SCENE V
niMITJH. Mlf.HK.lE.
miciièi R. Parlez, je voua écoule.
MMITHI. Il y a trop de fleurs dans cette délicieuse villa pour quil n'y ait pas aussi quelques jolie s femmes.
umifci. B Vnus verrez bientôt la nièce du docteur, une veuve uès-belle et tréerirhe... Si vous voulez vous mettre sur les rangs...
DiMiiRt. Passons.
iiichèle. Jo tous montrerai encore, parmi les caméristes, une tille de l'alcriqe qui est admirable.
duiiîri. Après.
MicuiLB. Je ne connais plus personne...
dimitri. On m'a parlé cependant d'une vieille
LES AMOlinS MAUDITS.
dame qui demeure avec sa dite chez le docteur Floriani.
Michèle. Ah! madame d’Ilarbtay.
dimitri. File s'appelle dllarblay?
MICHÈLE. Oui...
dimitri, à part. Bile a pu changer de nom...
(Haut.) Que savez-vous d'elle ?
4 Michèle. Ma foi. très-peu de chose, C'est une Française que des revers de forluue, dit-on. forcent de s’expatrier et qui se rend près d'un frère, négociant à Pondichéry Un passant a Malte, elle vu tombée dangereusement malade, et le docteur la soigne depuis un an déjà dans si maiion du faubourg. — Mais en quoi cela vous intéresscl-il?
dimitri. Pure curiosité...
Michèle. Manie d'observateur...
dimitri. Précisément. — Continuez, de grâce-
Michéle. Du reste, si vous aimez le mystère, je vais vous servir a souhait : car celui qui enveloppe res dtinrs c<l impénélr blc. Croiriez-vous qu'elles ne sont jamais sorties en ville t l.a mère en souffrante, vêtue de deuil, plongée dons une triste**? profonde, et sa fille ne U quitte pas un instant.
dimitri. Le nom de celle-ci?
michèi*. Hélène.
dimitri, à part. On aura gardé le nom de baptême. [Haut.) Vous l'ave* vue?
MicniLr. Il y a un mois environ, vers minuit, par un beau clair de lune, je revenais dr Cozio, et je suivais la bordure de luyas qui ferme le parc de ce côté, lorsqu'une céleste apparition frappa rncü yeux, — Appuyée »ur sa fenéuv, dans une attitude charmante de mélancolie et de résignation, mademoiselle d Harblaj semblait aspirer avidement la brise nocturne et ebeuhrr au delà des mers sa patrie absente. Le froiisemct des brandies que j'écartais pour mieux lavoir l'effraya sans doute, rar elle referma la fenêtre et nu reparut plus. — Je suis bien fou, bien étourdi, mais en vérité je n'oublierai jamais cette nuit-là t
dimitri. Ainsi elle vous a plu beaucoup?
Michèle. C'est une belle fille de vingt-deux ans; ron regard est à la foi» 1res- énergique et trèsdoux; tout son visage expri iip une bonté tière. et il y a dans m bouche un grand caractère de franchise. TnnCS, reeUcnirnl, il est difficile de s'expliquer comment elle a pu arriver a son âge sans allumer quelque violente passion.
- dimitri, à part. Plus de doute, c’est die!..* Allons, mon vuyage à Malte c'aura pas été infructueux.
Michèle. Il parait, du reste, que Msnoêl de Vilhena en est devenu éperdument amourcui.
dimitri. Ah!
mieiirle. Eh bien ! qu'est-ce que cela vous fait?
dimitri. Mais rien. — Une dernière question... Sa ver- vous de qui madame dllarblay est en deuil ?
michèle, D'an fils quelle a perdu en France.
dimitri. Mille remerclmenu, mon cher; allex retrouver sir Kdvrards.
MICHEL!. Homme généreux!... Vous me rendez dope ma liberté... Soy-z béni! (Jkc’CNdnj sur tes pat .J Ab I I heureuse chance !...
dimitri. Quoi donc?
michèle. Ne perdez pas cette porte dos yeux, et vous allez voir paraître au bras du docteur notre mystérieuse étrangère.
dimitri. à part. Celle fois, elle oo m’échappera pas !•■• (U te cache virement derrière un arbre.)
miciièlr. Ron, voilà qu'il te cache maintenant. Quel original que ce Dimitri! \ll ïiiay/ne.— Vus partie des invite» rentre en teine, For famtas parait à droite .}