Je renvoie, en outre, aux dialogues avec 1M'"'= Dehitz
rôles de Fantasio, de Valentin, et de l'Octave des Caprices de Marianne » \
De l'aveu môme de son autre petit-fils, le grand-père Guyot, se retrouve dans Alfred ; ainsi est justifiée la raison d'étudier l'aïeul. Mais la biographie écrite par Paul est inexacte et incomplète.
Claude-Antoine Guyot-Desherbiers est né à Joinville (Haute-Marne) le 20 mai 1745. Reçu avocat au Parlement le 23 décembre 1782, il vécut au numéro 37 de cette rue des Noyers, aujourd'hui disparue, près de l'hôtel deCluny, plaidant, puis donnant des consultations, se mêlant à la société légère et caustique de l'époque, et laissant à toute occasion son tempérament frondeur prendre le dessus et, à propos de la réforme judiciaire du président Maupeau, publiant, en 1771, une satire. Les Chancelières, qui fit beaucoup de bruit.
A laRévolution, nous le trouvons juge suppléant au tribunal civil de Paris, 28 décem-
bre 1790 ; puis juge au tribunal du II' arrondissement, 31 décembre.
Loin de « demeurer dans la retraite, jusqu'à la chute de Robespierre », Guyot fut successivement chef de la correspondance judiciaire et administrative près le Comité de législation (an II) ; directeur général des sections judiciaire et administrative près le Comité de législation, an III et chef de division au ministère de la Justice (an lY) avec Merlin'.
A ce moment, il écrivait à quelqu'un qui le sollicitait cette curieuse lettre " :
J'ai attendu, Monsieur, pour avoir l'honneur de vous répondre, qu'il y eût possibilité de vous dire quelque chose de positif sur l'objet qui vous intéresse : le moment arrive enfin, et je crois être en état de vous assurer qu'une commission, formée depuis quelques jours et dans laquelle je connais un membre (P. de V.), s'occupe activement de présenter au Corps Législatif un mode pour travailler à la radiation de ceux qui ont été erronément inscrits sur la liste fatale. Je ferai la guerre à l'œil et j'espère
1. Casenave. Les tribunaux civils de Paris pendant la Révolution, II, 901.