Danae dea Mor/s, p, 2i.'j
V I i: I, E OVALE A C I N Q CORDES
Biis-roliof do l'église do Noir.?»
(Calvados), xiii'" siècle.
r.ES ANCÊTUES DU VIOr.ON
son temps avaient commis d'autres altérations que celle-là il les aurait également données, car le mot laïcs lui sert bien certainement à désigner les trouvères et les ménestrels, et ce sont également leurs compositions qu'il nomme chants irrégniiers.
Nous pensons que par cette dernière dénomination l'auteur a voulu désigner, non seulement les chants qui ne se tenaient pas toujours sévèrement dans les limites des tons ecclésiastiques, ceux dans lesquels on employait des notes de passage, des ornements ou fioritures qu'il indique sous les noms de plka, fias et reverberalw; mais aussi les chants qiM avaient une plus grande étendue que les anciens plainschants, et qui, pour cette raison, devaient utiliser une grande partie des ressources qu'offrait la vièle, accordée de la seconde manière, laquelle, ainsi qu'il le laisse entendre semble avoir été réglée tout exprès pour ces chants
Les trois accords différents de la vièle n'étaient pas seulement disposés en vue de jouer des mélodies; mais encore et principalement pour exécuter : « ce qui dans l'art est le plus difficile, le plus solennel et le plus beau », c'est-à-dire des consonances : la quarte, la quinte, l'octave et leure redoublements'.
1. f;ost ,1,. In ,|„e sont vonns les Icrmes dhcanl, cUchoul, donUe chnni Irmle quadruple, „u;ln.s, cl I,.. vori.os qnarter ou gnavloyer, g,a„loi,er, oie.
Diex, ne sa mère nul délit, N'ont en la houche s'elle organe, Ne qu'en un asne s'il requane, En l'orguener ou wesbloier, Ou deschanter ou quintoier.
En la voiz haute, en la voiz clère Force no fait Dicx, no sa mère, Tiex chante bas et rudement, Qu'esooute Diex plus doucement, Ne fait celui qui se cointoie Quant organe ou liant quinloie I.a clère voiz plaisant et bêle.
[Miracles de la Vierge. Gautier de Coissi.