VALENTIN
Sur le dos...
HÉLI.NK.
Do la plaine liquida.
VAIJOTIN.
De la plaine liquide, n S'élève à gros bouillons une montagne htimi J* ;
» L'onde si-proche, se Irise et vomit à »"• yeux,
» Parmi J. * Ilot* d écume an m< nslre furieux. b Seo front Urgw est armé de cornes... de cornes... HÉLÈNE.
«Àixutin.
rurniçanli:*,
jsunisaaotM...
• Tout son corps est couvert d'éraillea...
liilai.
jaunit sanies.
valbntin.
menaçantes.,.
» La terre s'en émeut, l'air en est infecté.
HÉLÈNE, bat. Vous passas...
floriani. Bien pensé, mademoiselle.
fürfavtab, à pari. Eb ! j'aime mieux cela.
vtuLNTiN, Voua êtes aussi bonne que vous été» belle!
manuel. Ah ! je veux être le premier. {Il donne ton offrande h Hélène.)
uéi.èN*. Monsieur Manoêl, je ne peut rien de plu» pour lui, mais je vous le recommande.
isan n ri,. Merci! (Hélène continue ta guide.)
in m i tia t , bat à Forfantas. Vous êtes un maladroit.
forfantas, de mime. Ques aco! Je ne vous connais pas.
mmiihi. Je vou* connais, moi Vous atri pmé dent ans dans les pri-oi.s de Naple», pour avoir, •Un» une querelle, blessé uu homme d un coup de rouleau-
forfantas. Troun de l'air... je croyais que personne...
piMimi Suirez-moi un instant »ou» c<*s arbres... je peux un jour ou l'autre nvoir br.oin de »ou*. et quand je me sers des gens. je les paye sans compter.
forfantas. Tout à vous, mon gentilhomme!...
(/J tort note DtmUri.)
HÙmi, « Koisrutn. Prunes, at aoyu libre. J
Hélène, d pari. Quitter Malte pour toujours I MàRuRL. C'est à nous, mademoiselle...
m“* d'bmiuy. Va, ma fille, va...
uki.ène, à Manuel. Me voici, ti part ) Que me cache-t elle donc? (File tort au brat de Manuel, à gauche.)
SCÈ\ T E VIII.
M* f D’IIAIIBLAY, puu D 1 M 1 TR 1 .
m 1 ** n'HARiLAT, à part. Ainsi, une mère est rondamnée s cet horrible supplice d'éteindre dan* le coeur de sa fille l'affertion la plus pure, l’espoir d'une sainte union, de porter ut c main froide et impitoyable sur les chère* illusions de la jeunesse! Il le faut! U le faut! le monde f exige et Dieu l'ordonne !... Ileléne m'accuse, sans doute, aû fond de son cœur... Un jour elle me maudira peut être... Eh bién t qu'elle me maudisse, que tout retombe sur moi. mais qu'elle ignoro. du moins, le secret épouvantable dont la révélation la tuerait!...
DIMitri, à part, venant de gauche. I.e hasard me »crt a merveille. . «Il* est seule... (Haut si après t'éire approché d'elle.) Madame Bcrval! (N m, •l'Harbltiÿ étouffe un en ij fan un g este £ effroi tuMwsnt réprimé.)
LRS AMOURS MAUDITS.
»*• n'HtRiur. Vous toui trompez, monsieur.
dimctri. Vous êtes madame Berval.
