‹ Les Ancêtres de la Commune: L'attentat FieschiChapitre 4 sur 7 · GARDE NATIONALE DE PARIS · texte numérisé non relu

GARDE NATIONALE DE PARIS

et de la Banlieue,

Paris, le 4 juUlet 1835.

Mon cher Colonel,

L'époque de notre grande revue anniversaire de Juillet approche ; et tPop de graves et imposantes conséquences s*y rattachent pour qu'à l'avance nous ne nous occupions pas de toutes les mesures qui peuvent concourir à rendre cette fête nationale digne de celles qui l'ont précédée.

Convaincu de la grande influence que ces solennités exercent sur Tesprit public , non-seulement en France , mais aussi dans l'Europe entière qui n'y peut rester indifférente, M. le Maréchal me charge de tous exprimer, en son nom,. son désir de Toir à cette revue le plus grand nombre possible de Gardes nationaux sans les armes. Après tant d'efforts infructueux pomr altérer chez eux les sentiments élevés de leurs devoirs» les ennemis de Tordre public, les ennemis du pays, chercheront sans doute à les tromper dans cette circonstance, et tenteront de les détourner de ce service que nons regardons comme non moins important que tous ceux qu'ils accomplissent avec tant de zèle; c'est à vous, mon cher Colonel, c'est à vos chefs de Bataillon, à V03 Capitaines, qu'il appartient de combattre ces manœuvres perfides, et M. le Maréchal attend de vous cette nouvelle preuve de dévouement sur lequel vous lui avez bien appris & compter.

Cette lettre , qui est confidentielle et pour vous seul, ne devra être l'objet d'aucun ordre du jour ou d'une publicité quelconque, mais elle peut venir à l'appui des pensées qui préoccupaient votre esprit à l'occasion de la revue, et elle sera doublement utile alors puisqu'elle vous convaincra de nouveau de la sympathie de sentiments qui nous unit avec vous.

Agréez, mon cher Colonel, l'assurance de mon dévouement bien sincère.

Le Chef d'état-major général,

Jacqubminot.

Note ri" 2.

Je dois à M. Amand Jacob (de Yillenauxe) communication de la lettre ci-jointe , dont il a bien voulu mettre l'autographe à ma disposition. Cette lettre est d'autant plus intéressante, qu'elle met à nu Vâme de Pépin, qu'elle parle des émeutes de Juin 1832, dans lesquelles l'épicier révolutionnaire fat gravement compromis , et enfin qu'elle est adressée à M. Rieussec qui , trois ans plus tard , devait être une des victimes de l'attentat Fieschi. A ces titres, il m'a paru qu'elle devait être mise sous les yeux du public.

Monsieur Eietisec, lieutenant-colonel de la 8">® légion (i).

A la Conciergerie, 16 juin 1832.

Mon Colonel ,

C'est les larmes aux yeux et le cœur navré que je prant la liberté de vous écrire anouveaux pour vous donner plus de détailles sur mon état et pourquoi l'on a porté un jugement aussi mal fondé sur mon compte.

Dans la mâtiné j'ai été plusieurs fois à la légion pour

(1) On a scrupuleusement respecté Torthographe et la ponctuation.

connaître si il y avait des ordre j'ai consigné mes 2 tambourt soit a la légion ou qui ce rende chez moi, pour être tous prêt aux 1' ordres il pourrons la testé sur le 8'*" 1 /2 le matin jai anouveaux été a la légion ou jai rencontré un adjudant major et M' Voury capit*»* des grenadier nous conyenames de rasembler nos comp**"* dabord de convoquer nos officier sous officier pour avoir plus De monde ce que je fit desuite je prya M' Guitard, Roland et forest de ce rendre chez moi ou court damois ou le point de ralignement était areté par ma comp">* ces messieu pourons vous le dirre ainsi que le serg^ major q/q serg^ et garde nationneau , ausitot rentré chez moi je m'abillet en uniforme pour ce qui étais convenu lorsque des détachement de ligne ariverent pour semer la place en tirant pour dispercer les bandis conmie je revêtais de mon uniforme toute acout ma maison faisant le coin du îg ce trouve asaillie de balles nous nous atames de transporter nos enfants dans les pièces de deriere voyant que les balles venait encore nous atteindre nous sommes hâtes de les descendre dans un profond magasin donnant sur la court du chantier au cheval blanc ou jai parlé a divers persone par une croisse qui venait de ramasser un boullet entre eautre des commis de M'farré davide et M'^Ponceau grenadier, nous étions dans cette position le monde de chez moi et ma famille, nossant bougé de place de peure detre victime enfin le feux paraisait un peux ce suspendre je crois bien faire me présenter en uniforme a la croisse la moins expossé et de madresser a un capit^^^ troupe léger mon chapeau a la mein et de le suplier de ne point tirer et empêcher de tirer sur mon domicile dont nous allons être victimes tous puisque il n'en partais aucun coût les croisses et voilés fermé il me dit de

