LA VII^LK
slatuls, (Irlivros à la nouvelle corporalioii le môme jour, l'ureiiL enregistrés à la prévolé de Paris, U) ±± octobre \\\\\.
Voici ce document m extenso :
(( A tous ceux (juices lettres verr(jnt Guillaume Germont, «^arde de la prevosté de Paris, salut.
« Sachicnt tuit que nous l'an mcccxlj, le lundi xxij jour d'octobre, veismes bones lelres scellées du sccl de la dicte prevosté contenant cette l'ourme.
« A tous ceux qui ces letres veirent Gille llaquin, garde de la prevosté de Paris, salut.
(( Sachient tuit que vos à la cort du commun des menestreus et menestrelles, jongleurs et jongleresses demourant en la ville de Paris dont les noms sont ci-dessous escrips pour la réformacion du mestier de yceuls et le profit commun de la ville de Paris, avons ordoné et ordenons les poins et articles ci-dessous contenus et esclarcis, lesquiex, les personnes ci-dessous nommées ont tesmoingnié et afermé par leurs seremens estre profitables et valables à leur dit mestier et au dit commun de ladite ville, lesquiex poinz et articles sont tiex.
(( C'est assavoir que d'ore-en-avant nul trompeur de la ville de Paris ne puist alouer à une feste que lui et ses compaignons ne autre jongleur et jongleresse d'autruy mestier qui soint nécessaires pour ce qu'il en va aucuns qui font marchié d'amener nul laboureurs, villeurs, organeurs et autre jongleurs d'autre jonglerie avecq eulx, et puis prennent lesquiex que il veulent dont il ont bon loié et bon courratage et prennent gent qui riens ne sevent et laissent les bons ouvriers, de quoy li peuple et les bonnes genz sont aucunes l'ois déçeus, etainsi le font ou préjudice du mestier et du commun proulit. Car, comment que cens qu'il prenne sachent peu, ne leur font il pas demander mendre salaire et à leur proufit et les tesmoignent autres qu'il ne sont, en décevant les bonnes gens.
94 Li:S ANCKTIIES J)U VIOLON
(( Item^ que se trompeurs ou autres menestreurs ont fait marchié ou promis d'aler à une fesle que il ne la puissent laissier tant comme ycelle feste durra pour autre prendre.
« IlCHi^ que il ne puissent envoier à la Teste à laquelle il sont aloués nul autre persone pour euls se ce n'estoit ou cas de maladie, de prison ou d'autre nécessite.
« Ilcm, que nuls menestreurs ou menestrelles, ne aprentiz quelque il soient ne voissent à-val la ville de Paris pour soy présenter à feste ne à nopces pour euls, ne pour autres et s'il fait ou font le contraire qu'il enchée en l'amende.
« llern^ que nuls menestreurs aprentis qui voist à-val taverne ne puisse louer autrui que luy ne enviter ou amonester, ou faire aucun mençon de son mestier ou dit louage par fait, ne par parole, ne par signe quelque il soit, ne par interprète coustume, se ne sont ses enfans à marier tant seulement ou de ({ui les maris soient aie en estrange pais ou estrange de leurs famés, mais se l'en leur demande aucun ménestrel jongleur pour louer qu'il respondent tant seulement à cens qui les requerront, seigneur, je ne puis alouer autrui que moi mesmes par les ordenances de nostre métier, mais se il vous fault menestreus ou aprentis aies en la rue aus jongleurs, vous en trouvères de bons sanz ce que le dit aprentis qui en sera requis puisse nommer, enseingner, ne présenter aucun parespecial et se li aprentis fait le contraire que ses maistres ou lui soient tenuz de l'amende lequel qu'il plaira miex aus maistres du mestier, et se le maistre ne veult paier l'amende que le vallet aprentis soit bannis du mestier un an et jour de la ville de Paris ou au mains jusques à tant que le maistre ou aprentis aient paie l'amende.
« Ilem>, se aucun vient en la rue aus jongleurs pour louer aucuns jongleurs ou jongleresse et sur le premier qui li demanderrcsappelerapour louer nuls autres ne s^embate en leurs paroles ne ne facent fuers, ne facent faires et ne l'appellent nus autres pour soy présenter ne autrui jusques à tant que li demanderres s'envoit pour louer un autre.