‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets; (volume 2)Chapitre 141 sur 151 · INSTRUMENTS A ARCHET DE L ORIENT · texte numérisé non relu

INSTRUMENTS A ARCHET DE L ORIENT

NoTui<: élude ne serait pas complète si nous ne présentions aussi les instruments à archet de l'Orient, et cela afin de permettre au lecteur de se rendre compte, en les comparant avec ceux de l'Europe que nous venons de décrire, s'ils n'ont pas exercé une influence, aussi petite soit-elle, sur la construction du violon et du violoncelle.

Assez nombreux, ces instruments se résument à deux types principaux: I" les tambourins à manche, imités des tambourins à cordes pincées, qui pullulent en Orient; r ceux dont la forme rappelle des petites barques, ou des sabots, lesquels n'ont généralement pas de manche.

271 LKS ANCÊTHES DU VIOLON

Parmi les premiers, nous Irouvons le ravanastron de l'Inde, dont nous avons déjà longuement parlé dans Vlnlroduclïon de cet ouvrage, et qui passe pour avoir été inventé par Ravana, cinq mille ans avant Tère chrétienne. De Tlnde, il s'est répandu en Chine, où il porte le nom de " r'jeim ».

Celui qui est reproduit ici a été rapporté du Tonkin par le général Bichot, et fait aujourd'hui partie de notre collection particulière.

Monté de deux cordes de soie, il mesure :

Longueur lolale de rinslrument. . o™/i4o Hauteur de la caisse ou tambourin. o°',iio Diamètre du tambourin o™,o55

C'est le ravanastron que les minstrels font entendre dans les Music-Halls sous le nom de violon-chinois, et que le plus souvent ils construisent eux-mêmes, vu sa grande simplicité.

Il ne se compose en effet que d'un tout petit tambourin, fait d'un morceau de bois creusé, et recouvert, à une seule de ses extrémités, par une peau de serpc^nt tendue, qui remplit les fonctions de table d'harmonie. Le manche, tige de bois, carrée dans le haut à l'emplacement des deux chevilles servant à tendre les cordes, est arrondi ensuite jusqu'au tambourin, qu'il traverse de part en part et (ju'il dépasse suffisamment pour qu'on puisse y accrocher les deux cordes, lesquelles passent sur un petit chevalet appuyé sur la peau, qui sert de table. Et c'est tout.

Pour le construire, les indigènes ne suivent aucune règle et se laissent guider par leur fantaisie. Ils se préoccupent fort peu de la quantité d'air que doit contenir la caisse, aussi trouve-t-on des ravanastrons de toutes dimensions, avec des tambourins plus ou moins grands, dont les bords sont près-

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