‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets; (volume 2)Chapitre 129 sur 151 · I.KS VIOI.KS · texte numérisé non relu

I.KS VIOI.KS

llu(|ll«'-^ .1 (''!('' in^l.ill/' sons I;i lonclic ;i nue ('poqiic assez rapmiocImm', iii.iis ;ni di'hiil elle li'rl.iil inonlcUi (|iie (le six cordes en hoviiii, (loiil il('ii\ lilrcs.

ririii (le cli.iniic cl (Ir (1< ►iic<Mii', le SOI! (l(îs violes nV'st pas aussi linihir ni aussi (''ii('i"i4;i(pie (jiic (-(diii des instruments compos.uil le (jnaliKH" iikmIci'ik'. (l(da liciil à ee fjue les (''(•lisses des violes soni en g(''iu''i'al trop (Idevc'es j)ar rapport à la «n'andeur de la caisse de n'^sonance; et aussi h leurs nombreuses eordes, dont le poids l'ait un p(îu reffct d'un (''loulToir sur la lahle.

Dans les violes les mieux proportionnées, comme la viole (Tamour et la « viola a gambe », le son, tout en (''tant fin et péncHranl, ne manque pas d'ampleur. Mais dans le pardessus de viole, dont les éclisses sont démesurément hautes, il est absolument sec et pointu. Du reste, par une anomalie assez difficile à expliquer, les éclisses des petites violes sont en proportion bien plus élevées que celles des grandes vjrdes.

Au xv*" siècle, on voit la viole figurer à la cour de Charles le Téméraire. La chapelle de ce prince était composée de vingt-quatre chantres, chapelains, clercs et demi-chapelains, non compris les enfants de chœur, l'organiste et les joueurs de luth, de viole et de hautbois de sa musique de chambre.

Dans son tableau des No':es de Cana (xvi° siècle), Paul \'éronèse a représenté les fameux peintres vénitiens exécutant un concert. Le Titien y joue de la contrebasse de viole, et Paul Véronèse lui-même y figure jouant de la viole.

Une édition publiée à Venise, en 1615, de l'opéra Orfeo^ de Monteverde, qui fut représenté à la cour de Mantoue

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en 1008, contient la composition détaillée de rorcheslre de cet ouvrage. On y remarque : Df/e contrabassi di viola, dier'i viole a braccio^ due violini picroli alla francese et tre bassi a [jambe.

Les différents instruments qui composaient l'orchestre de Monteverde jouaient toujours alternativement et n'étaient jamais réunis pour former un ensemble. Ainsi, les dieci viole a bmccïo faisaient les ritournelles du récitatif d'Eurydice; l'Espérance était annoncée par une ritournelle des due vioimi piccoli alla francese et d'un clavecin; Proserpine était accompagnée par les tre bassi a ganibe.

Alessandro Romano, chantre de la chapelle du pape Paul III, en 1549, fut surnommé dclla viola à cause de son grand talent sur la viole.

Marco Fratinelli brilla aussi comme violiste à Rome vers la fin du xvf siècle\ Mais il semble qu'à partir de cette époque on négligea un peu la viole en Italie; c'est du moins ce que laisse entendre Maugars, lorsqu'il dit :

« Quant à la viole, il n'y a personne maintenant en Italie qui y excelle, et même elle est fort peu exercée dans Rome : c'est de quoy je me suis fort étonné, veu qu'ils ont eu autrefois un Horatio de Parme qui en a fait merveille et qui en a laissé à la postérité de fort bonnes pièces; et aussi que le père de ce grand Farabosco, Italien, en a apporté le premier l'usage aux Anglois, qui depuis ont surpassé toutes les nations ^ »

Ainsi, Maugars nous apprend non seulement que la viole était quelque peu négligCe en Italie, lorsqu'il y voyagea, en 1639, mais encore que P'arabosco initia les Anglais à la viole, et que ceux-ci devinrent bientôt très habiles sur cet instrument.

Ce furent en effet les violistes anglais qui exécutèrent,

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