‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets; (volume 2)Chapitre 147 sur 151 · SG · texte numérisé non relu

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LKS ANCÊTRES DU VIOLON

péenne, nous paraît être une indication, et laisse entendre que l'instrument à archet et à éclisses serait originaire de l'Occident. Gomment expliquer en effet le qualificatif de roumy, donné à cette kemângeh, sinon pour la distinguer des autres, et désigner en même tcimps sa différence de construction et d'origine? Or, roumy, se traduit par chrétien ou plutôt par chien de chrétien. Donc, on peut très bien en conclure, et cela sans crainte de contestation aucune, que cet instrument a été importé en Orient par les chrétiens, et que l'emploi des éclisses, dans les instruments à archet, n'y était pas connu avant son introduction.

Cette (( kemângeh roumy », que nous reproduisons d'après le dessin qu'en a donné Villoteau', est une viole d'amour, possédant six cordes à boyau et six cordes en laiton ; elle tient le milieu, comme proportions, entre le violon et l'alto. Son accord, imité de celui de nos anciennes violes, n'a rien d'oriental, le voici :

Accord des cordes de boyau.

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Accord des cordes de laiton

Toutes les (< kemângeh roumy » de ce modèle ne sont pas de même taille :

«Nous avons vu, ditVilloteau, des kemângeh roumy de plusieurs dimensions, les unes plus grandes ou plus grosses, les autres moins; celles-ci d'une forme qui nous paraissait fort ancienne, et celles-là d'une forme plus moderne; mais nous n'avons pas remarqué qu'on les distinguât les unes des autres par un nom particulier, ni qu'elles fussent accordées différemment'. »

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