VALENTIN
» Cependant...
{Bat à Uelene.) Soufflez-moi...
VALENTIN. VOUS pBSSrZ...
» De son généreux sang... iee rochers en sont teints.
nii&HK, 6 az. Vous pasicz!
vai.bxtiv. Ali! je passe... Tant mieut!
a L’essieu crie et se rompt...
» Lscisex ma douleur. . j’ai vu. seigneur,
» J'ai vu votre malheureux file...
u Traîné j» ar les cheveu»... ,
« Par les chevaux que n main a nourrit . • (Eaploaiott de rirtt.)
formant as. Ab! brigand!
Valentin. Eb bien! oui, rie* tou*... moquezvous de moi... tiffles-moi... jetrz-inoi de» écorces d’orange», mai» protégez un pauvre diable contre ce tigre altéré de sang !
forfantas Que» aco? troua de l'air.
floriani. Monsieur ForfenUts, tou» êtes cbes mol I
Valentin. Tant pi», je vais tout dire.
Hélène. Parlez tant crainte.
Valentin. Voilà mon histoire : j’étai» garçon rôtisseur, rue Coquenard. Un dimanche que j'arrosais une oie, je fut pris de passion pour l'art dramatique. Crie! je laisse brûler l’oie, je jette la mon tablier, -e fais un pied d*- nez au patron, et je m'enrôle figurant à la banlieue, au lhedire Montparnasse, lin beau matin, je lis dans un juurùol qu on formait une troupe pour l'Ili* île Malte ; je signe un engagement et je m'embarque sur le troi»" màt» le l'iulon, capitaine Korf*n- «as!... A mon arrivée ici, plus de troupe, plus de théâtre... me voila dans la rue sans gîte, sans arueut, à la merci du capitaine qui a voulu I *|iérolfr ce soir sur la générosité «te M. Floriani.
1 Je vous demande bien pardon a tous, de m'être fuie paiser pour un tragédien; je ne suis qu'un honnête ouniqor, et je n'aurai» pas obéi a ce iCoisjko s'il ne m’avait menacé d'un couteau qui ress-nible aut lardoir» de mon ancien métier.
floriani. ù Forfantas. Votre conduite est infâme, et le gouverneur vous donnera demain de •es nouvelles.
forfanta». à part . Tarare t j'aurai repria la mer au point du jotfr.
héilku, à Valentin. Von» seriez heureux, n'est ce pas. do ne rien devoir à cet homme T valbntin. Oh* je le crois bien!
néilNK, û Floriani. liéunitsoni-noui tous pour dégager ce malheureux...
VAiPNTtN. Ah! vous êtes moa ange sauveur, ma providence .. Vais où est donc Forfantas? ü faut que je le retrouve, car cet argeni-là me brûle les mains). .. J'ai du cœur. allez, et je me. Boliviens mieux des bonne* arlious que de» vers de Racine... Merci, madame, merci... [JJ s'éloigne.)
vi onu m, à Hélène. C'est à vous, mademoiselle. de nous donner ce soir tous les bons exemples... Soyez maiinenant la reine du bal.
vmvosl- Vous m'avez promis une valse.
Hélène. F.l jé suis prête a tenir ma parole.
faVita, à !/“• iTHarhlay. Voulez-vous mon bras, chère dame, pour rentrer au salon T
0*11 arblav. Je vous remerce, je préféré me repo»er ici quelque* iusiaots : cet air pur me fait du bien. Je vous ronfle Hélène, vous me la ramènerez. n'est-ce pas?
FAVITA. A bientôt. (t’Ue tort au brat de il s-
chèle.)
floriani. Allons, l'orchestre s'impatiente ..
Hélène. Tu ne viens pas, mère?
m*** u'mahrlat. Non, mon enfant; la ehaleur et te bruit m'ont un peu fatiguée. {A Manuel.) Pardon, monsieur, je voudrais dire quelques mots à lleleoe, < Mannel se retire nu fond, et parle d qu elgutt promeneurt.)
Hélène. Que veux-tu ?
m“« n'n aeblat. Pardonne -moi, chère enfant, la tii«IC*»f de nies conseils; mais, lu le sais, le monde nous est fermé; le bonheur nous e*i impassible désormais, et notre affection muiurlle est ta seule qui nous soit permise... Hélène, prend garde à Man- él !
mil Ane Ma s pourquoi nous serait-il défendu de nous aimer?
t»"* n' tiARDLAY. Parce que...
iiéiènk. F.h bien?
n®* D HAMUr. Parce que tu ne pourrais être sa femme!
Hélène. 0 mon Dieu !
d'harblat. N est-il pas le (lancé de Favita ?...
nàLf.NP. C'est vrai!
m“* u'harbi.av. D'ailleurs, Manoél est riche, et noos sommes pauvres et puis, tu ne vou-
dras jaiAai» quitter la mère, n'est-ce pa»? Tu me l'as promis, lu me l’as juré! Dans quelques jours nous quitterons Malte... Il ne faut pa« l'affliger de ce départ... Ton oncle nous appelle *)>»«•» do lui. et c'csi un evcellriit homme, avec lequel ta vie de famille sera très-douce- Oublie raauiit-uant tout ce qu'il y a de solennel dans mes paroles, et puisque j'ai consenti à le donner le plaisir de cette fête, soi* gaie, sois - heureuse... c'est la vieille mère qui t en prie'...