desendre ce dont je me disposais' afaire des cout part anouyeanx jatendet qae ce fat passé , toute aconp Ton enfonce mes porte acont de crosse a fusil je me présente avec confiance sans sautres armes que mon epé dans son foureau et a cotté l'on me perce de coût de bayonnette me traine dans mon magasin de couleure par les cheveux et sur le planché en me donnant tout espèce de coût grâce a un slieutenant du régiment Léger décoré de Julliette il se précipite sur mes assassins le menacent de sen servir si il me lâchais alinstant grâce et honneur à ce brave 1/2 segonde plus tard cetais finis de moi je désirerais bien quil fut atendu ainsy que le capitaine decorré quil ce trouvais faire face a ma maison (troupe léger) je fut remis entre les mains d*un vieux grenadier pour être protège quelque temps apret arrive M' Bellond serg^ majord de la légion m^ de tabac rue S^ Antoine ce monsieur je ne sais sous quel prétexte ni le motif il me prent me conduit vers un officier supperieur colonel ou gênerai dit que Ion luis a dit que Ton avait tiré de chez mol me promené ledit a divers eautre grand dieu qu'aige fait a ce monsieur pour ma eusses d'une tel barbarie aussi m'ensonger c'est la seul persone que jai trouvé m'accuse et sans luis l'on me laissé libre pour faire cause commune avec eux, c'est luis quil me demanda ma décoration hausse colle et epaulette je vous le repette monsieur le colonel je prant le ciel a témoin de mon innocence faite moi le plaisir de faire faire une enquette dans mon kartier et en face de mon domicile si quelqun dé mes voisin dit avoir vue tirer de ma maison je vouô permet de me chargé au lieux de prandre ma defance ce dont je vous pris si après information inutil v/ me croyez innocent ditte bien je v/ pris tel chose qui

i9e NOTES ETT ÉCLAIRCISSEMENTS.

marriTe a messieurs* les garde nationneaux de notre légion que suis victime d'erreur la plus complette ou de cruelle absurdité pas une once de poudre chez moi pas darme avec lequelle Ton a pu remarqué avoir tirré au surplus me sentant coupable je ne serais point présenté volontiers ainsi que je lai fait a messieui^ \ps militair a l'exemple de ma famille je me serais sové par les derrière de chez moi dans le chantier je ne me serait point non plus présenté a la légion ausitot que Ton ma dit que vous me fesiez demandé jetais en surté chez un ami ou personne ne serait venu me trouver, l'on nous a dit que les chambres doivent sa sembler si M' Niay Député de laine et ministériel mon cousin germain et amis revient a paris sa demeure ord'* est rue des S^ perres faubs S^ Germain 26 ou 28 v/ m'obligerez beaucoup de luis faire dirre de venir me voir qne je trouve aumoins un défenseur a des paraille a acertions et un consolateur puis que je suis sans aucune nouvelle* de ma famille malheureuse me croyant enbandonnée de tous le monde ma seule consolation est que Ton ne me jugera pas pour un republquain chef de plusieurs établissement brreveté de plusieurs inventions une certaine haisiance dont majeur partie gagné a la sueure de mon front par 12 anné d'établissement au même domicilie père de 3 enfants et un neveux orphelin en b^ âges personne aussi bien que moi ne doit être ami de lordre et la tranquilité.

L'on ne macusera pas non plus de carliste décoré de Julliette jamais l'on ne ma vue frecanter ni l'une ni l'eautre que jai en horeure jai un parent a ma fenmie a paris dont l'opinion est équivoque jai toujours évitée de fréquenté ne le voyant pas une fois tous les 2 ans, j'ai toujours voté ministeriellement lors des assemblé

électoral et cette ainsi que je suis soubsonné surtout M' le colonel la seul grâce que je reclame de votre bonté que je ne soit point jugé avant detre entendue est ceux qui connaisse mon caractaire et si je suis ou non coupable.

Adieu monsieur le colonel agrée je vous pris mes salutations les plus distingué

Th" Pépin.

Note n' 3.

• Je crois devoir ajouter à ces notes et éclaircissements une pièce de vers imprimée clandestinement (jui, dans le courant du mois d'avril 1837, fut adressée par la poste au roi et à différents hauts personnages de la politique, de Tadmiilistration et de la magistrature :

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