SCÈNE V
Les Mène». VALENTIN, déguisé en matelot.
juuax, à Hélène. Je le donne cinq minute*. le temps de trinquer avec ce brave homme. I A Va- /enfin.) Eh! l'ami! vous boirez bien un petit verre.
Valentin, grossasaiit la voir. Plutôt de»* qu'un, nombril d'une baleinel (Bai à Iléline.j N'ayez pas peur, c'est moi.
julian. Cinq minutes, tu m'as entendu...
Hélène. J'y vais.
juliin A la bonne heure. (A pari.) Comme elle s'est décidée promptement.
Valentin. Et chiffonnez vite les biblots de la plclioune. Il s'agit, la belle, de naviguer ilioitel x.iiie embardées, f.e commandant vous a bêlé la chose à l'oreille et je vous le réitéré avec mon porte-voi*. Vous ave* dm minutes pour grimper a la pomme du grand mât par tribord, et redescendre à Laboul.
mil Ave. Ahl je retiens. . ( Elle entre dans la chambre.)
vacentin, à part. Comment me tirer d'affaire A présent?
juman, à part. L'étrange soumission- (/faut ) Voici le petit verre. (Il place une énorme ehoppe sur la table.)
VALENTIN, à part. Bonté divine!
julian. Et voici le cogaac. {Il remplit la ehoppe jusqu'au bord.)
Valentin, ù J* art. Et moi qui ne peux beire que du Cassis!
julian. A l'abordage, et causons un peu.
valent», à part^ Pourvu qu’elle se dépêche!
julian. Savet-vou s que pour un marin, vous n'éles pas très-bronzé, vous?
valbxtin, à part. Je n'ai pas eu le terne* de me grimer. {Haut.) C'est le dedans qui est culotté, mon vieux.
juuax. Je m'ex doute... Et pas de barbe?
valent». J’ai fait le sacrifice de mes favoris à Cupldon.
julian. Vous ne buvex pas?
valentin. Au contraire. {Ilcherche à jeter le cognac tous ta table.)
jclian. Eh bien ! vous reni e t ses votre verre ? valentin. C'est qu’il y avait un insecte, mon commandant, i julian. Trinquons!..
valentin. A la vôtre! (A part.) Sauné cognac!
joliax. De quel pays êtei-vous? valentin. Eh! trounde l'air, je suis un mangeur d’buile, comme disent c«a briganda dePosianuis. julian. Vo is êtes né â Marseille Y valentin. A Toulon.
■UAN. Ah!
valentin. Jolie cornu*, pu vrai ?
joliax. Cela dépend des goûts. — Quel emploi avei-vous à bord?
VALENTIN. Je suis quart" r-mallrc canonnier.
julian, butant . Alors, feu!
VALENTIN. Peu!... «
julian. Décidément... voua ne buvex pu!
valentin. Que* |<o! petit farceur ? J'ai tiré deui bordées contre une... C'est votre caronade qui eat en retard.
jclian. Au fait, c’est possible. Causons marine ensemble.
valentin , de ta voix naturelle . Marine! est-ce que vous aunes navigué? (A part ) Sapristi... j ai oublié mon accent.
julian. Tiensl vous tenez de parler comme un simple Parisien. -
valentin. Ohl voyez-vous, c'est la grande habitude des voyage* !... je perds mon a r cent quand je le veux . je ne le garde même que par amourpropre national.
julian, à part . Est-ce que par hasard ?
valentin. Je voue demandait donc si vous aviez navigué.
juuax. Jamais !
val entin, d part Aveuglons le ! 100X1.) Obé des gabier* ! ohé du Cabestan ! il vente du sudooesl à décorner le* boHif». ifoun de l'air I rlalingucz le» cibles, faites gréer les bonnettes, hissez les cacatoès et les con tre-ucatoo», avancez en poussant du fond avec une gaffe, ou nous allons filer notre loc, troua de l'air!..
julian. Assez... assez., quel galimatias I VALENTIN. Patois maritime pur sang. (A part.) S’il n'esl pas satisfait...
julian. Allons, je vois que vous êtes un loup de mer, et que voua eussiez été digne de vous trouver à Trafalgar.
valentin, avec enthousiasme. J'y étais i JOLIAX. A Trafalgar ?
valent», d part. J’ai dit une bêtise! {Haut.) Certainement, a preuve que. . .
JUUAX. Cordieu ! je vous fais mon compliment, vous ne paraissez pas votre Age.
valent». Comment donc?
juuax. En vous supposant mousse à Trafalgar, vous devez avoir, a l'heure qu'il est. quelque chose comme soixante ans pour le moins.
valent» Soixante ans... ho! pat encore...
Ainsi vous croyex que Trafalgar... Cependant.... esi-ce qu'il y aurait ai longtemps que cela de Trafalgar... Mon Dieu! comme le temps passe... (A part.) Je coule à fond... je coula...