‹ Les Amputations de Cuisse dans les Services de L'AvantChapitre 9 sur 39 · ORIQUE · texte numérisé non relu

ORIQUE

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L’amputalion de cuisse a de tout temps constitué une des opérations les plus fréquentes de la chirurgie de guerre.

Déjà connue au temps d’Ambroise Paré, elle fut exécutée pour les fractures esquilleuses du fémur occasionnées surtout par les plaies d’arquebuses, les plus malignes de toutes.

On sait qu’une grande partie des succès obtenus par Paré étaient dus aux progrès réalisés par l’hémostase opératoire. Il fut le premier chirurgien qui recommanda de lier les vaisseaux dans lä plaie au lieu de pratiquer une sulure en masse comme le faisaient certains de ses contemporains. Enfin il posa aussi en principe que toute amputation du membre inférieur devait entrainer la conservation d’un bras de levier osseux aussi long que possible dans le but d’une prothèse ultérieure.

Malgré cet exemple, ses contemporains et ses successeurs en chirurgie de guerre (Joubert, Lelièvre...) restèrent fidèles à la méthode conservatrice, qui leur donnait pourtant des résullats défavorables. |

C'est que l’amputalion de cuisse était considérée comme une opération très grave, devant laquelle on reculait le plus souvent, plus par ignorance de la méthode opératoire que par désir de conserver Le membre atteint.

Au xvu° siècle, J.-L. Petit fit faire à la chirurgie des membres et aux amputations en général un réel progrès qu'il a consigné dans son « Cours d'opérations de chirurgie ». Les différentes méthodes : circulaires, à lambeaux, à manchette, s’y trouvent soigneusement indiquées; l’hémostase y est étudiée aussi bien en dehors des amputations qu’au cours de ces opérations. Aussi

Rosset-Bressand 2

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