À MON MAITRE ET PRÉSIDENT DE THÈSE
MoxsIEUR LE PROFESSEUR HARTMANN Chirurgien de l'Hôtel-Dieu. :
Témoignage de ma reconnussance et de mon affection.
La question des amputations, en chirurgie de guerre, est loin d’être résolue.
L'indication d’une amputation est souvent délicate à poser; elle doit être tirée de l'étude des lésions anatomo-pathologiques constatées, de l'examen de l'état général du blessé, très souvent des conditions matérielles liées au mode de fonctionnement de l’ambulance ou à l'importance du combat.
La technique des amputations est difficile également à préciser. Partisans des amputations circulaires ou à lambeaux et partisans des amputations à section plane vantent l'excellence de leur méthode, et l’accord est loin d'être fait entre eux.
La collaboration que nous apportons à la solution de cette question est très modeste. Durant 22 mois passés dans des ambulances divisionnaires, nous avons eu l'occasion de traiter environ un millier de blessés — dont beaucoup de légers d’ailleurs, -— et de pratiquer 37 amputations. À ces observations nous en joignons 60 autres, dues à l'obligeance de notre ancien médecin chef, monsieur le médecin-major Maisonnet, et provenant de sa statistique d'ambulance. C’est lui d’ailleurs, qui nous a conseillé le choix de ce sujet de
thèse. De son conseil, de ses observations, et de sa bienveillance pour nous, nous sommes heureux de le remercier.
On voudra bien excuser l'absence d’une bibliographie qui risquerait fort d’être incomplète ou peu sincère et ne voir dans cette thèse que l'exposé de ce que nous avons pu observer.