‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets; (volume 2)Chapitre 142 sur 151 · I.NS I h IMKNTS A AKCIIi:! hl'i l/n|(|i:NT · texte numérisé non relu

I.NS I h IMKNTS A AKCIIi:! hl'i l/n|(|i:NT

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(•Ih'\ rc.iii. Il r-^l -1 i-('iii;ii(jiirr (jiic plus le l.iinKourin (lu ravaii.i-^li'ou c^l (le i^MMiid (li.imrirc, uioiiis ses bords sont rlovés.

L .ii'(dir| du r,»v;iii.isli'on csl .•ui^>i ju'iiuilir (juc rinslruincid lui UK^iuc, cl l.iil le plus souvciil d'un»' siinjdr linc de h.nnhoii un j»(Mi liiic, ;i chaipic bout (\i\ l.i- <|uoll(' est al lâchée une intxhc de soi(\ nss(^z tondue pour lui doniirr la l'onnc d'un arc.

D'une sonorité sourde el nasillar(l(\ le ravanastron acquiert une certaine intensité de son lorsqu'il est de grand patron, et monté d'une seule corde; mais il faut que celle-ci soit en boyau et assez grosse.

La kemàngeh persane, également connue des Arabes, qui la nomment « kemàngeli a'gouz», est un instrument à archet du môme genre que le précédent; seulement, le tambourin, qui lui sert de caisse de résonance, ressemble à une timbale minuscule, c'est-à-dire que le fond y est plein et de forme arrondie, au lieu d'èlrc ouvert comme dans le ravanastron.

Ordinairement faite avec une noix de coco vidée et coupée p;n- Ir milieu, cette caisse est recouverte d'une peau quelconque, collée sur les bords extérieurs; et comme on ne pourrai! pratiqu(M^ des ouvorlures pour figurer les ouïes, dans celle table de cuir, sans (ju'elle ne risque de se déchirer

LES ANCETRES DU VIOLOiN

jusqu'aux bords, on les a remplacées par des trous percés symélriquement dans le fond, et qui permettent à l'air contenu à l'intérieur de s'échapper chaque fois que la table fait pression en vibrant simultanément avec les cordes.

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KEMANGEH a'gOUZ

La pique en fer, placée au-dessous de la caisse, et perpendiculairement au manche, est utilisée à la fois par le musicien : comme point d'appui, et pour faire tourner la kemângeh de droite à gauche, selon qu'il joue sur l'une ou l'autre des deux cordes; car il a l'habitude, paraît-il, de déplacer l'instrument et non l'archet.

INSTHI'MKNTS A MMIII T Dl-, l/OHIKNT T.l

Ce n'r^l j>;i-> en dessous (lu iii.'inclu', comiiic dans lo rnvanastiNni . (|U(' -<(uil (tl;i('(''('s les ''licvillcs d»' la kcmàri^^di , mais sur \r i'nlr, de llM^Illc (jiir dans 1rs iiisl niiiiciil s ('iiroj)éens inodcnics, <*l il va aussi niic (Hi\ cil iirc, au iinlicu du <diovillri", jKUii' le passade des ('JU'dcs.

Nous riii|trMiil<)iis le dessin icpréscnlaiil un Arabe jouant de la k('in;iii!4<'li a ^ouz •> à \ illolcau, (jui Ta pul)!!/^ sous \r liliM^ d«^ .Idiicur de r}o/on\ A(!crouj)i, le musicien appuie ia j)i(pie à (erre, et tient Tarcliel assez délicatement. D'après la position de Tinstrument, on |)révoit c|u'il le fera tourner, lorsqu'il voudra jouer surTautre corde.

ilai)ituellement, on ne monte cet instrument que de deux cordes; mais il n'y a rien de bien fixe à ce sujet, car il en existe un possédant trois cordes, deux en soie et l'autre en cuivre, dans la collection de M. A. Couesnon. Sa caisse est en bois de mûrier et divisée en tranches avec de l'ivoire. M. Lemaire, général directeur des musiques de S. M. le Schah, qui l'a rapporté de Perse, le nomme « kémantché^ ».

Il est bien évident que le ravanastron et la kemângeh ont emprunté leur caisse de résonance aux instruments à percussion, et qu'ils ne sont en réalité que des tambours augmentés d'un manche et parfois d'une pique.

Le rebab africain et le sarôh de l'Inde procèdent du deuxième type, de celui qui est imité des petites barques et des sabots.

Ici, le corps sonore ne ressemble plus à un instrument à percussion; mais c'est tout de même un tambour, car on y

1. N'ii.i.oTKAU. Descrl/ilinn liishnique, trr/mifpie et lilleraire des iiislrunieu/s de musique des Orientau.r. <lnn> nescvijtiion de VÉgypte, Paris 1809 et années suivnntes, t. II, pi. F. fli;. i.

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