il lui était arrivé quelque chose ... si oo noos U ramenai! malade, b.cssée. . 'Il s'élance
lo
rer* lu porte, Fa vit a cnJre.) Vois», madame, tous en France, a Marseille. dans cette innivon? Vh ' je le devine, e'e»t du bonheur qui noua arrive pavita. Oui, mon ami , /apporte d'heureuse* nouvelle! : où est donc Jiélcnc ?
valentin. Sortie, madame.
pavita. Si lard ?
yairstin. F/est que, voyw-vous, quand on travaille, on n’est pas toujours maître de son temps : elle est allée en ville reporter de l’ouvrage, «me broderie sur laquelle , pendant de longues nuits, elle a usé #e> beaui } r ux, depuis le départ de monsieur Monod |.uur l'ari*.
uvm. Bonne et courageuse femme I
valentin. Laroilè tout entière en deiumots!-.mais je voudrais bien connaître vus nouvelles, car je suis si presse.*, ravir*. Comment?
tiusTIN. Je vous l’ai dit. madame, celui qui travaille n’est pas maître de son temps ..
p* vu v. Kb bien ?
valentix. Jejoue ce soir!
pavita. Ab I
YALvvnx. Et le public attend Si jetais n»
retard, voyez-vous, il commit les banquettes cl il c\»g< rail qu'on lui serve le directeur sur un plat d’argent I .. 1
TAYirà. Ainsi, mon cher Valentin, vous êtes devenu un personnage au théâtre?
VALENTIN. Mais oui...
Pavita. Et depuis leur départ de Malte, vous n'avez jamais quitté nos amis ?...
valentin. Jamais, madame!... Quand il* étaient forcé* d'abandonner une ville pour aller dam une autre, je chargeais sur mes épaule* mon mince bagage de farceur et je les suivais. J etais toujo irs sûr de trouver, où nous allions, une grange et des tréteau*, des spectateur* et des gros sous.
Pavita. Oui, Manoél m'a tout dit'», plus d'une foi* vou* êtes venu à son secours en homme de cœur que vous été*.
valentin. A quoi scrionl-nous bons, madame, nous autre*, pauvres diables, si nous ne faisions pa» un peu de bien !... mai* avant peu , je l'espère. nou* entrerons tous en triomphe dans la capitale 1 — N’est-ce pas, madame, que bientôt nous iront à Pari*?
pavita. Peut-être, mon ami... en pistant par Batavia...
valentin. Ah! mon Dieu!
pavita. Dan* huit jour», Manoél part avec ta
femme.
valent!*. Alors. je pars aussi , moi!... Mai* comment sc fait-il?—
pavita. Mon oncle vient d’obtenir pour Manoi i le poste de consul à Batavia.
»A I , y!* ri-*.t scellent monsieur l’Ioriani I 11 ?cr ait mort, qu’il ressusciterait pour laire une bonne œuvre.
pavita- Nous sommes de retour à Marseille tou* les trois . Manuel, accompagné du docteur, e-t allé accomplir quelques formalités quinesouffnimt aucun retard; et moi j’ai voulu embrasser Hélène la première.
VALENTIN. Elle ne peut larder maintenant, je vou* laisse la garde du logis... Voici de* pièce* de théâtre... des rôie* joués nar moi. Amuser-voos a lire, et vi la petite Marie s’éveille, elle n’aura pa« peur de vous, madame! vous été» si bonne et si belle qu'elle croira voir uue seconde mère!
pâtit a. Adieu donc, mon ami...
VALRNTIN. Àh ! *apri«ti I je suis en retnrd. Je vais manquer mon entrée... (Il tort rapidement.)
TAvrrA, seule. Leur lille t... F* ont une fille! .. Manuel, j'ai cruellement souffert de notre séparation, et je vous aime encore I mai* ce que j’ai la, dans le «cur, ce n'est point cette passion
égoïste et jalouse qui le venge de l’ahnndoo par l U baine, cl fait m joie de* malheurs d’une rivale. C'est un sentiment calme et tendre, presque mater nel. où l'eipérience toujours un peu douloureuse de la femme a mis sa mélancolie, cl la sagevec du bon docteur le dévoument ci l'amitié! Vend donc, Hélène, c'est une amie qui vous attend I [Elle entre dam la chambre fat'' raie.)