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Par suite <Jc l'absence dïxliaiierures sur les côtés de la caisse de l'instrument, pour le passage d(i Tarcliet, l'exécutant touchait au moins deux cordes h la fois; il devenait donc facile de faire entendre sur la vicMe des accords dans le genre de ceux décrits par lïuchaUr, sous le nom d'Organiim ou D'uiphonid.
Il existe de nombreux exemples de viiMes à cinq cordes, en plus de ceux que nous avons déjà donnés, ce qui porte à croire que les instructions de Jérôme de Moravie étaient assez suivies.
Celle, de forme ovale, qui est sur un bas-relief de l'église de Norrey (Calvados), du xiii" siècle, a son cheviller brisé : elle possède un cordier très court, on n'y voit pas de chevalet; une ouverture, pratiquée au milieu de la table audessous des cordes, y figure les ouïes.
Mais on rencontre des vièles ayant un nombre de cordes très variable, tantôt trois, quatre ou six, quelquefois deux seulement. Les instrumentistes les montaient sans doute selon leur besoin ou leur caprice; cependant, la négligence des artistes qui les ont reproduites doit bien y être aussi pour quelque chose.
1. Hucbald ou Hugbaldc, moine de Saint-Aiiiand (Nord), (lui na(iuit vers 840 et mourut en 932, n'est pas seulement célèbre par ses traités de musique. 11 a écrit un poème à la louanefc des chauves — A^.f/logn de Calvis — quW dédia à Charles le Chauve, roi de France, et dont tous les mots commencent par des C.
\ 1 1: L j: ronde a quatre cordes
Portail de la cathédrale Saint-Jean, à Lyon (xiii'^ siècle).
Parmi les anges musiciens qui décorent le grand portail de la cathédrale Saint-Jean, à Lyon, du xin' siècle, il y en a deux qui jouent des viéles montées de (juatre cordes.
Celui qui est tout en haut, h gauche, tient ou plutôt tenait une vicie ronde, car ses deux mains sont brisées. Il ne reste, de Tarchet, que la partie se trouvant au-dessus de rinstrument, et son adhérence empêche de se rendre
compte s'il y a deux ouïes ou simplement un trou rond au-dessous des cordes.
L'autre quiestégalement tout en haut, mais à droite, faisant vis-à-vis au premier, joue d'une grande vièle , en forme de guitare, sans échancrures, qu'il tient ap- |)uyée sur son épaule.
Comme sur l'exemple précédent, les quatre cordes s'y distinguent parfaitement ainsi que le cordier, le chevalet, les chevillesetles deux ouïes taillées en S très allongées, de chaque côté et au milieu de la table.
Sur un vase ou plat à eau émaillé, du xni" siècle, trouvé près de Soissons, qui est maintenant à la Bibliothèque nationale, au cabinet des médailles, et dont Coussemaker a donné un très beau dessin \ sont représentées deux harpes
GRAND V. \ I i: 1. 1: A Q U A T R i: CORDES
P(ii-lail (lo la cathrdrîilo Saiiil-Joaii, à Lyon 'XIII"' siocloj.