‹ Les Amputations de Cuisse dans les Services de L'AvantChapitre 12 sur 39 · M D VO · texte numérisé non relu

M D VO

Fieux) se fait mal, étant donnée la multiplicité des culs-de-sae, et entraine la rétention purulente, la gangrène, on en est amené fatalemént à pratiquer l'amputation de la cuisse. Cela est plus fréquent encore lorsque ces blessures articulaires sont accompagnées de fracas osseux des condyles fémoraux ou du plateau tibial.

Dans la statistique du professeur Chavannaz, nous trouvons sept amputations pour de semblables blessures.

Il avait semblé, a priori, au chirurgien ignorant de la pratique militaire que la résection du genou devait l'emporter sur l’amputation puisqu'elle permettait de conserver le membre. Mais les résultats obtenus ont été peu encourageants : il ne faut pas oublier, en effet, que ces résections pratiquées dans les ambulances de l'avant s'adressent à des malades présentant des plaies arlieulaires encore très infectées. La guérison par première intention n'est pour ainsi dire jamais obtenue et l’ostéile des fragments mis bout à bout persiste pendant très longtemps, entrainant des interventions osseuses itératives. L'amputation de cuisse devient ainsi dans certains cas nécessaire secondairement.

Les lésions vasculo-nerveuses ont plus rarement nécessité l’'amputation ; elles s'associent généralement à des traumalismes osseux, mais certaines cependant ont pu à elles seules décider l'intervention.

Ces lésions entraînent deux sortes d'accidents : les hémorragies, les gangrènes.

Les gangrènes surviennent parfois avec précocilé, avant même que les hommes aient été évacués dans la zone de l'intérieur. Au membre inférieur il s’agit presque toujours de plaies des vaisseaux poplités avec ou sans anévrisme diffus. L'amputation dans ce cas n'est plus une opérätion hâlive, et le chirurgien peut * choisir le moment auquel il jugera bon d'intervenir. |

Les hémorragies secondaires précoces ont refait leur apparition au cours de celte guerre et, par leuf intensité, ont entrainé un certain nombre de décès : c'est la fémorale et la poplilée qui sont l'origine de cette complication. Le traitement habituel

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