Mémoires, t. III, p
ne s'étonnera pas que Guyot fût l'agent.
il avait mené contre l'Oratoire, en style biblique, une campagne violente. « Soldats de Gédéon, disait-il aux scissionnaires, vous qui savez humer en passant l'eau du torrent du danger, réunissez-vous au nombre de trois cents et vous vaincrez quatre-vingt mille Philistins \ »
Il menait le combat, en publiant à l'imprimerie Gratiot, cul-de-sac Pecquay, rue des Blancs-Manteaux deux brochures ; l'une, Rosbespierre aux frères et amis signée Pérac ; l'autre Camille Jordan aux fils légitimes de la Monarchie et de V Eglise, signée Pasteur, dans lesquelles il tourne en ridicule les procédés révolutionnaires.
Il imagine que « le divin Robespierre » apparaît à l'assemblée nocturne des « frères et amis » et, naturellement, leur tient, un discours, déclarant : « tous les ennemis du peuple ont été les miens : tous mes ennemis ont été et sont encore ceux du peuple souverain. »