*** B C* n’csl pas tà mou nom.
dimitri. Parce que tous en avez changé... Je comprends cela ; c est un procède que j'cinplnie volontiers moi-même.
n'iiAHBi.aT . Monsieur.,.
dimitri , Vous Mgiiri d'ignorer qui je suis, mais roua me reconnaissez parfaitement.. Oui, madame, je sois l' boni me que vutre fils mus préacnia, il y a quatre ans environ, comme son meilleur ami, dans votre bel appartement il« la rue Caurnartiu; I homme qui om aimer mademoiselle Hélène et que vous avrs. ainsi quelle, accablé de vos dédains et de vos refus. I.a nuit d h’vcr où roua avec quitté Paris secrètement, malgré-k froid et la nrige, comme cfeui fugitives, comme drut coupables, espérant faire perdre vos traces a force de ditours, cet h*imme de plus en plus épris »'c*l mis obstinément a votre poursuite! Vous avez quitté l’Angleterre un jour avant moi; vous mavci échappé à Lisbonne; je vous ai su-vies à Naples, et je serais allé vous chercher jusqu'au fou I de l’Inde si je ne vous retrouvais a Malte, ce soir, chez le docteur Floriaoi.
■*' ° uaiibla v fch bieo! oui, je vous reconnais! vous êtes un aventurier sans patrie et sans famille, vous menez une eiisu-ace mystérieuse et sinistre, vous vivez du vice et de l'infamie; vous possédez je ne tais quelle effroyable puissai.ee qui met dans votre main les gens perdus de crimes et fait d'eui vos dociles instrument» I...
dimitri. Vous exagérez de beaucoup mes faible 4 mérites, madame; je spécule a ma manière, voilà tout.
d'harblat. Que venez-vous faire ici ? qui cherchez-vous? que voulez-vous? NVst-cc passtee* que vous ayez été le mauvais génie de mon fil*-., de mon uls qui est mort?
dimitri. Ce pauvre Julian I... je vous apporte, madame, scs dernières volontés, nue sorte de testament dan* lequel il exprima le désir que moi, tou ami intime, je le remplace pré» de vous, que je devienne a «g place votre protecteur et votre guide...
d'harblat. Quel pacte d'infamie osez-roos me proposer?
oiuitri. Voyez...
a"' d'harblat. Je ne lirai pas cette lettre!
Dimitri. Alors, je vous dirai ce qu'elle ronlient.
o'iiARBt tr. Prenez arde!
dimitri. A quoi donc? — Tenez, madame,— ft Julian votre (ils est de moitié dans mes paroles.— vous prenez le mauvais pani, ce nevl pas le moment d abandonner le monde, de fuir l'Europe. N> désertez pas ainsi lechampde haudle ; restezy pour prendre une revanche que l'avenir vous doit et que je vous aiderai a obtenir complété !... Aller sua Indes, quelle folie! pour »e cacher au fond d'une arriéré boutique, pour faire pfihr retle belle créature sur des livre* de caisse, pour la condamner a un cciibalobscur ; quand il y a dans notre monde, à nooi, la lutte, I • plaisir, le» diamants ri l'or! Allons dune'---, plus tard nou» ferons ce voyage peut-être, maisrc sera pour piller qurlqu" galion, pour ruiner quelque nabab, pour incendier la colonie avec les grands veut de votre Hélène.
u“* d’iumbuv. El ne pouvoir implorer le secours de personne I . .
dimitri. Je sai« par ezpérience tout ch que gagne un homme habile, énergique, indomptable entame je le suis, à avoir pour amiliairc daiu certains cas une frmme spirituel c et charmsntc comme votre fille, une femme dont la gr|-e vient au secours de la for-e, cl a nou* quatre nous tïcndriOi-s le monde dans nos mains !
m”* D'HamlaY. Taisez-vous: laissrz-moll vous me faites horreur!
dimitri. J’ai dit à nou* quatre.. .car si vous avez perdu votre UL. il y a d** tombeaux qui s'ouvrent, il | a des morts qui re*»u<c>trnl.'...
»■* d'harblat. Laisse/ -moi ou j'appelle a mon
•idc I
MMirni. Enfin, madame, j'aime voire fille, je lt veux, je l’aurai!...
m 1 "* d’harblvt. Ah! (E/fe tombe évanouie.) muiTBi O» peut venir maintenant . ce* deuz femmes n'auront plus d'autre refuge que moi. . llhténe court A madame (Tllarblay, tout ht mande l'entoure.)