‹ Les amours maudits drame en cinq actesChapitre 35 sur 43 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

HÉLÉttK, JULIAN, VALENTIN, MARIE.

Hélène. Nous sommes prêtas...

valentin. Allons nous-cn.

julian, lui taulant à la gorge. Tu et un faut matelot !

valentin. Monsieur... monsieur...

juuax. Ah! lu me trompais I luiiàxi!. Julian, c'éuil pour moi I juuax. Un complot... oui-dal

valentin- Ce n'était paa un complot, madame Hélène ignorait tout.

jui.ian. Explique-toi, ne mens pas ou je l'étrangle.

valentin. Je me déguise aouvenl, monsieur, mais ja na mens jamais. «

jn mx. Allons, parle l

Valentin. Il n'j h pas «le eanirhe, voyez-vous, plus dévoué ■ son maître. qui* je ne le sols a madame Hélène, et, quant a In petite, je lui ai bien souventloumésa bouillie. J'étais donc venu rôder par Ici dan» rmlrntioft de leur être utile â toutes les deux. Caché a l'angle du mur. derrière un gros arbre, j’ai entendu l'autre gueux. .

JO eux. Hein T

Valentin. Excuse», la langue m'a fourché...

Dame! voua m'itvei «erré si fort... j'ai entendu l'autre... moniteur, vous dire qu'il enverrait un matelot chercher la petite; alors justement j'en ai renctinlié un qui avait soif, je lui ai emprunté sa défroque, je l'ai iostellé dan* un cabaret et je me suis dit: Hirn! je vais emporter l'enfant chez de* ami»; voilât J'ai mal joué moa rôle, mai* l'idec «lait bonne. bkUxe. Mon ami!

marie;. Embrasse-mol donc!

Valentin, ù Jultan. Lai**e*-1a-moi emmener !

(iîoutememrnl brusque de Julian.) Du reste, je n'ai pas peur pour elle; est-ce qu'on peut faire du mal a un enfant?

Julian. De la morale, je erois.

talentin. Dame! ça vaut mieux que les mauvais conseils.

jüMAN. Misérable I #

iii'ii.xe, bas ô Valentin. Ne T irritez paal valextin. Non, madame!

JULIAN, s'asseyant. Enfin, vous voilà prêtes, j'y ai loujoura gagné rela.

Hélène. Grâce pour elle!

julun. Non !

marie. Grâce pour mamanl juuan.Noo I

HÉLÈNE, arec infprrafion. Ah! [BU* porté Marte sur Us genoux de Jultan.) Oui, tu sera* plu» éloquente que mol,

jouas. Ketire-la donc, conjieu ! elle me gène ! HÉLÈNE. Julian, regarde-la J jouas. Je t'ai dit que je n’aimais pu le* enfant*.

HÉLÈNE. Regarda-!», je t'ap prie.

jclian. Otc-la d'ici,

HÉLÈNE. Non, je mis bien sûre que tu ne la repousseras pasl JULIAN- Hélène!

Hélène. Ne crains rien, ebère petits..

makie- Non, maman, tu es là—

Hélène. Cul Julian, c'ut ton onde marie- Celai qui était mort?

Hélène. Oui. mais le bpn Dieu nous l’a rendu. maris. Mon oncle Julian?

jclian. Que dit-elle î

wtnia. Rends-moi aussi mon papa et je t'aimerai bien...

hélène- Appuie ta petite tète là, contra *« poiirine. [A Julian, ) IvUt-CC pps que cela te réchauffe le corur?... J'ai vu un portrait de toi, Julino . quand tu avais cet âge.... El» bicnl lu ressemblai» beaucoup à Marie, tu étais rose el sourimt comme elle... lu avais auwi de longs cheveux brun»--- patte donc 'a main dans les siens pour voir comme ils sont sojeox. Te rappelles-tu combien notre mere était orgueittcusc de ta chevelure. noire pauvre mère, tu sais, qui t'aimait tant, et qui est morte de douleur si loin de la France, morte l'amour dans le cœur, le pardon »ur les letres! Regarde, est-ce beau un enfant? est-ce pur r... Sa vue doit le rappeler l'innocence, la prière, le bonheur, le» roses du jardin, lu baiser» de U mère, tout ce radieux printemps qui n'est plus,.. Marie, mon trésor, passe-lui te* deux

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